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18 avril 2012

Une époque de propagande

Lorsque l’on évoque la « propagande », on pense presque aussitôt au régime nazi ou au Soviet suprême. On ne voit pas, ou on ne veut pas voir, que depuis plus de trente ans nous sommes soumis à un régime médiatique qui relève de la propagande. Dans ces conditions, parmi les Français qui iront voter s’en trouveront beaucoup qui ne pensent plus par eux-mêmes. Ils sont prisonniers de la pensée unique qui a tout fait pour détruire l’héritage français. Ils ont perdu leur liberté de pensée et de jugement.

Voici ce que j’écrivais dans mon dernier ouvrage, Immigration, intégration: le langage de vérité :

« Ces médias qui entravent le fonctionnement de la démocratie

Même si Internet prend une ampleur croissante dans l’information des citoyens, les médias traditionnels demeurent (encore) les véritables faiseurs de rois. En s’appliquant à sélectionner très soigneusement les idées, les personnes et les personnalités qu’ils souhaitent voir promues, les médias modèlent constamment l’opinion publique. Les médiacrates s’emploient à l’orienter. Ils la représentent à leur guise, à longueur de pages et d’heures d’émissions, ce qui contribue à la façonner (…)

Il suffit d’observer la vie politico-médiatique de ces trente dernières années – ne serait-ce qu’à l’échelle de la dernière décennie, la chose est frappante – pour saisir l’ampleur de la régression démocratique. Les médias sont devenus de redoutables filtres actifs. Ils détiennent un droit de vie ou de mort sur les signaux émis par les élites politiques, et donc sur ces élites elles-mêmes. Ces dernières l’ont d’ailleurs intégré dans leur stratégie d’action et de communication. Voilà un poison qui paralyse l’action politique (…)

La pensée libre est bâillonnée au profit de la parole de ceux qui, par ignorance ou par calcul, œuvrent à affaiblir la cohésion nationale. N’est-ce pas plus sensationnel qu’une analyse subtile ? L’opinion publique est prise en otage par une presse qui se fait le porte-voix des diviseurs, et aussi d’hommes politiques qui, de crainte de rater un train, s’engouffrent dans la dernière tendance, celle du communautarisme. Pas un jour ne passe sans que de nombreux médias n’apportent leur aide aux communautaristes, ceux pour qui la France doit être mise en accusation et se repentir. La plupart des médias offrent bien plus souvent, et plus facilement, une tribune à ceux qui font la propagande de la “diversité” et travaillent à la communautarisation de notre société, qu’à ceux qui défendent le modèle républicain français (…)

Sur la question de l’intégration, les médias s’appliquent à décourager toute évocation de l’existence et de la réalité d’une identité française. À leurs yeux, seuls les étrangers ont le droit de posséder une identité et de l’affirmer. Les Français qui tentent d’évoquer la leur sont, quant à eux, immédiatement accusés de racisme et de xénophobie. Le parti pris contre les idéaux qui symbolisent l’identité du peuple français est évident. Quel sinistre paradoxe que d’utiliser le concept de “diversité” pour tenter d’étouffer l’âme de la France, et celui de “minorités visibles” pour vampiriser l’universel. Cette manipulation des foules, à laquelle se livrent bien des intellectuels et animateurs de shows médiatiques, est un jeu dangereux, car elle provoque une crispation de la société française qui peut déclencher, à terme, un rejet viscéral de tout ce qui est d’origine maghrébine ou africaine.

À la suite d’associations qui se sont donné pour mission de lutter contre le prétendu racisme des Français, les médias ont créé un climat qui pèse très lourd sur notre société. Ils ont coulé une chape de plomb sur la liberté d’expression dans la société française. Les Français ne doivent plus se laisser impressionner par les “ayatollahs de la pensée unique”, ceux qui, depuis plusieurs décennies, utilisent le terme “raciste” comme une arme atomique dans le but de dissuader toute liberté de pensée et de jugement de s’exercer en France (…) »

Je n’ai aujourd’hui qu’un seul message : Français, recouvrez votre liberté ; faites la démonstration que vous êtes encore un peuple libre, que vous n’êtes pas un peuple soumis !

14:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags: liberté |

15 avril 2012

« François Hollande, si Allah le veut »

C’est ce qui est exprimé dans la vidéo ci-dessous (1’13 et 2’19). En arabe, inch’Allah signifie « si Allah le veut ». Il est dangereux, pour une République qui a instauré la séparation des Églises et de l’État et surtout une hiérarchie entre les deux, qu’un candidat soit porté par un tel message.

François Hollande ne peut ignorer l’existence de cette vidéo qui est relayée par sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem sur son blog, assortie de ce commentaire : « Transition parfaite entre la fin du festival L’Original Hip Hop à Lyon, et la campagne présidentielle à j-11, c’est à dire à l’heure de la mobilisation générale, et notamment des jeunes… ce très beau clip par 2H12 CREW. Quel talent! Merci à eux! »

J’ai été indignée par les propos de François Hollande (2’34), s’adressant aux populations de l’immigration que cible ce clip, afin de les inciter à aller voter ; voter pour lui, bien sûr. Différentes études, dont celle de Terra Nova, ont en effet déjà mis en évidence le fait que les migrants extra-européens et leurs descendants, lorsqu’ils se rendaient aux urnes, votaient massivement pour la gauche, ce que Ségolène Royal a pu vérifier aux élections présidentielles de 2007.

François Hollande : « Les quartiers, les cités, sont une chance pour la République. Ne sous-estimez pas la force de votre décision. Avec le suffrage universel une voix en vaut une autre, et si certains sont plus riches que vous, vous, vous êtes plus nombreux qu’eux. » Ce qui est grave, c’est le clivage qu’il met en scène de façon subliminale : votez pour moi contre le vote des Français de souche européenne. Car nous savons très bien ce que signifient désormais dans la bouche des politiques « cités », « quartiers », « banlieues »…

Étrange conception de la démocratie que celle de François Hollande : la démocratie par le ventre !

Les propos de François Hollande méritent d’être dénoncés. C’est ce que je fais ici et c’est ce que tout citoyen devrait s’appliquer à faire.

 

 

18:21 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (70) | Tags: hollande |

07 avril 2012

Les Orientales de Victor Hugo

Jeudi, à Sciences Po, la candidate des Verts s’est livrée à une attaque en règle contre notre laïcité, au travers de la question du voile :

« Éva Joly, candidate d’Europe Écologie-Les Verts à la présidentielle, a estimé jeudi au cours d’un forum organisé par le magazine “Elle” à Sciences Po qu’“on ne doit pas mettre la laïcité partout”. “On peut mettre (la laïcité) dans tout ce qui est services publics, à l’école, on vient de la mettre pour les sorties en car, mais personnellement j’ai le souci de l’intégration de ces femmes, je trouve que c’est une double peine”, a affirmé Mme Joly, interrogée sur une proposition de loi controversée déposée au Sénat, qui prétend appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, et sur l’affaire de la crèche Baby Loup.  »

Ça ne fera de mal à personne, et notamment pas aux verts ni à leurs camarades du Parti Socialiste avec lesquels ils pourraient bientôt gouverner, que de lire ou relire Les Orientales de notre Victor Hugo national. C’était en 1828, et ça n’a malheureusement pas pris une ride. Il suffit de voir la vitesse avec laquelle ce voile prolifère sous nos latitudes pour comprendre que c’est la pression, et parfois la terreur, exercées sur des femmes incapables de s’émanciper qui sont ici à l’œuvre.

La capitulation de certains de nos politiques et de nombre de nos “intellectuels” doit être combattue comme l’a été autrefois la capitulation du Maréchal Pétain. Nous le voyons, l’Histoire n’est qu’un éternel et parfois pitoyable recommencement. Certes, les acteurs ont changé, les pièces ne sont plus les mêmes sur l’échiquier, mais les raisons profondes qui rendent possible l'avènement du chaos restent les mêmes. L’avertissement lancé par Benjamin Franklin le 11 novembre 1755 n’a jamais perdu de sa pertinence, et n’en perdra jamais. Il s’appliquait parfaitement à l’esprit munichois, et s’applique parfaitement à notre époque qui s’apparente à bien des égards à cette funeste période : « Qui préfère la sécurité à la liberté aura tôt fait de perdre les deux ».

Le Voile
Victor Hugo, Les Orientales
1er septembre 1828
La sœur :
Qu’avez-vous, qu’avez-vous, mes frères ?
Vous baissez des fronts soucieux.
Comme des lampes funéraires,
Vos regards brillent dans vos yeux.
Vos ceintures sont déchirées.
Déjà trois fois, hors de l’étui,
Sous vos doigts, à demi tirées,
Les lames des poignards ont lui.
Le frère aîné :
N’avez-vous pas levé votre voile aujourd’hui ?
La sœur :
Je revenais du bain, mes frères,
Seigneurs, du bain je revenais,
Cachée aux regards téméraires
Des giaours et des albanais.
En passant près de la mosquée
Dans mon palanquin recouvert,
L’air de midi m’a suffoquée :
Mon voile un instant s’est ouvert.
Le second frère :
Un homme alors passait ? Un homme en caftan vert ?
La sœur :
Oui… peut-être… mais son audace
N’a point vu mes traits dévoilés…
Mais vous vous parlez à voix basse,
À voix basse vous vous parlez.
Vous faut-il du sang ? Sur votre âme,
Mes frères, il n’a pu me voir.
Grâce ! Tuerez-vous une femme,
Faible et nue en votre pouvoir ?
Le troisième frère :
Le soleil était rouge à son coucher ce soir.
La sœur :
Grâce ! Qu’ai-je fait ? Grâce ! Grâce !
Dieu ! Quatre poignards dans mon flanc !
Ah ! par vos genoux que j’embrasse…
Ô mon voile ! Ô mon voile blanc !
Ne fuyez pas mes mains qui saignent,
Mes frères, soutenez mes pas !
Car sur mes regards qui s’éteignent
S’étend un voile de trépas.
le quatrième frère :
C’en est un que du moins tu ne lèveras pas !
09:05 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags: joly, socialistes, hugo, voile, orientales |

13 mars 2012

La refonte du code de la nationalité

Au vu des promesses de respect de l’identité nationale, thème qui l’a fait élire en 2007 – et certainement pas celui du « travailler plus pour gagner plus » comme les médias se sont plu à le répéter en boucle –, on était en droit d’attendre parmi les premières réformes du Président Nicolas Sarkozy la refonte du code de la nationalité, pour donner un coup d’arrêt à la déconnexion croissante entre identité et papiers d’identité. Or le Président Nicolas Sarkozy n’a rien fait de significatif sur ce sujet, pourtant l’un des rares où il n’existe aucune possibilité pour Bruxelles de venir nous casser les pieds. Le rapport de la mission parlementaire sur la nationalité pilotée par le député Claude Goasguen a même été enterré sans autre forme de procès (juin 2011).

Or voici qu’aujourd’hui, contre toute attente, c’est à propos des exilés fiscaux que le candidat Nicolas Sarkozy et sa porte-parole abordent la question de la nationalité : « Pour le président-candidat, il n’est pas acceptable que certains continuent de bénéficier des avantages de la nationalité française sans verser un sou au fisc. “Je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient désormais liées”. »
Nathalie Kosciusko-Morizet va jusqu’à suggèrer qu’ils pourraient perdre la nationalité française. Elle qui a tant de mal avec toutes les questions qui touchent de près ou de loin à l’identité nationale se sent ici bien plus à son aise : « S’il ne paie pas, [l’exilé fiscal] est poursuivi par le fisc. (…) En revanche, s’il veut échapper à la mesure, il est bien sûr libre de prendre une autre nationalité. »

Je suis indignée par ce que je considère comme de la pure démagogie. Nous savons que les Français sont inquiets, non pas de la poignée d’exilés fiscaux dont personne ne nous donne le montant réel du manque à gagner fiscal qu’ils représentent, mais des conséquences sur la cohésion de la nation d’un code de la nationalité rendu obsolète par la mondialisation, la liberté de circulation, l’évolution des télécommunications et du coût du transport aérien, sans compter le phénomène des diasporas que j’ai déjà eu maintes fois l’occasion d’aborder. Les Français sont également inquiets de la possible implosion d’un système de protection sociale qui a fait de la France l’une des destinations privilégiées pour les pauvres de la planète. La ruée vers la France des Tunisiens qui avaient reçu un permis de séjour des autorités italiennes après avoir fui leur pays lors d’évènements récents, en avait donné une magistrale démonstration. Or, sur tous ces sujets, ainsi que sur le coût de l’immigration-intégration – le fameux tonneau des Danaïdes –, les deux partis de gouvernement ont manifestement décidé de ne rien faire, ou si peu que je ne souhaite même pas l’évoquer tant cela frise le ridicule au regard des enjeux.

Comme beaucoup de nos concitoyens, je me sens prisonnière, privée du choix de notre destin collectif, réduite à tenter d’identifier qui sera potentiellement le moins dangereux pour notre pays selon la conséquence de ses actions sur le moyen et long terme, et non pas qui sera le plus à même de nous garantir enfin un projet de société digne de ce nom.

11:32 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags: nationalité, sarkozy, kosciusko-morizet |