30 janvier 2012

Le courage ? Oui, mais pour faire quoi, au juste ?

Il est beaucoup question de courage ces derniers temps. Vous vous souvenez de ce que ce mot évoque pour moi, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’hommes et de femmes politiques. Accomplir leur simple mission ne peut en aucun cas être qualifié de courage ! De vous à moi, s’il s’agit d’augmenter des impôts et autres taxes ou d’aller prélever dans la poche de certains pour redistribuer à d’autres – sans autre forme de procès –, en quoi cela dénote-t-il du courage ? Le courage politique, à mes yeux, c’est celui dont ont fait preuve des de Gaulle ou Churchill qui ont osé se mettre en travers d’une histoire qui semblait écrite d’avance.

J’observe avec incrédulité les discussions à n’en plus finir sur la dette et le renflouement de la sécurité sociale, sans qu’aucune réflexion de fond ne soit menée sur l’origine des dépenses, le retour sur investissement, et encore moins sur le fameux « tonneau des Danaïdes » que j’évoque longuement dans mon dernier ouvrage, et qui pose la question du projet politique collectif. Se sont-ils donné le mot ?

Dans un autre registre, je suis indignée par la chasse aux Français de souche qui est menée au travers d’approches comme celle que décrit cet article du Figaro : « À l’inverse, les enfants de cadres et de professions libérales sont surreprésentés dans toutes les filières, surtout en classes préparatoires (50,9 %). » Qu’ils aient donc le courage de dire aux Français de souche européenne qu’ils sont proportionnellement trop nombreux à leur goût, et qu’ils souhaitent limiter leur présence dans certaines formations et entreprises ! Ça serait du courage pour le coup que de l’assumer clairement !

Autre extrait du même article : « Salima Saa se dit, quant à elle, favorable à une pondération entre les épreuves écrites et orales : “Les épreuves orales défavorisent certains jeunes car les jurys ont inconsciemment tendance à choisir des gens qui leur ressemblent.” » Pas de chance, des études ont été menées qui ont prouvé le contraire, à savoir qu’à l’oral les étudiants du Sud réussissent mieux qu’à l’écrit, car les examinateurs ont tendance à être plus « cléments » envers eux, intégrant toutes les difficultés que ces étudiants ont vraisemblablement dû affronter dans leurs parcours (famille nombreuse, absence de calme et de respect des exigences du travail scolaire, parents ne disposant pas d’un niveau de formation suffisant pour aider leurs enfants…)

Nos « élites » font semblant d’ignorer que l’école ne sert pas seulement à délivrer des bouts de papier – diplômes –, mais qu’elle a aussi pour mission, outre celle de préparer des citoyens avertis, de former ceux qui créeront les richesses de demain sans lesquelles nous serions, tôt ou tard, condamnés à perdre la maîtrise de notre destin.

Vous souhaitez un autre exemple de la mise de côté des Français de souche et du châtiment du tonneau des Danaïdes infligé à notre pays ? Prenons le logement social. Voici ce que déclarait Benoist Apparu (secrétaire d’État au logement) le 10 janvier dernier sur France Info, dans l’émission Tous en campagne : « Nous aurons construit cette année 120 000 logements sociaux, l’année dernière 130 000. Pendant tout ce quinquennat nous aurons fait 600 000 logements sociaux, record toutes catégories depuis 30 ans. À l’époque de Lionel Jospin Premier ministre, on faisait 38 000 logements sociaux par an (…) Il faut construire plus de logements sociaux en France et il faut les construire surtout, et c’est ça l’essentiel, là où c’est nécessaire. Aujourd’hui, on fait deux fois plus de logements en Auvergne qu’en Île-de-France. Eh bien, il faut inverser la tendance. C’est en Île-de-France qu’on a besoin de construire des logements (…) » Chacun sait bien quelle est la démographie de l’Auvergne, et quelle est celle de l’Île-de-France. Voici un passage de mon dernier ouvrage où j’évoquais également la question de la pauvreté en Auvergne : « Ce ne sont pas les territoires peuplés par les populations de l’immigration extra-européenne qui sont aujourd’hui les plus démunis dans notre pays. Parmi les territoires les plus pauvres, les départements ruraux de la Creuse, de l’Aude et du Cantal (…)[1] » L’intérêt sélectif de notre classe politique est insupportable et inacceptable !

Nous avons besoin de grands hommes qui savent s’entourer, et certainement pas de techniciens qui ne nous tracent aucune perspective vers des lendemains qui garantissent la préservation de l’unité de la France. D’où venons-nous, où en sommes-nous et où voulons-nous aller ? Où est en effet le projet politique en tant que peuple ? Comment faire pour que la campagne présidentielle et celle des législatives abordent les vrais sujets, à savoir ceux dont dépend l’avenir du peuple français ?

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PS : je connais Salima Saa, car nous avons siégé ensemble au Haut Conseil à l’Intégration. Je peux vous dire que sur les sujets qui nous concernent ici, nous n’étions pas sur la même longueur d’onde et ne combattions pas dans le même camp…

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[1] Voir Laurent Auzet, Magali Février, Aude Lapinte, « Niveaux de vie et pauvreté en France », Insee Première n°1162, octobre 2007. ↩

10:17 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags: politique, discrimination positive, wauquiez, éducation |

04 mai 2011

Les Français apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres

L’inquisition a frappé, par la voix de Mediapart. La ministre Chantal Jouanno a donc fait rouler la tête du directeur technique, qui n’aura même pas eu droit à un procès, fût-il stalinien. Laurent Blanc, lui, verra peut-être sa tête sauvée car, dixit Chantal Jouanno : « Pour le connaître, il prône plutôt le métissage ». Il faudra que le soviet suprême nous dise un jour ce que « métissage » signifie exactement.

Il est aujourd’hui important de se remémorer le comportement inqualifiable de certains joueurs de l’équipe de France de football lors de la dernière coupe du monde. Les langues s’étaient alors déliées pour porter à la connaissance du grand public l’absence totale de cohésion, le regroupement selon l’ethnie d’origine, la dictature exercée par certains joueurs pour lesquels on était allé jusqu’à imposer un certain nombre de contraintes à l’ensemble de l’équipe, y compris d’ordre alimentaire et sanitaire (douches séparées). Se souvient-on encore du préjudice énorme que cette « équipe » avait alors fait subir à la France en salissant son image devant les téléspectateurs du monde entier ?

Au micro de RTL, Christophe Dugarry révèle que le soir de 1998 où la France vient d’être sacrée championne du monde, alors que les joueurs prennent des photos dans les vestiaires, Lilian Thuram lance un : « allez les blacks, venez on va faire une photo tous ensemble ! » Imaginez que c’eût été un joueur blanc qui ait lancé « allez les blancs, venez on va faire une photo tous ensemble ! »… Alors, c’était donc ça, la France black-blanc-beur de Jacques Chirac ?

Un problème notable existe aussi du fait du comportement de joueurs dotés d’une double nationalité. Le Monde : « Lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, neuf footballeurs français ont joué la compétition avec une autre équipe que les Bleus, alors qu’ils avaient porté le maillot de l’équipe de France en sélection de jeunes. Ces “binationaux” sont nés et ont grandi dans l’Hexagone, mais ont choisi de jouer pour le pays d’origine de leurs parents. »

La gauche comme la droite pratiquent depuis fort longtemps la discrimination positive au profit des personnes d’origine étrangère. J’en avais longuement parlé dans Le puzzle de l’intégration. Le critère ethnique est même mentionné en toutes lettres dans la Charte de la diversité instituée en octobre 2004 par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre.[1] Engagement n°3 de la Charte de la diversité : “Nous [les entreprises signataires] nous engageons à chercher à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ETHNIQUE dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification.”

La Charte de la diversité incite, dans les faits, les entreprises à favoriser le recrutement de ceux qui ne sont pas d’origine européenne. Cela se transforme en discrimination négative vis-à-vis des Français de souche européenne.

Voici un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité.

« Sur le terrain, la pratique de la discrimination positive se transforme, de manière très concrète, en discrimination négative envers les Français de souche européenne : “L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume […], déclare le directeur général du groupe Jean-Paul Agon. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche.[2]” Ces propos discriminatoires à l’égard des Français de souche ont été tenus par le dirigeant d’un groupe qui emploie 12 000 personnes en France. Autre illustration : “À compétences égales, eh bien désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc pour être clair.[3]” Ces propos discriminatoires à l’égard des hommes blancs ont été tenus par Anne Lauvergeon, patronne d’un groupe français qui emploie 50 000 personnes. Imaginons que de tels propos aient été tenus à l’encontre d’autres couleurs que la couleur blanche ; toutes les associations de France et de Navarre auraient rué dans les brancards. Là, il ne s’est rien passé. Comment expliquer, par ailleurs, que de tels propos et attitudes n’aient pas été sanctionnés par la loi ? Parce que le racisme est devenu, comme je l’ai précédemment évoqué, un concept à géométrie variable, qui ignore superbement les comportements qui frappent les Français de souche européenne. Le 14 mai 2009, le ministre de l’Immigration félicitait le groupe L’Oréal pour sa politique de recrutement et le gratifiait du “label diversité” [4]
[…]
Par exemple, le racisme dirigé contre les Français de souche européenne ne semble guère les émouvoir. Leur indignation est sélective. Eux qui font feu de tout bois, se gardent bien de s’interroger sur cette tendance aujourd’hui à l’œuvre sur le sol français : “Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2010, 485 cimetières et lieux de culte ont été dégradés : 410 l’ont été au préjudice de sites chrétiens, dont 179 cimetières et 231 lieux de culte.[5]” Autrement dit, 85 % des dégradations de lieux de culte ont visé en 2010 des sites chrétiens ! Les Français ont-ils le sentiment que cette information a été relayée par les médias, ou que leurs représentants politiques ont témoigné la moindre compassion, à défaut d’indignation ? Le comportement de ces censeurs porte de surcroît atteinte au vrai combat contre le racisme, car, mettait en garde Claude Lévi-Strauss, “en banalisant la notion de racisme, en l’appliquant à tort et à travers, on la vide de son contenu, et on risque d’aboutir au résultat inverse de celui qu’on recherche.[6]
 »

Si vous y réfléchissez bien, nous ne sommes plus du tout en France dans une politique de méritocratie républicaine, mais dans une politique clairement fondée sur un critère de préférence extra-nationale. Et comme l’avait très bien relevé notre ami Jugurta, les Français d’origine extra-européenne qui ont réussi leur intégration et se sont assimilés subissent le même sort que les Français de souche européenne.

Voici ce que déclarait Nicolas Sarkozy le 26 octobre 2005, en tant que Ministre de l’Intérieur, dans une conférence-débat sur le thème Un défi républicain : la discrimination positive à la française, le ministère de l’Intérieur s’engage : « La première fois, Ministre de l’Intérieur, où j’ai réuni les préfets, j’ai demandé à mes collaborateurs : “Y-a-t-il quelque chose qui vous choque ?” Ils m’ont répondu : “Rien du tout. Tout est normal.” Ben moi y’a quelque chose qui me choquait. Parmi les préfets, il n’y avait que des Christophe. Enfin, des Pierre, des Louis, des Jean et c’est amusant, et parmi les préfets ils étaient tous de la même couleur. Je vous laisse la deviner. »

Encore un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité : « Les Français se sentent aujourd’hui apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres. Pour qu’ils reprennent confiance en eux et en l’avenir de la France, il est urgent qu’ils se réapproprient le droit élémentaire qui leur a été confisqué – celui d’exprimer et d’assumer ce que “Français” signifie dans leur tête, leur cœur, leur âme et surtout leur inconscient collectif ».

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[1] La Charte de la diversité en entreprise a été instituée en octobre 2004 (Jean-Pierre Raffarin). Elle comprend actuellement 3076 entreprises signataires, dont la liste peut être consultée ici

[2] Jean-Paul Agon, « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume », propos recueillis par Nathalie Brafman et Stéphane Lauer, Le Monde, 13 juillet 2007.

[3] Propos tenus par Anne Lauvergeon lors du Women’s Forum à Deauville, Journal de France 2, 16 octobre 2009.

[4] La création de ce label « diversité » a été annoncée par le Président de la République dans son discours à l’École polytechnique sur l’égalité des chances. Ce label a été créé par décret le 17 décembre 2008.

[5] Lettre adressée par Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales à Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’homme au Conseil de l’Europe, rendue publique le 2 novembre 2010.

[6] Claude Lévi-Strauss, Didier Éribon, De près et de loin, Odile Jacob, 1988.

23:25 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (67) | Envoyer cette note | Tags: discrimination positive, diversité, racisme, raffarin, sarkozy, jouanno, dugarry, thuram, blanc, fff |

07 janvier 2010

Soutien total à la Conférence des Grandes Écoles

On l’aura bien compris, la tentative actuelle d’introduction du critère « boursier » pour l’accès aux grandes écoles vise en réalité les enfants de l’immigration. Le critère « boursier » n’est en effet qu’un subterfuge pour masquer le recours à l’ethnie ou la race. Souvenons-nous que la Commission Veil avait refusé d’inscrire la « diversité » dans le Préambule de la Constitution…

J’ai déjà eu l’occasion d’aborder la question des examens et des concours dans Le puzzle de l’intégration ainsi que sur ce blog. Je ne reviendrai donc pas ici sur les tenants et les aboutissants des passe-droits : la suspicion qui s’abat sur les bénéficiaires de mesures dérogatoires ; l’indispensable légitimité qui aide à la construction d’un sentiment de confiance en soi ; les ressentiments que peuvent éprouver ceux qui ont été écartés, bien que disposant d’un meilleur niveau, au profit d’une personne moins douée ; l’illégalité de la discrimination positive ; l’abandon des classes moyennes ; la rigueur nécessaire dans la formation des ingénieurs appelés à construire des avions, des trains...

Le système des grandes écoles est l’un des rares pans de notre système éducatif qui fonctionne encore, et il faudrait que nos élites le torpillent aussi ? Je rappelle que les copies des concours sont anonymes. Pourquoi imposer un critère qui n’a strictement aucun rapport avec les savoirs ? Au lieu de vouloir abaisser les exigences, nous devons, bien au contraire, les maintenir et sensibiliser les étudiants au fait qu’ils doivent être encore plus investis dans leurs apprentissages que ne l’étaient leurs aînés, car pèse à présent fortement sur eux l’avenir de notre économie, donc de notre modèle social du fait de la mondialisation. Nous devons exiger le meilleur pour la France. Je suis sidérée par la mauvaise foi et l’inconséquence de ceux qui veulent absolument abonder dans le sens du nivellement par le bas de notre système éducatif. J’apporte mon total soutien à la Conférence des Grandes Écoles !

Notre pays n’a aucune chance de s’en sortir dans la mondialisation, s’il n’ancre pas notre société dans l’innovation. Avoir en permanence un train d’avance dans la conception des nouveaux produits devient vital pour la France et pour l’Europe. C’est la seule voie qui nous permettra de créer de nouveaux emplois ainsi que de la richesse. Pour cela, nous devons veiller à ce que la démocratisation de l’enseignement soit réelle, et non factice. Les grandes écoles ont pour mission de former des têtes aussi bien faites que possible, et non de pallier les déficiences de l’État qui aura été incapable d’aider les enfants des familles défavorisées quand il était encore temps, à savoir dans les premières années de leur cursus scolaire.

Bien sûr, nous ne pouvons le nier, il existe un différentiel énorme entre les élèves qui ont eu la chance de naître dans une famille où les parents sont conscients de leurs responsabilités et les assument, et ceux qui ont vu le jour dans une famille où les enfants sont livrés à eux-mêmes et doivent pousser, seuls, tels des champignons dans la forêt. Pour réduire ce différentiel, c’est très tôt que l’État doit intervenir pour pallier les négligences et déficiences des parents, et non à l’entrée dans l’enseignement supérieur.

Environ 190 000 jeunes sortent chaque année de notre système éducatif sans aucun diplôme, et l’urgence serait de faire entrer 30% de boursiers dans les grandes écoles ? C’est cela qui empêcherait le paquebot France de continuer de sombrer ?

Depuis des années, une grande partie de l’énergie de notre pays est accaparée par les questions qui tournent de près ou de loin autour de l’échec de l’intégration des dernières vagues d’immigration : école, emplois des jeunes, sécurité, aides sociales... Pas un jour ne passe sans que les médias n’évoquent ce sujet, directement ou indirectement. Combien de milliards ont-ils déjà été dépensés, et pour quels résultats ? Les Français ont le droit de savoir.

Comment faire accepter à l’opinion publique des flux migratoires au nom desquels une grande partie de notre classe politique s’évertue, depuis des années, à vouloir tirer la France vers le bas ? L’immigration, une réelle chance pour la France ?

Si les flux migratoires avaient entraîné notre classe politique à proposer, pour faciliter leur intégration, des solutions qui tirent la France vers le haut, la situation serait profondément différente, et dans le bon sens. Nos politiques seraient bien avisés de réfléchir avant d’émettre des propositions qui ne font que dégrader l’image de l’immigration extra-européenne ; car jamais les flux d’immigration intra-européens n’avaient conduit l’État à imposer à la France des mesures de régression dont chaque jour apporte son lot : aujourd’hui la volonté de faire disparaître l’excellence dans notre système éducatif, hier la dégradation des conditions de transmission des savoirs dans certains territoires de la République, l’abdication sur le respect des principes républicains... Jusqu’où iront-ils ?

10:17 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags: grandes écoles, discrimination positive, méritocratie |

05 octobre 2009

Illustration...

En guise d'illustration de mon précédent billet, voici une prochaine conférence à laquelle participeront ministres et hauts représentants de l'UMP.

Lors de ces conférences, il n'est question que du sort des « élites » (représentation des personnes issues de l'immigration à l'Assemblée nationale, dans les hautes fonctions de l'entreprise…) Dans les faits, ces personnes ne travaillent pas pour aider les enfants issus de l'immigration à réussir, mais bien pour se trouver elles-mêmes des affectations haut placées… Nous devons faire prendre conscience que le sort des élites importe peu, et que c'est véritablement celui de la masse qui pose problème !

Notez bien la ruse : les tenants de la diversité recourent désormais à des opérations jumelées ; ici, ce sera avec la question de la parité hommes-femmes.

 


Par Les Marianne de la diversité :

Fadila MEHAL, Présidente-Fondatrice des Marianne de la diversité, et Soumia MALINBAUM, présidente de l’AFMD (Association Française des Managers de la Diversité) vous convient au colloque :

“La parité et la diversité dans l’entreprise : une égalité (encore) sous condition”

Animation de Nadia BEY, journaliste à Radio Orient

Vous trouverez ci-dessous le programme prévisionnel de cet événement qui se tiendra le lundi 12 octobre 2009 à 13h30 à l’Assemblée Nationale, salle Colbert, 126, rue de l’université Paris 75007 (métro : Invalides)

Quelles avancées pour les femmes dans l’entreprise, quels progrès a-t-on enregistrés depuis 5 ans, en matière de promotion et de représentation dans les COMEX, dans les conseils d’administration des grandes entreprises et les médias ?

A partir du rapport de Brigitte Grésy, inspectrice des affaires sociales, remis en juillet à Xavier Darcos, ministre du travail, pour préparer la négociations avec les syndicats, les Marianne de la diversité, en partenariat avec l’AFMD, organisent un colloque pour faire le point sur cette question.

Femmes chefs d’entreprises, syndicalistes, institutionnels, ils seront tous présents ce 12 octobre à 13h30 à la salle Colbert de l’ Assemblée Nationale.



10:16 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags: diversité, copé, darcos, morano |

16 janvier 2009

Docteur Jekyll, ou Mister Hyde ?

Pour moins que ça, on en perdrait son latin !

17 décembre 2008 : Le Président de la République nomme Yazig Sabeg « Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances » et le charge de mettre en œuvre la discrimination positive, politique qui est la négation absolue du principe républicain d’égalité inscrit dans le Préambule de la Constitution du peuple français. Il signe ainsi sa volonté manifeste de rompre avec le modèle républicain français.

14 janvier 2009 : Suite à la multiplication sur le territoire français d’incidents liés au conflit israélo-palestinien, le Président de la République déclare : « L’indivisibilité de la République est une règle fondamentale […] La France est un pays ouvert qui s’honore d’accueillir sur son territoire des personnes qui amènent beaucoup et depuis des générations, mais nous n’avons pas l’intention de changer notre modèle républicain. »

Alors, à qui avons-nous véritablement affaire ?

22:37 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags: sarkozy, principes |

05 janvier 2009

Les pépites de l’émission de BFM

Retour sur l’émission de BFM du 22 décembre ; en voici quelques pépites.


1) Au sujet des Français qui discrimineraient

Patrick Simon, socio-démographe à l’INED : « Quand on parle des concours par exemple, on a fait un travail d’enquête autour des concours à la haute fonction publique, un concours anonyme complètement, avec un jury qui vient ensuite compléter l’épreuve écrite. Eh bien la bonne nouvelle, c’est qu’au moment du concours, au moment du jury à l’oral et quand on reçoit les candidats, y’a pas vraiment de différence qui se fait en fonction de l’origine, ça c’est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle c’est qu’à l’écrit, à l’écrit, les personnes d’origine immigrée réussissent moins bien que les autres alors même qu’elles ont les diplômes, alors même qu’elles ont les formations de qualité et qu’elles réussissent très très bien les épreuves techniques. Là où elles se font avoir c’est sur la culture générale. »

Nous avons ici la démonstration que « l’élite » sait parfaitement que les Français ne sont pas racistes, et que la cause de l’échec des personnes issues de l’immigration est imputable à d’autres raisons que des discriminations dont les Français de souche se rendraient coupables. Patrick Simon de l’INED le précise bien, lorsque des personnes d’origine étrangère échouent aux concours de la fonction publique, c’est en raison de leurs lacunes en culture générale. Ne trouvez-vous pas inadmissible que le gouvernement ait fait sauter le pré-requis de la culture générale aux concours de la fonction publique, alors qu’un fonctionnaire français est censé représenter, aux yeux du public, l’État français ?


2) Les arrière-pensées du Président de la République

Édouard Pellet, délégué à la diversité de France Télévisions : « lorsque le Président de la République a lancé la mission Veil, le 8 janvier, son arrière-pensée c’était bien de commencer par la diversité ethnoculturelle pour développer toutes les autres. »

Cette arrière-pensée du Président de la République, Luc Ferry l’avait également évoquée dans le journal du matin de France Culture, le 21 novembre dernier :

« Quand je vois, nous, avec Olivier Duhamel, dans la commission présidée par Balladur de la réforme des institutions, nous avions refusé de nous occuper du préambule de la Constitution parce que nous savions en fait que derrière cette mission, il y avait la volonté d’introduire de la diversité, c’est à dire de la discrimination positive dans le préambule de la Constitution et nous ne voulions pas le faire, en tout cas majoritairement dans la commission. Nous ne voulions pas le faire et c’est pourquoi le Président de la République a nommé Madame Simone Veil pour justement tenter d’introduire cette fichue discrimination positive dans le droit français et je pense que c’est honnêtement une catastrophe ! »


3) La dissonance identitaire responsable de l’échec de l’intégration

À ceux qui doutent encore du fait que le malaise de nombreuses personnes issues des dernières vagues d’immigration trouve sa principale source dans leur propre trouble identitaire (j’utilise dans mon ouvrage le concept de dissonance identitaire) :

Édouard Pellet : « Cette action positive, il eût fallu qu’ici, en France, on la prenne en compte. On ne la prend pas en compte. Pourquoi ? Parce qu’on préfère rester dans la logique de l’hypocrisie. Je m’explique : on peut être fier d’être d’origine auvergnate, mais pas d’être d’origine algérienne comme moi en étant très bleu-blanc-rouge, très français. Y’a quand même un truc qui ne tourne pas rond. Il ne faut pas toucher, paraît-il, il y a toute une logomachie, une logorrhée qui s’est instituée autour du système : ne touchons pas au sacré principe de l’égalité. » […]

« Pour les jeunes maintenant, c’est ce déracinement-là. Ils ne sont plus, j’allais dire, ils n’ont plus ce bout de racine parce qu’on essaie de les maintenir systématiquement dans la logique française laïque et principielle alors qu’en réalité les choses se situent ailleurs… Moi quand j’avais onze ans, au lycée Condorcet, le jeudi après-midi, pour que le lien soit maintenu avec ma culture d’origine, était assuré par un pion qui me parlait de l’histoire de l’Algérie, de l’Afrique du nord et qui me parlait en Arabe. Le jeudi après-midi, il devait ça à l’État ce pion-là… L’Éducation nationale est carente dans ce domaine-là. Depuis quelques années elle est carente… »


4) La menace qui pèse sur l’héritage français

Édouard Pellet : « On a le droit, on a le devoir, comme untel peut être d’origine auvergnate, pourquoi me nier mon origine algérienne ? Dès qu’on touche à ça ou à l’Afrique parce qu’il y a le problème de la couleur de peau, le référentiel couleur de peau n’existe pas dans la tradition française, on est indigène ou autochtone, grosso modo. Chez les Anglo-Saxons c’est plus simple, comme la religion d’ailleurs, c’est un référentiel qui existe chez les Anglais, chez nous pas. Donc on a le droit de se revendiquer d’une origine d’ailleurs sans être stigmatisé, sans s’estimer réduit et ça permettrait, à ce moment là, d’avancer par la voie de l’action positive pour que ce pays redevienne ce fléau [sic] de l’égalité qu’il n’est plus tout à fait. »

« Il y a un racialisme dans le fond culturel latent qui est hérité de la fin du XIXe siècle, qu’on le veuille ou pas, hein ? Hérité de Victor Hugo, et ce racialisme fait que dans l’inconscient collectif on considère l’autre dans sa différence ethno-raciale ou ethnoculturelle n’est pas à niveau avec nous. On n’en est pas sorti de cette logique, alors pour lutter contre ces mentalités, pour essayer de rétablir l’égalité pour tout le monde il faut des actions volontaires. »


5) Le refus de respecter les principes qui font Français, entre autres ceux de l’égalité républicaine et de la laïcité, est clairement assumé

Édouard Pellet : « À France Télévisions, on a infléchi les principes précisément sans le dire, et c’est une politique qui a été cooptée par, imaginez chez nous, au sein du groupe France Télévisions la vigilance des syndicats, surtout et notamment sur ce principe de l’égalité et le principe de laïcité et toutes ces politiques volontaires, elles vont se traduire dans la loi puisque dans la loi sur l’audiovisuel nous avons introduit un certain nombre d’amendements dont deux d’entre eux qui introduisent la notion d’ethnoculturel et vont pouvoir permettre, comment dire de légitimer cette démarche qu’on avait engagée. »

À titre d’éclairage, voici un extrait de l’article premier de la loi sur la communication audiovisuelle et du nouveau service public de la télévision à laquelle Édouard Pellet fait référence, loi qui vient d’être votée par les Députés « à l’insu de leur plein gré » et qui arrive sur les bancs du Sénat le 7 janvier :

« France Télévisions reflète dans sa programmation la diversité, notamment ethnoculturelle, de la société française et veille à engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes. »


6) Perpétuité de la discrimination positive

Édouard Pellet : « Moi, en tant que citoyen, je suis favorable à ce qu’il y ait un moratoire. Il faut qu’il y ait un débat public : ne doit-on pas mettre un moratoire sur l’article 1 de notre Constitution, pendant combien de temps ? Quatre ans, cinq ans, vingt ans, une génération ? J’en sais rien ! C’est ce débat public qui devrait permettre de faire avancer la France dans une voie qui correspondrait plus à sa vocation de carrefour des cultures et des hommes. »


Conclusion : « Faire avancer la France » ? Beaucoup de ce qui est entrepris aujourd’hui fera terriblement régresser la France. Rendez-vous compte, à l’heure où la France devrait concentrer toute son énergie et celle de son peuple à innover pour se frayer un véritable chemin dans la mondialisation, le temps, les deniers publics et l’énergie qui sont dépensés à tuer le mérite républicain, jusqu’à aller supprimer certaines épreuves de vérification des connaissances dans le recrutement des enseignants qui formeront les générations futures. Tout cela fera régresser la France jusqu’à en faire un pays sous-développé et croyez-moi, je sais de quoi je parle !

Si les dernières vagues d’immigration, otages de leur dissonance identitaire, n’avaient pas trouvé de merveilleux collaborateurs au sein des équipes dirigeantes en place, la France ne se trouverait pas dans une situation aussi périlleuse.

22:50 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags: sarkozy, discrimination positive, bfm |

17 décembre 2008

Commission Veil sur le préambule de la Constitution

Mes chers lecteurs,

Maintenant que les conclusions de la commission Veil ont été rendues publiques, je souhaitais vous informer que j’ai été auditionnée par cette commission présidée par Madame Simone Veil. Mon audition s’est remarquablement bien passée. J’ai senti en face de moi des personnalités qui portaient en elles le seul vrai amour qui compte pour notre pays ; l’amour désintéressé. Je ne saurais vous transcrire la beauté du regard de Madame Veil ; cette beauté que seule peut conférer la grandeur d’âme.

Je n’ai pas encore lu le rapport qui devait, comme à toutes les personnes qui ont été auditionnées, m’être adressé par l’Élysée dès aujourd’hui. Dès que je l’aurai en mains, je vous en parlerai. Je n’ai en effet, pour l’instant, accès qu’à des bribes publiées par la presse.

Comme vous l’aurez déduit de vous-même, le Président de la République a décidé d’aller à l’encontre des recommandations de la commission Veil dont il connaissait le contenu avant qu'il ne soit rendu public. Il a poussé l’affront jusqu’à organiser une conférence en ce sens dans la foulée de la remise du rapport par Madame Veil; de toute évidence, pour que la presse relaie en boucle ses décisions et néglige le rapport Veil. La stratégie a remarquablement bien fonctionné. Souvenez-vous, en comparaison, du battage médiatique dont avait bénéficié le rapport de Jacques Attali !

Bien entendu, les termes « critère social », «  boursier », ne sont là que pour masquer la discrimination positive, car c’est bien de cela qu’il s’agit ; la nomination de Monsieur Yazid Sabeg, apôtre de ce poison que dénonce Barack Obama, en est une démonstration supplémentaire s’il en fallait encore.

Ce soir, je veux partager avec vous ma détresse. Je ne veux pas vous cacher que j’ai pleuré en réalisant que les Français étaient orphelins, et qu’ils devaient d’urgence se trouver un père protecteur ou une mère protectrice, ou à défaut se serrer très fort les uns contre les autres en vue de former une véritable digue qui protègera la France !

Hannah Arendt : « La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble. »

21:24 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags: veil, sarkozy, discrimination positive, préambule |

24 novembre 2008

Luc Ferry : « la discrimination positive est une catastrophe ! »

Le philosophe Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, membre de la commission Balladur sur la réforme des institutions, était l’invité du journal du matin de France Culture le 21 novembre dernier.

Il a tenu des propos très forts et des plus encourageants pour tous ceux qui continuent, malgré le parti pris des médias, de défendre la nécessité de mettre en échec les politiques qui travaillent à communautariser encore davantage la société française :

« Je crains quelque chose de pire. Le vrai risque aujourd’hui, c’est ce que j’appellerais la constitutionnalisation des communautarismes, de la fragmentation sociale. Je pense que la discrimination positive, l’effet Obama, va relancer cette affaire de discrimination positive. Là, il y a un vrai danger, parce que constitutionnaliser les communautés, ce qu’on appelle la “diversité” entre guillemets on reste dans le flou, on va en effet abandonner la tradition républicaine à laquelle je suis très attaché. Non pas parce qu’elle est française. Je m’en fous qu’elle soit française. Ce n’est pas le problème. S’il y avait une tradition française qui n’est pas bonne, bien il faudrait la changer. On avait la tradition française de ne pas donner le droit de vote aux femmes, on l’a changée. Bon, ce n’est pas parce que je suis Français que je suis attaché à l’idée républicaine. C’est parce que le principe républicain est à mon avis le seul qui permet véritablement l’intégration réussie et qui évite en effet la fragmentation sociale.

Quand je vois, nous, avec Olivier Duhamel, dans la commission présidée par Balladur de la réforme des institutions, nous avions refusé de nous occuper du préambule de la Constitution parce que nous savions en fait que derrière cette mission, il y avait la volonté d’introduire de la diversité, c’est à dire de la discrimination positive dans le préambule de la Constitution et nous ne voulions pas le faire, en tout cas majoritairement dans la commission. Nous ne voulions pas le faire et c’est pourquoi le Président de la République a nommé Madame Simone Veil pour justement tenter d’introduire cette fichue discrimination positive dans le droit français et je pense que c’est honnêtement une catastrophe ! »

21:49 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags: ferry, sarkozy, balladur, veil, discrimination positive, diversité, communautarisme |

09 novembre 2008

Offensive sur la République française : ils sortent l’artillerie lourde !

Aujourd'hui a paru, dans le Journal du Dimanche, un tir d'obus sur les principes qui constituent le socle des valeurs fondamentales qui sculptent la société française. L'offensive est menée par Yazid Sabeg, un richissime homme d'affaires d'origine algérienne. Il est escorté par Carla Bruni-Sarkozy, qui figure en première page du journal.

Après une menace à peine voilée à la France, « Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de la Marseillaise aux rappels à l'ordre civiques qui restent vains et incompris », l'appel de Yazid Sabeg met notre pays en accusation : « Mais quelle conception de l’homme faut-il se faire pour accepter que l’élite économique, politique, sociale, y reste une chasse gardée ? », pour finalement sommer la République française d’abandonner l’égalité républicaine, pour lui substituer un système de privilèges à la naissance, selon l'origine ethnique ou raciale.

Voici les termes contenus dans la pétition, derrière lesquels se cache très habilement la discrimination positive :

  • égalité réelle
  • politiques résolument volontaristes pour l’équité et la diversité
  • actions positives
  • systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires
  • inciter fortement les employeurs et le premier d’entre eux, l’État, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat [traduisez : mettre en place des quotas basés sur les statistiques ethniques et raciales]
  • soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l’égalité réelle et de la diversité

Devant cette offensive d’ampleur inégalée, dans laquelle l’épouse du Président de la République française utilise sa position pour soutenir une pétition qui dénigre ouvertement la France, une entreprise qui vise à diviser les Français et les trier selon leur origine ethnique et raciale – division porteuse du ferment d’affrontements ethniques et raciaux dans notre pays, j’en développe les raisons en long et en large dans Le puzzle de l’intégration ;

devant cette offensive dans laquelle le Président du groupe des Députés UMP, Jean-François Copé, apporte sa signature à une pétition dont le but est d’enterrer le pacte républicain qui lie tous les Français ;

à la veille de la réception par le Président de la République d’une association qui a basé tout son combat politique sur la nécessaire repentance de la France, j’ai nommé le Conseil Représentatif des Associations Noires ;

il devient urgent et de la plus haute importance que chaque citoyen français, dans le calme et avec une sérénité déterminée et de chaque instant, relève la tête avec fierté, et s’engage pour aider la France – le bien le plus précieux que nous avons la responsabilité de léguer pacifié à nos descendants – à faire barrage à toute tentative de déstabilisation ! Oui, chaque Français, car les communautaristes sont désormais très puissants. Ils ont investi toutes les sphères du pouvoir médiatique et politique. Les trois pages du JDD nous démontrent que nous n’avons pas affaire à des individus esseulés aux faibles moyens.

Nous réussirons, car nous n’avons pas d’autre choix. Nos élus ont pour mission première de veiller sur nos fondamentaux. Allez vers eux. Ils ont aussi besoin de notre soutien afin de résister aux pressions qui s’exercent sur eux.

12:38 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags: jdd, bruni, sarkozy, sabeg, copé, discrimination positive, égalité réelle |

06 novembre 2008

Doux aux oreilles et si chaud au coeur !

Tandis qu‘un déluge de sottises, d‘opportunisme et d‘ignorance s‘abattait sur la France ces dernières heures, j‘ai entendu quelques paroles porteuses d'espoir qui ont résonné si doux à mes oreilles et ont enveloppé mon coeur d‘une si réconfortante chaleur, que j‘aimerais les partager avec vous :

Commentaire politique de Christophe Barbier sur LCI : « Il faut surtout bien écouter, ce matin, le discours de Barack Obama : du 27 juillet 2004, quand il parle à la convention américaine qui investit John Kerry, jusqu‘au 4 novembre 2008, il dit la même chose : “Je ne suis pas un candidat noir. Je ne suis pas un candidat de l'Amérique noire. Je ne suis pas le remords de l'Amérique pour l'esclavage. Je suis Américain et c‘est plus qu‘être Blanc ou Noir !” C'est ce discours-là qu'il faut adapter à la réalité française. Il faut que la communauté noire, tout en étant extrêmement revendicative, tourne le dos à tout discours communautariste pour revenir vers un discours d‘intégration et d‘union nationale ; tourne le dos à tout discours de repentance pour aller vers un discours d‘espérance. C'est ça la leçon Obama ! »

Dominique de Villepin dans le journal de 13 heures de France 2 du 5 novembre : « Je ne crois pas que la discrimination positive soit la solution. Elle ne l‘est pas aux États-Unis, donc je ne crois pas qu'on puisse transposer des systèmes qui souvent n‘ont pas donné les résultats que l‘on espérait dans le pays même qui les a créés. »

00:51 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags: villepin, barbier, discrimination positive, repentance |

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