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10 novembre 2011

Les icônes du Président de la République

« Mon père ne sait pas lire ni écrire et il est sans doute plus français que vous ne l’êtes. » Ce sont les propos tenus ce matin dans un colloque à l’Assemblée nationale par la secrétaire d’État Jeannette Bougrab à l’encontre de l’historien Dimitri Casali, et de moi-même.

Le Figaro : « Dimitri Casali a déclaré qu’il fallait “réapprendre aux enfants à aimer la France”, déplorant au passage que les manuels d’histoire fassent la part belle aux empires africains au détriment de François 1er. Malika Sorel-Sutter a elle évoqué un déficit d’intégration, une mauvaise maîtrise de la langue et une ghettoïsation des immigrés souvent “voulue” et non “subie”. »

Jeannette Bougrab, membre du gouvernement, a aussi dit ceci : « Les gens comme mon père ne pouvaient pas aller à l’école. Dans l’Algérie coloniale, mon père n’est même pas allé en cours préparatoire car il n’y avait pas d’école ». Il n’y avait pas d’école ? Peut-être son père ne pouvait-il pas y aller pour un certain nombre de raisons, dont la distance ou la pauvreté, mais laisser penser qu’il n’y avait pas d’école, cela me semble faux d’un point de vue historique. Qu’en pensez-vous ? Ne trouvez-vous pas par ailleurs que pour une fille de harki, dire « l’Algérie coloniale », cela sonne étrangement ?

Juste pour votre information : ingénieur, diplômée également d’un troisième cycle effectué à Supélec, major de promotion d’un troisième cycle de Sciences Po Paris, auteur de plusieurs livres et de nombreux articles, je me consacre entièrement, depuis plusieurs années, au service de la nation France sans avoir jamais été rémunérée (le HCI, c’est bénévole pour moi), car il n’y a plus guère de place dans la République des inégaux pour ceux et celles qui, comme moi et bien d’autres, aiment par dessus tout la France et s’efforcent de la défendre de leur mieux. Mais comme Marc Bloch en son temps, je sais qu’« un jour viendra, tôt ou tard, j’en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s’épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. »

19:01 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (50) | Tags: bougrab, casali, sorel, ump, nation |

12 octobre 2011

Au-delà des mots

Je recherche un interprète qui serait en mesure de donner la signification du terme « humaniste » employé dans ce texte : « Afin d’équilibrer les propositions adressées à nos concitoyens, ce courant aura pour vocation à donner plus d’écho à la voix humaniste, sociale, républicaine et européenne ».

Il faudrait également traduire les termes « sociale » et « républicaine », car je suis persuadée qu’ils n’ont pas le même sens pour tous.

Bas les masques : écoutons Rama Yade, l’une des personnalités préférées des Français, qui nous donne sa perception de l’humanisme : « Oui, mais pourquoi pas avant ? Enfin pourquoi tout d'un coup, aujourd’hui, l’UMP découvre l’humanisme ? C’est ça le problème. C’est à dire, je veux dire, on aurait voulu, il y a plusieurs mois, que ce souci d’humanisme ait été exprimé avant. Je veux dire, il y avait quand même des faits très clairs. La déchéance de la nationalité : où était la voix humaniste de l’UMP ? Lorsque le Ministre de l’intérieur déclarait que les Français ne sont plus chez eux : où était la voix humaniste de l’UMP ? Donc tout d’un coup, soudainement à peine une semaine après le retrait de Jean-Louis Borloo on voit apparaître un pôle humaniste au sein de l’UMP. C’est assez étrange. Les humanistes de l’UMP, ils sont sortis de l’UMP. Voilà, c’est un fait ! »

Dans la mesure où c’est entre autres la Droite populaire, qui affiche régulièrement son attachement au respect de ce qui est et fait Français, qui est visée par ce nouveau courant qui se proclame « humaniste », doit-on en déduire que ce nouvel humanisme est celui qui est guidé par la défense d’intérêts qui ne coïncident pas nécessairement avec ceux des Français ? Un humanisme qui les met au ban de l’humanité, égoïstes qu’ils sont de ne pas accepter d’être dépossédés de leur terre ? Lorsqu’on entend Rama Yade expliquer sa conception de l’humanisme, on est tenté de le penser, et on le pense.

00:10 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags: humanisme, yade, droite populaire, ump |

07 juillet 2011

Convention UMP sur l'immigration

Ce matin j’ai pris la parole lors de la convention UMP sur l’immigration. Comme je ne disposais que de quelques petites minutes, j’ai choisi de mettre l’accent sur la distinction qu’il convient de faire entre l’insertion dans la société française et l’intégration à la communauté nationale française. J’ai lancé le défi suivant à la majorité actuelle : il vous reste 9 mois, et c’est largement suffisant pour que vous accomplissiez la refonte d’un code de la nationalité devenu totalement obsolète !

22:13 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags: immigration, ump, nationalité |

16 décembre 2010

Les cocus de la République

Voici un commentaire posté par notre ami Jugurta. Je le publie en billet. Je partage son constat. J’ai vu de nombreux Français issus de l’immigration, intégrés, qui sont aujourd’hui déçus car ils ont toujours été maintenus à l’écart au profit de communautaristes et de tous ceux qui travaillent à nourrir la haine des populations issues de l’immigration contre la France. Dernier exemple en date ? Rachida Dati. L’ancienne ministre de la justice appelle les musulmans, à mots à peine voilés, à être moins dociles, et donc à se dresser contre la France. Au lieu d’expliquer qu’il leur est très important, pour leur image, de respecter les lois françaises comme tout un chacun, elle justifie l’occupation de l’espace public. Comment un ancien ministre de la justice peut-il se permettre de tenir de tels propos hautement irresponsables, car dangereux pour tous ? En guise de récompense, la voici aujourd’hui assurée d’un cadeau en 2012 : la députation dans la ville de Paris. Ceux de mes lecteurs qui sont à l’UMP, et les autres aussi d’ailleurs, doivent dire ce qu'ils ressentent au Président de la République ainsi qu’à l’UMP. Les Français aspirent au respect, au retour de la cohérence et à la disparition des doubles discours en politique. Vous avez là une nouvelle démonstration du fait que ce n’est pas la République qui est coupable, mais bel et bien la classe politique qui dessert la République, les Français de souche et ceux issus de l’immigration qui ont été convaincus que la France était coupable. Une profonde injustice et un pur délire, lorsqu’on sait le sort des leurs restés dans leurs pays d’origine !

Jugurta : Les enfants d’immigrés intégrés ou les “cocus de la République”

« On nous avait, jadis, incités à nous intégrer dans la communauté nationale française. On nous avait instruits, via le roman national et ses événements fondateurs, à la grandeur de ce pays appelé France. On avait travaillé à l’école, au collège, au lycée pour acquérir les fondamentaux qui devaient, pensait-on, naïfs que nous étions, nous permettre de nous insérer dans la société française.

On nous avait appris à parler et à écrire grâce à des dictées dont les zéros pointés révélaient encore nos lacunes. On nous avait fortement incités, lors de nos rendez-vous de naturalisation, à franciser nos prénoms pour nous fondre plus facilement dans la communauté nationale.

Or, actuellement, tout est fait dans le discours politique et dans les actes pour nous renvoyer à notre communauté originelle. Non que celle-ci soit dénuée de qualités, mais nous avions choisi la modernité individuelle à la tradition communautaire. Nous avions préféré à un moment de notre vie nous inscrire à la suite des hommes et des femmes qui dès la Renaissance, et plus encore les Lumières, avaient décidé que l’être humain, l’individu, était au centre et son devenir à porté de mains.

Aujourd’hui, nous souhaitons être jugés pour ce que nous faisons et non ce que nous sommes. Mais voilà, on nous renvoie constamment à un hasard, notre naissance. Nous avons accompli un cheminement intellectuel, spirituel, et arrivés presque à destination, on voit cet édifice se défaire sous nos pas.

Aux nouveaux venus, nul besoin de maîtriser les fondamentaux, nul besoin de savoir parler, écrire, lire dans la langue du pays d’accueil, des traducteurs seront là pour vous faciliter la tâche, mieux, si vous ne connaissez pas votre langue maternelle, on vous l’apprendra sans se demander si elle vous servira réellement dans votre quotidien ou si au contraire elle ne vous éloignerait pas de vos concitoyens français.

Aussi, ceux qui ont fait des efforts pour faire partie de la majorité invisible sont purement et simplement aujourd’hui, les “cocus de la République”. »

16:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags: dati, sarkozy, copé, ump, immigration, intégration, république, laïcité |

10 novembre 2010

Qu’ils les accueillent dans les écoles de leurs enfants !

Voici ce que j’écrivais en mai 2008 :

« Les enfants des banlieues sensibles qui souhaitent étudier en sont parfois, et même de plus en plus souvent, empêchés par leurs petits camarades de classe.

Solution : encourager les meilleurs d’entre eux à fuir les établissements de leurs quartiers. (humour…)

Tout a été prévu. Comme cela condamnera à terme les établissements des banlieues les plus sensibles, désertés par leurs meilleurs éléments, les plus problématiques d’entre eux seront alors fermés, et leurs effectifs répartis dans d’autres établissements. C’est une nouvelle technique d’extinction des incendies : lorsque subsistent des braises, les récupérer et les disséminer. Il faudrait breveter le procédé, puis aller le proposer à tous les pompiers de la planète. »

Voici ce que j’écrivais en mai 2010 :

« Savez-vous quelle est l’idée politique qui circule à présent à ce sujet ? Les établissements les plus difficiles, ceux dont les résultats sont catastrophiques, seraient fermés, et leur population répartie dans d’autres établissements. Car c’est bien connu, lorsqu’un pompier se trouve face à un feu, le meilleur moyen pour lui de l’éteindre est de prendre les braises et de les disséminer ! »

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Des expériences de transport d’élèves des quartiers sensibles vers d’autres quartiers sont actuellement déployées, et il est question de fermer les établissements scolaires qui ont le plus pâti de la suppression de la carte scolaire, et d’en répartir les élèves.

Voici à présent une information relayée hier par France Info, et aujourd’hui par le Figaro et le Monde :

« L’Établissement de Réinsertion Scolaire avait ouvert ses portes ce lundi matin, à Craon en Mayenne. Un établissement censé accueillir des collégiens dits perturbateurs […] “dont le comportement nécessite un éloignement”.

Or, la douzaine de collégiens de Seine-Saint-Denis en rupture de ban s’en serait pris aux autres élèves ce matin. Les enseignants ont donc décidé d’exercer leur droit de retrait, et demandent la fermeture de la toute nouvelle unité […] Des parents d’élèves aussi ont annoncé leur intention de retirer leurs enfants de l’établissement, en attendant que l’Établissement de Réinsertion Scolaire (ERS) ferme. Cinq des agresseurs auraient été renvoyés dans leur département d’origine par les gendarmes. »

« À la mi-journée, dans la cour déserte de ce coquet collège, on pouvait entendre des insultes proférées par les neuf pensionnaires restants depuis les fenêtres des leurs locaux, situés dans le bâtiment central du collège. “Un ministre a dit qu’un seul de ces jeunes pouvait pourrir un établissement de 1.000 élèves, alors imaginez 14 d’entre eux au milieu de 350 collégiens”, soupire M. Mounier. »

« “Aujourd’hui, ils ont l’air content de leur coup, en moins de 24 heures ils ont ’vidé’ les 350 élèves du collège et ont crié ’on est chez nous’", poursuit l’enseignant »

« La création des ERS a été annoncée en avril. Le premier a ouvert ses portes en septembre dans les Alpes-Maritimes. Une dizaine d’autres sont annoncés pour fin novembre et dix autres d’ici la fin de l’année scolaire. Selon le ministère, les ERS “accueillent des collégiens en difficulté scolaire et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement et une prise en charge différente”. »

Savez-vous ce que tout cela m’inspire ? C’est que les Français ne peuvent plus être sereins nulle part  sur le territoire national, puisque nos élites peuvent, à tout moment, déverser chez eux le produit de leurs erreurs politiques. Pourquoi ne les accueillent-ils donc pas dans les écoles de leurs enfants ?

Pendant que la France sombre, incapable de regarder vers le haut et désespérant ainsi son peuple, les pays émergents se lancent dans la course à la formation d’ingénieurs de très haut niveau, dans le but de devenir des champions de R&D dont les produits innovants vampiriseront les marchés de demain. Le sursaut devient urgent !

Je vous recommande vivement la lecture du très bon article que Natacha Polony a publié après avoir participé à la convention Éducation de l’UMP. Vous êtes très nombreux à m’écrire votre souhait de me voir diffuser mon analyse du sujet ainsi que mes recommandations ; je tiens à vous dire que le conseiller d’un ministre avait lourdement insisté pour que j’intervienne lors de cette convention, mais sans succès…

19:58 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (60) | Tags: école, éducation, enseignement, carte scolaire, violence, ump, chatel, polony |

22 février 2010

Que faut-il penser de l’affaire Soumaré ?

Je souhaite le dire en préalable, je soutiens la cause de la réinsertion, au sein de la société, de tous ceux qui se sont un jour égarés dans la voie de la délinquance. Je pense que le monde politique ne s’investit pas assez dans cette question de la réinsertion sociale. Comment accepter qu’une personne puisse être une seconde fois sanctionnée, et condamnée à vivre en marge de notre société, lorsqu’elle montre sa volonté de tourner le dos à la délinquance ?

Ce préalable étant fait, je dois dire qu’après avoir découvert des éléments de son passé dans la presse, je suis profondément choquée par le choix d’Ali Soumaré comme tête de liste du PS en Île-de-France. Il aurait de plus été « condamné en 2009 à deux mois ferme pour rébellion à agents de la force publique. Lemonde.fr a pu consulter ce jugement. »

Il existe en France un nombre incalculable de personnes issues de l’immigration qui ne possèdent aucun casier judiciaire, et qui de plus sont compétentes ; et voilà qu’un parti de gouvernement va chercher, en le présentant de surcroît comme « issu de la diversité », un jeune homme qui a été condamné pour des actes de délinquance et, qui plus est, pour rébellion à agent de la force publique. À quoi les partis politiques jouent-ils ? Ont-ils seulement conscience qu’ils participent ainsi à rendre plus difficile encore l’intégration des enfants issus de l’immigration ? Les politiques ne semblent pas comprendre – et c’est là que c’est grave – que présenter à l’opinion publique comme l’élite issue de l’immigration, des personnes à casier judiciaire, ou d’autres sur lesquelles pèsent des soupçons quant à la réalité de leurs diplômes… ne peut qu’appeler la conclusion suivante : « eh bien ça alors, si c’est ça leur élite… » Ces choix sont catastrophiques pour l’image des populations issues de l’immigration. Même si je me situe à l’opposé des prises de position communautaristes que prend parfois Rama Yade, elle a, à mes yeux, le mérite de présenter un parcours éducatif qui a valeur d’exemple.

Le PS n’a probablement pas vérifié le parcours d’Ali Soumaré. Pendant plusieurs semaines, la presse a surveillé les partis politiques : combien de personnes issues de la diversité le PS et l’UMP inscriraient-ils sur leurs listes ? Cela relevait de l’obsession, et a vraisemblablement mis une forte pression sur les partis politiques. Dans ces conditions, peu importait le parcours ; seule comptait la couleur de la peau. Voilà à quoi conduit le choix d’individus à raison de leur origine ethnique ou raciale. Considérer l’autre sur la base de sa couleur de peau, et adapter son comportement en conséquence, n’est-ce pas là que commence le racisme ?

Les politiques n’ont malheureusement pas encore compris à quel point l’image des populations issues de l’immigration est dégradée dans l’opinion publique. Ce sera une œuvre de longue haleine, de la part de tous les acteurs concernés, que d’en construire une image positive. Cela nécessitera la plus grande rigueur et une certaine hauteur d’exigence.

Espérons que cette invraisemblable erreur de recrutement du PS pousse l’ensemble des politiques à réfléchir davantage, à l’avenir, à leurs responsabilités.

J’aimerais connaître votre point de vue : doit-on considérer que le recrutement d’un ancien délinquant à un poste d’élu peut envoyer le signal que notre société sait pardonner et réhabiliter, ou est-ce une lamentable erreur qui pourrait, dans le cas présent, affecter encore un peu plus l’image de l’immigration ?

20:07 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags: soumaré, ps, ump |

13 novembre 2007

Décision attendue du Conseil constitutionnel

Le 25 octobre dernier, le Parti Socialiste a déposé un recours au Conseil constitutionnel sur la loi sur l’immigration. Le Conseil constitutionnel dispose d’un mois, à dater du 25 octobre, pour rendre sa décision.

Le document de recours a également été signé par François Bayrou, Président du MoDem, ainsi que par des députés du groupe GDR (communistes et Verts). Ils ont demandé entre autres au Conseil constitutionnel de censurer l’article qui permettrait de légaliser le recours aux statistiques ethniques dans notre pays. Voici le passage en question :

« Quant à l’article 63 autorisant les statistiques ethniques issu d’un amendement parlementaire, il convient de s’interroger sur son lien avec un texte relatif à l’immigration, alors de surcroît que le législateur n’a pas apporté toutes les garanties nécessaires à la protection des droits fondamentaux en cause dont ceux consacrés par l’article 1er de la Constitution. C’est pourquoi, il nous apparaît si important que vous fassiez prévaloir les droits et libertés fondamentaux, loin des exploitations électorales, en demeurant tout simplement fidèle à votre jurisprudence protectrice des principes républicains. Votre décision est donc, à cet égard, particulièrement espérée. »

J’ai été très heureuse de constater à cette occasion que le sursaut sur le comptage ethnique s’était produit, même s’il fut extrêmement tardif. L’honneur de notre représentation nationale est donc sauf : tous nos élus ne se sont en effet pas laissés aveugler par la seule question des tests ADN. Il me semble que le premier devoir qui devrait incomber à chacun de nos parlementaires est la vigilance constante quant au respect des principes fondamentaux de notre pacte républicain. Comme je le développe dans Le puzzle de l’intégration, non seulement ces principes concourent à sculpter l’identité française, mais ils participent très largement à dessiner la société française de demain. Pour ces raisons, si « l’envie » prenait à nos gouvernants de modifier ces principes, la moindre des choses serait bien qu’ils consultent le peuple français sur des questions aussi lourdes de conséquences. Des choix qui à terme bouleverseraient notre société ne sauraient en effet être imposés au peuple français, sans même, il faut le signaler, l’avoir informé de tous les tenants et aboutissants. C’est moralement et éthiquement indéfendable.

Je ne suis malheureusement pas certaine que l’on s’embarrasse vraiment de ces considérations, qui pourtant touchent véritablement au respect du peuple français. Il n’est qu’à observer ce qui se produit actuellement avec l’introduction dans notre pays du traitement inégalitaire des citoyens, dont les partis politiques tels que le PS ou l’UMP osent se glorifier dans le cadre du processus de désignation de leurs candidats aux prochaines municipales. La discrimination positive, à raison de la couleur de la peau ou de l’origine ethnique, est bel et bien à l’œuvre dans ces partis. La même approche anticonstitutionnelle (il est très important de le garder à l’esprit) prévaut également dans certaines entreprises. Ainsi, Jean-Paul Agon, Directeur Général du groupe l’Oréal, déclarait-il au mois de juillet dernier au journal le Monde : « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume […] Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche. »

Quand verrons-nous nos propres élus soucieux de faire respecter la Constitution française ? La question est posée. Pourtant, tant que cette dernière est en vigueur, s’y conformer est une obligation légale : « Nul n’est censé ignorer la Loi ». Visiblement, ce n’est pas toujours le cas dans la République Française en 2007, à commencer par les élus du peuple eux-mêmes ; c’est un comble !

11:45 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags: comptage ethnique, bayrou, ps, ump, municipales, discrimination positive, adn |