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06 avril 2007

Menace sur l’identité de la France : la « discrimination positive » !

Les Français ne le réalisent pas encore, mais l’une des menaces les plus lourdes qui pèse sur l’identité de la France s’appelle « discrimination positive ». C’est elle qui enterrera la cohésion nationale, en mettant fin à une France « République indivisible ». Mon livre, Le puzzle de l’intégration, explique pourquoi.

Sa parution était programmée pour début mars dernier. Contre toute attente, elle a été repoussée après le premier tour de l’élection présidentielle (!) Aux dernières nouvelles, le livre sera enfin rendu accessible au public à la date du 25 avril. Il est pourtant essentiel que les Français soient en mesure de se forger une opinion éclairée sur des sujets qui concernent véritablement l’identité nationale et engagent, à ce titre, le destin de la France.

Les Français doivent savoir que la discrimination positive, si elle est mise en œuvre, nous fera rompre, et sans aucun espoir de retour, avec notre sentiment de justice qui est un pilier essentiel de la société française : « Tous les citoyens sont égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » (article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen) ; la discrimination positive introduira en effet l’ethnie, la race ou la religion comme critères déterminants d’accès aux mondes du travail et de l’enseignement.

Alors qu’elle n’a jamais résolu aucun problème dans les pays où elle fut mise en œuvre, la discrimination positive y a engendré de sérieux dysfonctionnements sociaux. Elle y a introduit de nouvelles lignes de fractures sociales. En France, ce sont les classes populaires françaises d’origine européenne qui subiront de plein fouet ses dégâts collatéraux, et qui lui paieront le plus lourd tribut. Cette politique inégalitaire présente également des effets pervers très lourds de conséquences pour les populations à intégrer, c’est-à-dire, en France, celles qui sont issues des dernières vagues d’immigration.

Parce que les décisions prises en son nom sont perpétuellement contestées devant les tribunaux, elle a renforcé la judiciarisation des sociétés qui l’ont adoptée, et durci les relations entre citoyens issus de différentes communautés d’origine. Aussi, sur notre territoire national, elle aggravera les tensions qui existent entre les classes populaires de souche et celles qui sont issues de l’immigration. Interrogeons-nous : est-il actuellement raisonnable d’accroître les tensions au sein de notre société ? Est-il, d’autre part, responsable d’adopter une telle politique inégalitaire au moment où de nombreuses familles des classes moyennes basculent chaque jour dans la pauvreté ?

Au travers de la question de la discrimination positive, les Français réaliseront que c’est en réalité du choix de la société de demain, de celle de leurs enfants, dont il s’agit ; car la discrimination positive divisera la communauté nationale et transformera la société française en une société multiculturelle. Les Français d’origine étrangère trouveront davantage d’intérêt à se rattacher à leurs groupes d’origine qu’à la communauté nationale française, faisant ainsi peser une lourde menace sur la cohésion nationale, puisque leur intégration sera alors définitivement compromise.

Depuis maintenant 25 ans, le sujet de l’intégration (ou, au choix, de la non-intégration) a été sans cesse instrumentalisé, aussi bien par la gauche que par la droite et cela perdure. Si nous n’y prenons garde, ce sujet ne sera jamais traité de manière responsable, et il est pourtant urgent qu’il le soit. L’Histoire ne nous fera pas de cadeau, car dès demain, nous-mêmes et nos enfants subiront les conséquences de nos décisions ou de nos indécisions. Mesurons donc, avec calme, humanisme mais détermination, la portée des enjeux avant d’accepter de renoncer à nos principes républicains qui sont partie intégrante de l’identité française.

Ouvrons le débat dans le respect, avec sagesse, mesure mais sans aucun tabou. Disons enfin oui à l’esprit de responsabilité en refusant la haine primaire qui est mauvaise conseillère, car nous devons prendre conscience que la souffrance est aussi importante du côté des Français de souche, que de ceux qui sont issus de l’immigration. Pour prendre des décisions courageuses, il n’est nullement besoin de blesser, car dans une société, les cicatrices des blessures deviennent le plus souvent les foyers de violentes secousses ultérieures.

En attendant la publication du Puzzle de l’intégration, je vous propose de profiter dès à présent de l’existence de ce merveilleux outil de communication qu’est la Toile. Tissons donc les fils de discussion. Osons ouvrir le débat avec nos proches, nos collègues, nos amis ! Le débat est en effet un élément essentiel de tout pays qui se veut demeurer une démocratie. J’attends vos réactions et vos interrogations, et je vous en remercie vivement !

09:25 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags: discrimination positive, identité, politique |