Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 mai 2012

Les valeurs de François Bayrou et celles de la République

François Bayrou a beaucoup parlé de valeurs. La plupart des hommes et femmes politiques évoquent cette notion sans que l’on sache si leurs valeurs sont en accord avec celles du socle républicain.

Regardez cet entretien de François Bayrou avec le Bondy Blog, diffusé par La Chaîne Parlementaire. À 40’, il évoque son ministère de l’Égalité et à 42’, une femme voilée lui pose la question suivante : « Vous pensez que je peux travailler dans la fonction publique ? » Dans cette même vidéo, François Bayrou, qui a été ministre de l’Éducation nationale, aborde également la question des mères voilées qui souhaitent accompagner les sorties scolaires, lesquelles, par définition, font partie du temps scolaire.

Dans Banlieue de la République, Gilles Kepel évoque la campagne pour les élections municipales de 2008 à Clichy-sous-Bois (93). On apprend que « le maire sortant avait dénoncé le comportement de la liste conduite par Mohammed Dine – Modem – qui mélange, sans vergogne, à travers une campagne de terrain, la politique et une appartenance religieuse (…) dont le programme prévoit “d’interdire l’alcool sur le territoire”… et de “fermer la mairie le vendredi” (…) ». Tancé par l’hebdomadaire Marianne (dirigé à l’époque par un candidat MoDem, comme le précise Gilles Kepel), le maire PS Claude Dilain persiste et signe : « J’ai en en effet dénoncé ces comportements et je précise que je suis en capacité d’en apporter la preuve devant une autorité judiciaire si une procédure est engagée. »

Vous pourrez également retrouver sur la Toile des informations relatives au ralliement du judoka Djamel Bouras à François Bayrou. Voici un petit rafraîchissement de mémoire.

« La question à trancher, au fond, c’est de savoir ce qui est le plus important : les valeurs ou le programme », analyse Robert Rochefort, vice-président du MoDem, qui penche pour les valeurs.

Alors, lorsque François Bayrou parle des valeurs, de quelles valeurs parle-t-il au juste ? Ses valeurs se confondent-elles avec celles du socle républicain ? Se confondent-elles avec celles d'une majorité de ses électeurs ? Pas si sûr.

09:17 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags: bayrou |

27 avril 2012

« La gauche contre le réel » d’Élisabeth Lévy

Extrait de la quatrième de couverture : « Mais de tous leurs crimes, le plus grave est de s’obstiner à nommer les choses, même quand elles sont déplaisantes. Ils ne considèrent pas les délinquants comme des victimes et pensent que l’immigration n’est pas seulement une chance pour la France, en particulier pour les derniers arrivés dont elle freine l’intégration, sans parler de l’assimilation. Pour les prêchi-prêcheurs de la “gauche divine” dont parlait Baudrillard, ce refus de repeindre la réalité en rose vaut brevet de crypto-lepénisme : si le peuple pense mal et ne vote pas mieux, c’est parce qu’il a été influencé par ces mauvais coucheurs. Alors les professeurs de vertu dressent la liste des suspects et déclenchent la machine à simplifier, à caricaturer, à dénoncer. Cette alliance de la malveillance et de la niaiserie peut décourager. Ou, au contraire, donner envie de descendre encore dans l’arène pour mener le seul combat qui vaille : celui des idées. »

Et un extrait de La gauche contre le réel : « La liberté, voilà l’ennemi ! Si Voltaire visitait le siècle commençant, il serait estomaqué d’entendre ses héritiers en première ligne réclamer sans relâche que leurs adversaires soient réduits au silence (…) Quelque chose d’autre, dans le climat qui s’est installé dans le débat public, doit nous requérir. Quelque chose qui commence à ressembler à de la peur. En tout cas à de la prudence. C’est vrai mais on ne peut pas le dire. Cette phrase revient fréquemment (…) Que se passe-t-il ? Qu’arrive-t-il ? Que nous arrive-t-il ? (…) Dix ans plus tard, les donneurs de leçons sont toujours là, imperturbables, à peine vieillis. Autour d’eux, le monde est agité de convulsions, mais leurs certitudes sont intactes. Puisque le réel leur déplait, le réel sera frappé d’illégalité (…) Relégués dans des no man’s land qui ne sont ni la ville ni la campagne, en même temps que leurs usines disparaissaient du paysage, ils sont appelés, selon le locuteur, “souchiens”, “beaufs”, “petits blancs” ou “jambon beurre”. Autrefois ils étaient le peuple de gauche. Mais que dire à des électeurs qui, selon une note célèbre de Terra Nova, l’impayable think tank anciennement strauss-kahnien, défendent “le passé et le présent contre le changement” et, plus grave encore, pensent que “la France est de moins en moins la France” ? Rester invisibles, c’est encore ce qu’ils peuvent faire de plus utile. Cette France qui perd ne saurait prétendre incarner la France et encore moins le peuple (…) De proche en proche, l’immigration, le rapport à l’étranger, la notion d’étranger elle-même, en somme tout ce qui se rapporte à la différence et à l’identité, sont interdits de discussion, a fortiori de critique (…) »

Je vous encourage vivement à lire ce livre, et aussi à écouter l’émission de France Culture dans laquelle Élisabeth Lévy a été très récemment invitée. Le terme « invitée » me semble étrange, tant il est en décalage avec la réalité : le tribunal inquisitoire qui s’y est exprimé m’a donné envie de vomir. Ils lui sont tombés dessus à plusieurs pour tenter d’étouffer sa voix en la ridiculisant, en la caricaturant. Heureusement qu’il y avait Brice Couturier, qui tente toujours d’élever le débat.

La France ne va pas crever du fait d’une immigration qui n’aura fait que saisir les opportunités qui lui étaient offertes. Non, elle crèvera du feu roulant d’une partie de ses « élites blanches » qui se sont liguées contre elle depuis trente ans, tentant de réduire au silence tous ceux qui tentaient d’exercer la moindre liberté de pensée et de jugement. Le verbe, relayé sans fin par les médiacrates, a remplacé les armes. C’est pour cela aussi que les Français ont trop tardé à saisir la réalité du drame qui se déroulait pourtant sous leurs yeux. Seul le recul permettra aux historiens de mettre au jour l’intégralité des motivations de ces ligueurs.

10:46 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags: lévy, gauche, immigration |

26 avril 2012

Un épouvantail nommé Pétain

La une du journal l’Humanité juxtapose les photos de Nicolas Sarkozy et du Maréchal Pétain. L’accusation de pétainisme est limpide. La raison de cette ire de l’Humanité ? Nicolas Sarkozy a osé vouloir briser un tabou suprême : le 1er mai appartient à la gauche, et uniquement à la gauche. Que les Français se le disent une fois pour toutes !

Il est intéressant de rappeler qu’en 1981, c’est le leader communiste Georges Marchais qui était accusé de pétainisme par le Parti Socialiste, pour avoir oser évoquer la question du trafic de drogue par des « jeunes » de l’immigration. Eh oui, déjà à cette époque, la vie politique française était prise en otage par les questions d’immigration et d’intégration.

Georges Marchais avait déclaré, dans un meeting tenu en février 1981 à Montigny-lès-Cormeilles, commune du Val-d’Oise, pour soutenir le maire communiste Robert Hue :

« Nous posons les problèmes de l’immigration, ce serait pour utiliser et favoriser le racisme ; nous rechercherions à flatter les plus bas instincts. Nous menons la lutte contre la drogue, ce serait parce que nous ne voulons pas combattre l’alcoolisme apprécié et répandu dans notre clientèle !

Pour la jeunesse, je choisis moi, oui je choisis, l’étude, le sport, la lutte et non la drogue. Alors, comme l’autre jour un dirigeant socialiste, ils crient tous en chœur “pétainisme”. Quelle honte ! Quelle honte ! Quelle idée lamentable se font ces gens-là des travailleurs : bornés, incultes, racistes, alcooliques, brutaux (…) »

10:02 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags: l'humanité, marchais, pétain, sarkozy |

23 avril 2012

La redingote de Napoléon

C’est une très belle exposition que celle qui est actuellement proposée, avec entrée libre, par le musée de la Légion d’honneur qui se situe 2, rue de la Légion d’honneur à Paris (parvis du musée d’Orsay) :

« Du 7 mars au 8 juillet 2012, le musée de la Légion d’honneur retrace dans une exposition événement, l’incroyable aventure de la berline de Napoléon à Waterloo.

Autour du landau en berline de l’empereur, des pièces remarquables ayant appartenu à Napoléon sont présentées : ordres de chevalier, bien sûr, mais aussi des effets plus personnels (chapeau, redingote, chemise, armes), et surtout de très nombreuses pièces d’argenterie signées par Biennais, qui le suivaient toujours dans ses déplacements. Autant de souvenirs qui retracent le mode de vie l’empereur… »

J’ai visité cette remarquable exposition hier après-midi. Ce qui m’a le plus touchée, c’est la fameuse redingote grise que Napoléon semble encore habiter.

Si vous le pouvez, ne ratez pas cette chance unique d’admirer des objets qui sont aujourd’hui, pour la plupart d’entre eux, conservés dans des musées russes et allemands (butin de guerre pris sur le champ de bataille de Waterloo).

18:54 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags: napoléon |