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février 2008 | Page d’accueil | avril 2008

26 mars 2008

Liberté, Égalité, Fraternité : oui, mais lesquelles ?

Suite au commentaire de Stéphane : concernant le yacht, la dernière fois que j’ai pris le bateau, c’était il y a quelques années. J’ai eu un sacré mal de mer. Je ne sais pas si je retenterai l’expérience de sitôt ! Plaisanterie mise à part, voici en guise de réponse un extrait de l’entretien que j’avais accordé à Jeune Afrique :

« Parce qu’elle met en garde contre les dangers des mesures qui menacent la cohésion sociale, Malika Sorel est souvent sollicitée pour un engagement politique qu’elle a jusqu’à présent repoussé. “Je voudrais éviter d’être instrumentalisée, comme c’est actuellement la mode à Paris. Je n’ai aucune ambition personnelle, je souhaite simplement servir l’intérêt général, […] en travaillant avec des personnalités qui m’apparaîtront en mesure de pacifier les relations entre les uns et les autres. »

Le commentaire que vous évoquez, cher Stéphane, est très intéressant. Il va dans le même sens que des publications de mouvements communautaristes, qui montrent qu’une proportion non négligeable de migrants des dernières vagues ne sont habités d’aucune volonté d’appartenir à une autre communauté que celle de leurs ancêtres biologiques. C’est leur droit le plus absolu, mais c’est là que nous constatons combien le droit du sol est fâcheux, pour ne pas dire davantage. Votre commentaire rejoint également les articles de la presse anglo-saxonne auxquels Raph faisait allusion dans un précédent commentaire. Tout cela ne fait que mettre davantage en lumière la justesse des analyses de mon livre. Croyez-moi, je le dis dénuée de tout sentiment de fierté, mais plutôt habitée d’une grande tristesse teintée d’inquiétude car j’aurais préféré, pour la France, qu’il en fût autrement.

Les Français avaient déjà, depuis fort longtemps, l’intuition que l’intégration avait bel et bien échoué pour un très grand nombre d’enfants issus de l’immigration. Même en naissant sur le sol français, et n’ayant parfois jamais connu d’autre société que la société française, ces derniers se vivent et se pensent en effet comme membres de la communauté d’origine de leurs ascendants, et nullement comme membres de la communauté française, et soucieux à ce titre du destin de la France. Éduqués dans des environnements familiaux au fonctionnement tribal qui n’attachent quasiment aucune importance à la liberté de l’individu, ils apprennent, dès le plus jeune âge, à considérer que tous ceux qui sont nés au sein de leur tribu (« droit du sang »), non seulement leur appartiennent, mais ne peuvent, de ce fait, que s’inscrire dans une logique d’opposition à tous ceux qui ne sont pas estampillés membres de la même tribu. La Liberté, telle que les Européens la conçoivent depuis maintenant plusieurs siècles, n’a guère de sens pour eux. Dans ces communautés, l’identité n’est pas dynamique ; elle est figée… avec les conséquences que l’on sait.

En janvier dernier, en plein débat sur la possibilité d’élire un président Noir aux États-Unis, il fut rappelé que Bill Clinton avait été qualifié il y a quelques années, pour les actions qu’il avait menées en faveur des Noirs, de « premier président Noir ». Ce à quoi Barack Obama rétorqua : “I would have to investigate more Bill’s dancing abilities and some of this other stuff before I accurately judged whether he was, in fact, a brother.” Barack Obama, qui aspire à diriger les États-Unis, sous-entendait, avec sa métaphore, qu’un Noir était nécessairement son frère, tandis que ce n’était pas le cas de tous les Blancs. Imaginez le tollé si Hillary Clinton ou John Mc Cain avaient osé évoquer une fraternité Blanche… Barack Obama fut notamment formé par le pasteur Jeremiah Wright qui, bien qu’Américain, préfèrerait entendre dire « que Dieu maudisse l’Amérique » plutôt que « Dieu bénisse l’Amérique ». Une majorité de Noirs américains refusent qu’on les qualifie d’Américains, et préfèrent la dénomination « African-Américan »…

Je l’ai écrit dans « Le puzzle de l’intégration » : la Fraternité, au sens où l’entendent les peuples européens, n’est pas du tout universelle. Barack Obama l’illustre en substance. De même, les valeurs « Liberté » et « Égalité » de la devise républicaine ne revêtent absolument pas la même signification pour tous les peuples. C’est la raison pour laquelle il faut veiller à ne jamais accorder, à ceux qui n’ont pas été éduqués dans un univers familial imprégné de ces valeurs si chères au peuple français, quelque intérêt que ce soit à se replier encore davantage sur leurs « tribus ». Si cette monumentale erreur était commise et que notre société se retrouvait officiellement clivée par la reconnaissance de la « diversité », alors il n’y aurait plus aucun espoir que les enfants issus de l’immigration s’imprègnent un jour des valeurs fondamentales de la société française. Quid alors de la paix civile ?

Le cas des États-Unis est un remarquable exemple de modèle à fuir. Bien que Noirs et Blancs y partagent de nombreuses valeurs fondamentales, basées sur une même culture (ce qui participe à les protéger d’affrontements intercommunautaires), ils ne parviennent toujours pas à se penser autrement qu’en Noirs et Blancs. Quoi de plus normal, puisque ce n’est que la conséquence du clivage entretenu par la discrimination positive (rebaptisée en France « respect de la diversité »). Ces dernières semaines, nos journaux ont largement évoqué l’apparition de la question raciale dans la campagne présidentielle américaine ; mais à ma connaissance, aucun journaliste n’a tenté de pousser l’analyse sur ce point. Pire, certains, dans un même papier, dénonçaient le clivage de la société américaine tout en appelant notre classe politique à tenir compte de l’origine ethnique ou raciale dans la composition des équipes. Cela n’aura pas échappé au Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui souhaite profiter de sa tentative de sauvetage du rapport Attali pour y ajouter en prime la question de la diversité. En effet, dans la liste des inepties du rapport Attali, il manquait bien celle-là !!!

Nous vivons une époque paradoxale, où les savoirs sont largement répandus dans les sociétés dites « développées », et où pourtant la misère est immense dans de nombreux domaines sur le plan de la cohérence des idées.

15:45 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags: discrimination positive, intégration, droit du sol, obama, copé |

21 mars 2008

Tangue navire, tangue…

Extrait du Puzzle de l’intégration : « Parmi ceux qui votent, beaucoup estiment n’avoir pas d’autre choix que de faire tanguer le navire France à chaque élection, éjectant ainsi par le jeu de l’alternance ceux qui détiennent le pouvoir. Ce “jeu” est dangereux, et il ne faudrait pas qu’il fasse un jour chavirer le navire ! »

Malgré les apparences, la gauche n’a pas gagné les dernières élections ; c’est la droite qui a reçu un avertissement, plus que sévère. Une droite boudée par son électorat : le taux d’abstention a atteint un niveau inégalé depuis 1959. Aux optimistes béats, convaincus, vu le taux de participation à la dernière présidentielle, que les Français avaient renoué avec la confiance en leur personnel politique, les présentes élections viennent d’apporter un démenti cinglant.

La situation de la France devient de plus en plus dangereuse car, sans espoir d’une alternative politique crédible à laquelle confier la conduite de son destin, l’étape suivante pourrait bien voir le peuple français, très au fait de la réalité des défis qui se posent à lui, en venir à la moindre étincelle à mettre le feu aux poudres. La nette dégradation des conditions économiques pourrait constituer le détonateur. D’autant que la classe politique, appliquée depuis vingt-cinq ans à niveler par le bas le niveau d’enseignement et obnubilée par la question des banlieues, a magistralement négligé la création de nouvelles perspectives de développement économiques. Or, la capacité d’innovation qui permet de garder une longueur d’avance se prépare très en amont.

L’électorat n’aura pas été abusé bien longtemps. Appâté par l’odeur alléchante d’un discours déterminé aux accents populistes sur l’identité nationale, il avait accouru, nourri du fol espoir que son profond malaise avait été entendu, et surtout convenablement décrypté. Il s’est rapidement aperçu que la droite, pas plus que la gauche, ne semblait vouloir s’atteler à traiter de manière responsable ces problèmes essentiels pour l’avenir de la société française. L’élection présidentielle s’est jouée sur le thème de l’identité nationale, et je ne doute pas un seul instant que les historiens l’écriront un jour. Ce sujet est central, car il participe à engendrer malaise, peur et perte de confiance ; cela empêche les Français de regarder vers l’avenir avec courage.

Au travers de la réflexion sur l’identité nationale se pose la question du choix du projet de société pour la France de demain. C’est la raison pour laquelle un des chapitres du Puzzle de l’intégration s’intitule « Deux identités, deux projets de société ». Je tiens à préciser que je fais ici référence à des projets assis sur des valeurs philosophiques, et non pas sur des considérations de peuplement racial ou ethnique. Il n’est, d’autre part, nullement question d’opérer quelque hiérarchie que ce soit entre différentes identités. Chaque peuple a droit au respect, sur son territoire, de son identité propre ; une identité qui est, bien entendu, dynamique, mais qui ne saurait évoluer au corps défendant du peuple lui-même. Sur ce thème, l’Histoire nous fournit de sages démonstrations et d’utiles avertissements, mais les hommes retiennent-ils les leçons de l’Histoire ? Focalisés sur le passé, ils sont bien trop souvent aveugles au présent. L’éternel recommencement des tragédies en témoigne.

Le repli des Français sur eux-mêmes, lié à l’angoisse générée par ce qui leur est donné d’observer ou de vivre au quotidien, est une réalité. Ce repli est pour l’instant silencieux, mais il ne le restera pas pendant encore des décennies, étant donné que notre classe politique s’emploie à des actions contre-productives qui enveniment de surcroît les relations sur le terrain, telles que les politiques préférentielles ou encore l’obligation pour chaque commune d’accepter un quota de logements sociaux, interprété par les Français comme la promesse de voir fleurir un jour au pas de leurs portes des émeutes de « jeunes » issus de l’immigration.

Certains sujets sont extrêmement complexes à décrypter, et les solutions à mettre en œuvre ne peuvent produire de résultats instantanés. Dans ces conditions, notre société court le danger qu’un programme à la Jean-Marie Le Pen, fondé sur le repli sur soi et la haine d’autrui, ne soit un jour soutenu, en silence, par une majorité. Seuls ceux qui vivent à l’abri des palais dorés peuvent penser que le lepénisme est mort. Non seulement il ne l’est pas, mais tel la poussière dans « Cent ans de solitude », il s’est infiltré par tous les interstices, pour la simple raison qu’il offre le leurre d’une réponse à effet immédiat à des Français déboussolés par une grave crise de confiance ; à des Français également effarés par l’incohérence de leurs « élites » politiques, journalistiques et intellectuelles, qui dans le même temps vont s’offusquer de certains événements à travers le monde, et les taire ou les applaudir lorsqu’ils se produisent dans l’Hexagone, allant parfois jusqu’à les saluer comme autant de manifestations de l’avènement d’une société multiculturelle…

Mon inquiétude ? Que le contexte économique se dégrade fortement. Il est alors à craindre que « l’étranger », ou celui qu’on identifie comme tel, ne devienne le bouc émissaire ou le souffre-douleur.

Je forme un vœu : que la gifle que vient indiscutablement de recevoir le Président de la République le pousse à s’assagir, et à renonçer à tout ce qui participera à éloigner encore un peu plus les enfants issus de l’immigration de l’insertion dans la société française, pour ne pas rapprocher un peu plus la France de tensions civiles dramatiques. Nicolas Sarkozy doit donc renoncer à la mise en danger de la laïcité, à la discrimination positive, à l’inscription de la diversité dans le préambule de la Constitution, à la refonte stérile de la justice des mineurs… J’espère, pour le bien de la France, qu’il choisira d’emprunter la voie de la cohérence.

00:25 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags: sarkozy, identité, discrimination positive, banlieues |

13 mars 2008

Un épouvantail bien commode, mais très lourd de conséquences...

Les élections sont arrivées, la droite est en difficulté, et comme par enchantement revoilà le sujet de l’immigration-insertion-intégration, qui tente de se rappeler au bon souvenir des électeurs. Christian Estrosi évoque le code de la nationalité ; Nicolas Sarkozy s’invite à Toulon pour évoquer l’immigration et l’intégration. Ne manquent plus à ce tableau que les images de voitures brûlées aux journaux de 20h. Combien d’élections à raviver les tensions, à exacerber les passions, à stigmatiser, à créer de la souffrance parmi les Français issus de l’immigration, mais aussi parmi les Français de souche ? Combien d’élections à tenter de vendanger « les raisins de la colère » ?

Depuis trente ans, un sujet essentiel pour l’avenir de la France est exploité lors des échéances électorales dans le seul but – inutile de jouer les innocents – d’influencer le vote d’électeurs effrayés. Et ensuite ? Ensuite, rien : électroencéphalogramme plat. Au lendemain de chaque élection, notre pays retourne à ces problèmes qui enflent, enflent et qui, sans sursaut rapide, finiront un jour par faire sortir le fleuve France de son lit. Au vu des défis considérables que la France doit à présent affronter et relever, tous nos partis politiques, sans faire de jaloux, méritent un carton rouge. Bien sûr, quelques voix politiques s’élèvent parfois çà et là pour tenter de délivrer un message cohérent ; mais elles sont encore bien trop isolées, et leur message n’est pas toujours aisé à déchiffrer par une population que certains discours faciles d’accès, aux accents un peu trop populistes, ont rendue quelque peu paresseuse.

Ce qui me préoccupe le plus, c’est le cancer de l’ignorance qui semble ronger notre classe politique, entre les mains de laquelle réside pourtant le destin de la France. Ignorance insupportable et incompréhensible de la réalité des causes profondes de l’échec de l’intégration. Ignorance qui a divisé la France en bourreaux et victimes ; ignorance qui a poussé notre système éducatif dans un coma profond, dont les enfants issus de l’immigration paient aujourd’hui le plus lourd tribut, et la France aussi par conséquent ; ignorance qui pousse Valérie Pécresse à s’employer à aggraver la situation, en introduisant la discrimination positive dans l’enseignement supérieur (commission Wieviorka) ; ignorance qui pousse à l’importation de modèles de société qui ont pourtant échoué (comme l’« accommodement raisonnable » canadien, ou la segmentation du corps social par des politiques préférentielles comme aux États-Unis ou en Inde) ; ignorance de la souffrance de nombreux enfants issus de l’immigration, otages d’une dissonance identitaire ; ignorance qui pousse la France sur un chemin qui lui sera fatal, celui de l’inscription de la « diversité » dans le préambule de sa Constitution. Je vous renvoie à la lecture du Puzzle de l’intégration pour saisir la relation de cause à effet.

Aujourd’hui, le dernier témoin de la Grande Guerre nous a quittés. C’est l’occasion pour le peuple français de regarder, mais aussi d’analyser son passé, et de se rappeler que ni la paix, ni la liberté ne sont jamais acquises pour l’éternité, et que pour cette raison elles doivent faire l’objet d’une vigilance et d’un esprit de responsabilité chaque jour renouvelés.

Loin de leur venir en aide, ceux qui utilisent le sujet de l’immigration-insertion-intégration comme épouvantail desservent les Français dans leur ensemble. Ils empêchent en effet l’installation du climat apaisé et serein qui aiderait au traitement sage d’un sujet très sensible, car porteur de grande souffrance.

18:15 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags: élection, immigration, sarkozy, estrosi |

04 mars 2008

Gérer la France à temps partiel, est-ce vraiment sérieux ?

La France peut-elle continuer à s’offrir le luxe d’être gérée à temps partiel ? C’est sa situation économique et sociale qui nous en donne la réponse.

Extrait du Puzzle de l’intégration : « L’accumulation de fonctions et d’honneurs ne laisse plus à nos élus le temps de réfléchir à ce pourquoi nous les avons élus. C’est la raison pour laquelle ils vont chercher dans d’autres pays des recettes ou du “prêt à poser”, souvent sans même se demander si elles sont compatibles avec l’héritage culturel et social des Français. Rares sont les citoyens qui croient qu’il puisse être possible, vu la complexité des sujets à traiter, à une seule et même personne d’assumer de manière satisfaisante plusieurs responsabilités simultanément. De plus, une trop grande concentration des pouvoirs entre les mains de trop peu de gens les rend superpuissants, de cette superpuissance qui fait peur, lie les langues et fait grossir les rangs des courtisans. »

Lors d’un récent déplacement à Périgueux dans le cadre de sa campagne municipale, le ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos s’est laissé aller à la confidence. Il a assuré les Pétrocoriens de sa présence régulière à leurs côtés, puisqu’il n’était, selon ses dires, à son ministère que « 2 à 3 jours par semaine ». Peut-il être réellement efficace en exerçant un temps si partiel à la tête d’un ministère qui a en charge l’avenir de la France, puisqu’il prépare les générations futures ? Depuis sa nomination, Xavier Darcos s’est surtout illustré en reprenant à son compte des mesures déjà annoncées et programmées par son prédécesseur Gilles de Robien…

Près des deux tiers des membres du gouvernement sont candidats aux élections municipales. Même le Premier d’entre eux s’y présente. À croire que Matignon lui laisserait encore des ressources cérébrales et de l’énergie physique disponibles. Il est vrai que la situation économique et sociale de la France est si belle et si paisible, et qu’un avenir radieux est déjà assuré…

Rien ne saurait donc détourner nos dirigeants de la recherche de la gloire du mandat électif, pas même les résultats de leur gestion, pourtant sans appel. Seule Valérie Pécresse a renoncé à se présenter à Versailles, arguant que son ministère exigeait de sa part concentration et investissement. Merci Madame Pécresse, de venir nous rappeler la nécessité d’un minimum de sérieux dans l’engagement.

Les Français se sont laissés piéger par la règle d’un suffrage qui serait devenu une onction, règle colportée précisément par ceux qui se pensent surnaturellement si efficaces qu’ils osent encore et toujours cumuler. La confrontation au suffrage universel est-elle une condition nécessaire pour rendre l’homme ou la femme politique pertinent, sérieux et efficace ? Si tel était le cas, alors la France se porterait à merveille.

Peut-on espérer que ceux qui cumulent des charges importantes s’assagiront un jour d’eux-mêmes, et se résoudront à exercer leur fonction à temps complet avec le niveau d’investissement que devrait spontanément leur commander le service de la France et des Français ? Je ne le crois pas une seule seconde. Ce sont véritablement les électeurs qui détiennent la solution. Ces derniers ont compris depuis fort longtemps que le cumul était à l’origine de beaucoup de leurs misères. Tant qu’ils ne se résoudront pas à émettre un signal fort et sans équivoque à leur classe politique, en sanctionnant très sévèrement les candidats au cumul déjà en charge d’une mission exigeante au service de la France, le cumul continuera d’opérer ses ravages, pour le plus grand malheur des électeurs eux-mêmes.

11:15 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags: municipales, cumul, mandat, darcos, fillon, pécresse |