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07 novembre 2019

Communautarisme : vers un point de non-retour ?

Le propos du Président Macron est sans ambiguïté : « quand on éduque nos enfants, on demande qu’il n’y ait pas de signe religieux ostentatoire ». Le problème est simple : soit les sorties scolaires font partie de la scolarité et sont un temps où « on éduque nos enfants », auquel cas « on demande qu’il n’y ait pas de signe religieux ostentatoire ». Soit elles n’en font pas partie, alors elles n’ont strictement rien à faire dans ce temps-là.

Mais s‘agit-il seulement d’une question de laïcité ? Comme l’a précisé Tahar Ben Jelloun sur France Culture : « le corps de la femme est le principal objet de fixation chez certains musulmans, qu’ils soient chiites ou sunnites. C’est pour cela qu’on cherche à ce que le corps des femmes ne s’exprime pas, qu’il ne se dévoile pas, qu’il ne soit pas libre. Alors, on le cache. » En 1954, la première demande formulée à Gamal Abdel Nasser par les Frères musulmans fut de voiler les femmes. Inimaginable pour le progressiste Nasser ! Emmanuel Macron s’interroge : « Mais pourquoi cela nous insécurise, ce voile ? C’est que ça n’est pas conforme à la civilité qu’il y a dans notre pays. C’est-à-dire aux rapports qu’il y a entre les hommes et les femmes dans notre pays. Nous sommes attachés, et ça c’est très républicain, c’est même révolutionnaire, à cette égalité entre l’homme et la femme. » Le problème que soulève le couvrement des femmes est loin d’être anecdotique, en ce qu’il dessine le projet de société et l’éthique qui le sous-tend.

Depuis trente ans, les pressions pour le port du voile ne cessent de s’intensifier. Dans son rapport pour l’Institut Montaigne « un islam français est possible », l’auteur Hakim El Karoui qui a conduit une enquête avec l’IFOP indique que 65% des musulmans en France y sont favorables, et que pour 29% des sondés la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République. Nonobstant ce constat, le rapport propose un plan que l’écrivain Boualem Sansal juge dangereux : « Quand j’ai lu ça, je suis tombé à la renverse, j’ai compris que le plan était un programme d’arabisation et d’islamisation des plus sévères, il ne laissait aucune possibilité de faire machine arrière en cas de regret. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau au plan d’arabisation et d’islamisation que le pouvoir algérien a mis en œuvre en Algérie au début des anées 80 sous la pression de l’Arabie saoudite et qui allait en peu de temps faire de nous des perroquets wahhabites salafistes. [1] »

Le monde musulman vit dans la nostalgie de l’apogée de sa puissance. Cet âge d’or, c’est sa fierté, et la fierté y est un élément structurant. Indignes de respect sont ceux qui paraissent dépouillés de toute fierté, qui posent genou à terre tels les Occidentaux entraînés dans la repentance et la culpabilisation par leurs propres élites, et qui à présent se déchirent pour savoir s’il convient de ramener parmi eux les djihadistes. Nous n’avons pas fini de payer le prix de ce choc de perceptions.

Au moment où s’ouvrait le débat sur l’immigration à l’Assemblée Nationale, Christophe Castaner reconnaissait que « nous avons loupé ces dernières années l’intégration telle que nous aurions dû la réussir ». Au long des dernières décennies, l’État – et non la France ni la République – n’a cessé d’entraver, voire de dissuader le processus d’intégration : importance des flux migratoires qui ont entraîné l’accroissement de la pression sur les personnes et un réenracinement dans les mœurs du groupe culturel d'origine ; déresponsabilisation des familles ; accommodements déraisonnables ; discrimination positive qui institue une inégalité en raison des origines, dans un pays où le principe d’égalité a été arraché par une révolution. L’État est allé jusqu’à introduire la finance islamique, comme le rappelle le portail de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics du gouvernement : « La finance islamique, conforme aux principes de la Charia, bénéficie d’aménagements fiscaux en France depuis 2008. » Aujourd’hui, en raison même de nombreuses fautes commises par nos élites de commandement, une part des descendants de l’immigration ne comprend pas ce qui lui est reproché et en souffre sincèrement. Dans les enquêtes de terrain menées par la sociologue Évelyne Ribert, il apparaissait de façon assez claire que dans l’esprit des jeunes de l’immigration, les papiers d’identité français n’engagent pas nécessairement leur propre identité. À qui la faute, si un certain nombre de vérités n’ont pas été dites ?

Depuis Pierre Joxe ministre de l’intérieur, Les autorités se sont obstinées à vouloir organiser, financer, structurer l’islam en France. Leur projet ? Faire émerger un nouveau pouvoir tutélaire, une sorte d'imam suprême qui parle au nom d’une communauté qu’on voudrait voir unifiée, quand il faudrait s’atteler à créer les conditions de l’émergence d’une liberté individuelle. Et tout en œuvrant ainsi à communautariser encore davantage la société, pas un jour sans que ces mêmes autorités ne déplorent cette communautarisation. Que faire devant un tel degré d’incohérence ?

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[1] Fondation Varenne, intervention de Boualem Sansal, 13 décembre 2016

18:12 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags: macron, voile, islam, communautarisme |

19 avril 2019

Notre-Dame de Paris : c’est au destin de la France que nous pensons

Notre-Dame de Paris, c’est Notre-Dame de France. Elle est le reflet de l’histoire du peuple français. Le miroir de son identité, de son âme. Elle est l’œuvre de bâtisseurs de génie. Architectes, maçons, menuisiers, verriers, sculpteurs, peintres, décorateurs ainsi qu’une multitude d’hommes et de femmes bénévoles ont uni leurs forces et leurs talents pour réussir la prouesse de dresser vers le ciel une œuvre sublime qui a forcé le respect et l’admiration à travers les siècles. Derrière la grandeur, tout un peuple.

Dès l’origine, l’évêque Maurice de Sully l’a voulue digne de la première ville de France. Elle est un symbole dont la force s’est transmise jusqu’à nous par les pages de l’histoire de France qui s’y sont inscrites : royauté, Empire, République. Notre-Dame, c’est l’incarnation vivante de la continuité historique de la France. C’est pourquoi le drame qui la frappe, nous frappe directement au cœur. Le raz-de-marée émotionnel est justifié. Les siècles défilent sous nos yeux et c’est, ayons le courage de le dire, à la nation France, à son destin, que nous pensons en regardant, pétrifiés, les flammes qui dévorent la toiture puis abattent la fière flèche. Chacun voudrait agir. Mais comment ? Nous nous sentons impuissants.

Le drame de Notre-Dame, c’est le drame de la France. Fragilisée, nul ne comprend qu’elle n’ait été secourue à temps en dépit de nombreux signaux d’alerte. Notre communion dans la souffrance traduit de façon éclatante la persistance d’un inconscient collectif qu’exprime aussi l’attachement viscéral des Français à leur patrimoine culturel et religieux. Le patrimoine, c’est eux. En dépit du lavage de cerveau subi depuis des décennies, la mémoire identitaire est en grande partie intacte. Les Français forment les parties d'un tout. Ils appartiennent au même corps. Ils sont le produit d’une même histoire politique et culturelle. Le fil de l’histoire ne peut être rompu.

Manifestement, le Président Macron a compris ce qui se joue au travers de ce drame épouvantable. Il a su trouver les mots justes et surtout, par sa promesse solennelle de rebâtir très vite notre cathédrale, il insuffle de l’espoir. Nous devons retrouver l’énergie de repousser les limites, puiser en nous la force de renouer avec le génie français.

Notre époque saura-t-elle se hisser à la hauteur de la France, en être digne ? Il n’y a à mes yeux qu’une voie possible. Témoigner de notre amour de la France en nous engageant à perpétuer l’héritage français, reçu pour les uns, choisi pour les autres. Tisser de nouvelles solidarités à travers tout le pays. Unir nos forces, contre vents et marées, pour assurer la continuité historique de la France au travers du respect de l’identité française par delà les origines ethno-raciales. Œuvrer à rendre la France plus forte en sachant inscrire l’évolution de notre société dans le respect de ce qui nous a précédés, à un moment où la cohésion nationale se dérobe sous nos pieds. C’est notre obligation morale envers les générations futures.

Cet article a été publié dans l'édition du Figaro du 18/04/2019, et sur FigaroVox.

17:51 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) |

08 juin 2016

Je reçois le prix Honneur et Patrie de la Légion d’honneur

Excellente nouvelle ! Mon livre « Décomposition française : comment en est-on arrivé là ? » se voit décerner le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des Membres de la Légion d’Honneur. Je ressens un très grand bonheur, un bonheur qui donne de la force pour notre combat commun.

Le prix Honneur et Patrie m’a été remis au Palais de la Légion d’honneur par le Grand chancelier de la Légion d’honneur, Jean-Louis Georgelin.

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Le jury du prix Honneur et Patrie est présidé par le Général d'Armée Hervé Gobilliard.

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C’est Monsieur Henry Bonnier, membre du jury, écrivain et éditeur, Grand Prix de la Critique de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, qui a fait la présentation de mon livre. Voici le contenu de son discours, suivi de mon discours de remerciements.

 

PRIX HONNEUR ET PATRIE 2016

Présentation de « DÉCOMPOSITION FRANÇAISE »

Par Henry Bonnier

 

Madame,

Je suis accablé, et voici pourquoi.

Lorsque, au sortir de ma première lecture de « DÉCOMPOSITION FRANÇAISE », j’ai eu l’idée de présenter votre essai aux suffrages du jury du Prix Honneur et Patrie, j’ai agi en écrivain conscient de tenir là un de ces pamphlets comme les aiment les Français, à savoir une charge à la fois bien structurée, sérieusement documentée et écrite par une personne à la légitimité incontestable.

Par parenthèse, je voudrais vous confier sans tarder un moment assez singulier de nos délibérations. Comme nous parlions de vous et que vous portez un double nom, très vite quelqu’un prit un chemin de traverse et lança votre prénom, qui fut repris aussitôt par un autre juré, si bien que l’affaire fut entendue et que chacun s’accorda à vous dénommer Malika. Je vis là un signe favorable. Je ne me trompai point, puisque, au deuxième tour, vous l’emportiez sans conteste.

Et me voici devant vous, Madame, avec mon accablement. Car, soucieux de ne pas trahir votre livre, je l’ai relu et si fort annoté que, ma relecture terminée, j’ai découvert que j’avais coché chaque page (ou presque) et souligné votre texte plus que de raison. Bref, de cette lecture ô combien attentive je suis sorti « décomposé ». Et je ne joue pas sur les mots.

C’est à un étrange voyage que vous nous conviez. Cette idée de voyage revient plusieurs fois sous votre plume, comme si vous cherchiez à vous prémunir contre ce pays inconnu qui s’appelait autrefois la France, que vous aimiez d’amour et qui n’ose plus se nommer tel, tant il ne cesse de se décomposer.

À cet égard, typique sinon exemplaire apparaît Dominique de Villepin qui, devant l’afflux désordonné d’immigrés maghrébins et africains, n’hésite pas à évoquer la survenue tumultueuse des Italiens, comme si pouvaient se comparer culture musulmane et culture chrétienne.

D’entrée de jeu, vous soulevez la question primordiale, que personne ne veut aborder et encore moins désigner à cause de cette laïcité, née de la loi de 1905, qui consacre la victoire de la République athée sur l’Église catholique, porteuse, comme la religion juive et l’Église Réformée, de la Révélation divine.

Du fait de cette sacro-sainte laïcité, il est évident qu’est ignoré, et superbement ignoré, tout ce qui touche au religieux. Or, comme l’immigration actuelle est avant tout de religion musulmane, les élites politiques de notre pays, aussi dépourvus que la cigale du fabuliste à l’arrivée de l’hiver, feignent de n’en rien savoir et se contentent d’invoquer le social, le politique, l’historique, bref, tout ce qui nourrit l’ignorance, la méconnaissance, la méprise.

Depuis Molière et ses « Précieuses ridicules », nous cultivons l’art de ne pas donner leur véritable nom aux problèmes qui se posent à nous, ajoutant ainsi au malheur du monde, selon le mot admirable de mon maître Albert Camus.

Madame,

Figurez-vous que, étant affligé par tout ce que vous dévoilez du manque de courage de nos élites, il m’est tout de même arrivé d’éclater de rire. Et en effet, quelle bonne idée vous avez eue de reprendre, en exergue, quelques lignes du DISCOURS SUR LA CONDITION DES GRANDS du cher et vénéré Blaise Pascal ! Je ne résiste pas au plaisir de le citer :

« Que diriez-vous de cet homme qui aurait été fait roi par l’erreur du peuple, s’il venait à oublier tellement sa condition naturelle qu’il s’imaginât que ce royaume lui était dû, qu’il le méritait et qu’il lui appartenait de droit ?  »

Grands dieux, qui ne souscrirait à ces lignes et qui n’y projetterait tel ou tel nom d’actualité ?

Madame,

Après ce rire salvateur, permettez-moi de m’arrêter à une page où, délaissant le devoir de réserve, vous vous livrez. M. Sarkozy vient de vous décorer de la Légion d’honneur et vous dit : « Vous êtes à la fois le symbole et le défenseur de l’unité et de l’universalité de la République française  ». Sur quoi, vous y allez d’une belle confidence, disant : « Ses paroles me sont allées droit au cœur. Honneur et Patrie, telle est la devise de la Légion d’honneur créée par Napoléon, et rien ne peut mieux décrire ce que je ressens lorsque je pense à la France ». Voilà bien des mots que nous avons tous en partage ici et qui nous émeuvent d’autant plus qu’ils viennent de vous.

Après ce moment d’émotion, il nous faut reprendre notre descente aux enfers, puisque, tout bien considéré, ce voyage, commencé sous les ors de la République, se poursuit désormais dans le déni et le décri de soi, c’est-à-dire des Français.

Il me faudrait tout citer de ce livre, tellement chacune de ses pages pèse son poids de vérité, de chagrin et de colère. À preuve ce dernier chapitre que vous n’avez pas hésité à intituler « La France doit disparaître ». Comme vous y allez ! Et pourtant…

Selon nos élites, le temps est venu de « faire France », de célébrer le « nous inclusif et solidaire », de lancer le « vivre-ensemble égalitaire » ou encore de « faire de l’en-commun ». Comprenne qui pourra ! Mais soyons assurés que, derrière ce galimatias, ceux qui l’utilisent savent très bien ce qu’ils disent et quelle idéologie destructrice ils mettent en place, tant il est vrai, comme vous l’écrivez, que « même la langue française voit sa suprématie contestée », car « il convient que toutes les langues soient reconnues de manière identique ». Est-ce là tout ? Que non ! Cette idéologie n’hésite plus à reprocher aux professeurs de transmettre une histoire faite de « grands hommes mâles, blancs et hétérosexuels » et d’avoir privilégié « jusqu’aux années 1960 » une histoire « qui avait pour tâche de communiquer l’amour de la patrie, par une représentation du passé autour de la seule France ».

De là, bien évidemment, cette nouveauté pédagogique appelée « l’enseignement optionnel », lequel permet de glisser sur « des périodes telles que les Lumières ou encore celle où l’Église exerçait un pouvoir considérable sur la société – ce qui a participé, notez-vous, à façonner en profondeur l’identité du peuple français… »

Qu’ajouter à cela ? Certes, tout en vous relisant, je me disais que je savais ceci ou cela ; mais, n’est-il pas accablant de voir rassemblés en un seul ouvrage tous ces crimes contre la France ?

Madame,

Grand est votre mérite, et plus grand encore votre courage. Peut-être est-ce le courage plus même que le mérite que notre Jury a voulu saluer. Laissez-moi vous dire, le plus simplement du monde, merci, oui, merci pour ce témoignage capital.

Henry Bonnier

 

Mon discours de remerciements :

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Monsieur le Grand chancelier de la Légion d’honneur,

Monsieur le Président du jury,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les membres du jury,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je remercie la Société des Membres de la Légion d’honneur pour ce prix Honneur et Patrie, qui me va droit au cœur.

Honneur et Patrie, nul autre prix ne saurait résumer mieux le moteur de mon engagement au service de notre patrie « la France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ». Ces paroles sont celles du résistant Marc Bloch. Je les ai faites miennes.

Elles sont une merveilleuse déclaration d’amour à la France. Une déclaration non pas égoïste et passive. Non ; une déclaration dynamique qui porte en elle l’esprit d’abnégation et de sacrifice.

Je forme le vœu que cette déclaration d’amour, les Français de cœur et d’esprit se l’approprient et se mobilisent pour la transmettre aux jeunes générations, car un peuple c’est plus que la somme des individus qui le composent, et les idéaux dont chacun tire profit ne peuvent perdurer sans l’engagement quotidien de tous, à les défendre.

Monsieur Bonnier, vous vous êtes dit accablé. Accablé non pas par le fait que mon livre reçoive le prix Honneur et Patrie bien sûr, mais par le tableau qu’il dépeint des défis à relever.

Mon livre est avant tout un manuel de réarmement moral. Les Français ont oublié de dire à la France qu’ils l’aiment. Ils oublient parfois aussi qu’il nous faut prendre soin d’elle. Ce qui nous arrive est né de cet oubli. Tout cela peut se réparer.

J’ai confiance dans le peuple français. Comme l’a si joliment écrit Victor Hugo : « Tôt ou tard, la patrie submergée flotte à la surface et reparaît […] La protestation du droit contre le fait persiste à jamais. Le vol d’un peuple ne se prescrit pas. […] On ne démarque pas une nation comme un mouchoir. »

Une nouvelle fois, je vous remercie de me faire l’honneur du prix Honneur et Patrie.

Merci du fond du cœur !

21:44 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags: légion d'honneur, honneur et patrie |