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départementales

  • L'abstention aux élections est un signe politique

    Je comprends les citoyens qui s'abstiennent aux élections. L'abstention n'est pas le signe que le peuple français se désintéresse de la politique comme je l'entends ou le lis, mais signifie qu'une forte proportion du peuple n'est pas satisfait du choix qui lui est offert. Moi-même, je ne votais plus depuis le dernier hold-up de la présidentielle de 2017. À un moment donné, on finit par baisser les bras. On se dit : à quoi bon ? Rien ne semble pouvoir enrayer la machine infernale qui fait qu'au fil du temps, on se sent de moins en moins bien représenté. Les préoccupations de celles et ceux qui gouvernent semblent parfois étrangères aux préoccupations du peuple, et cela se voit trop.

    Lorsque l'abstention est trop forte, une des voies serait peut-être de revoter. La pression induite reposerait sur les épaules des candidats, qui s'évertueraient alors à mobiliser le corps électoral. On observe dans les scrutins en cours que tous les candidats n'avaient pas nécessairement intérêt à un fort taux de participation. Que vaut le résultat d'élections dont le taux de participation est ridiculement bas ? Une infime minorité décide pour la majorité. Il n'y a guère de légitimité pour celui ou celle qui est élu avec un taux d'abstention qui dépasse les 50%. Pourtant, beaucoup se pavanent quand ils devraient faire preuve de grande modestie.

    Je suis également choquée par le déni de la voix du peuple auquel conduisent les fusions et les retraits de listes entre les deux tours, car cela ouvre la possibilité à une inversion du choix des électeurs. Dans une démocratie digne de ce nom, cela ne devrait pas être possible. Mais sommes-nous encore dans une véritable démocratie ?

    Le matraquage idéologique atteint des sommets. Ici, il est demandé aux électeurs de voter contre des listes islamo-gauchistes et là, le front se fait avec des listes qui abritent des islamo-gauchistes ou des islamo-droitistes. Il est naturel que le peuple perde confiance en ceux qu'il est improprement convenu d'appeler “élites”.

    Un scrutin à un seul tour, puis des résultats d'affectation de sièges effectués dans le respect des proportions obtenues par chacune des listes, c'est-à-dire à la proportionnelle intégrale afin que chaque électeur soit représenté, voilà qui inciterait davantage à aller voter.

    Catégories : Politique