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16 décembre 2008

Le Club XXIe siècle

Quelle est la mission du Club XXIe siècle ?

Laissons la parole à Rachida Dati :

« Je me sers de mon carnet d’adresses. J’aide aussi des Marocains résidant en France à régler certains problèmes. J’ai créé le Club XXIe siècle avec des personnes d’origine maghrébine qui aident les gens de très haut niveau à être visibles dans la société française » ; « Mon rapport avec le Maroc est constant et permanent […] Je suis toujours allée au Maroc en disant “on est votre première vitrine”. Peut-être considèrent-ils qu’on n’est pas assez malléables. C’est dommage, ils [les pouvoirs politiques marocains, NDLA] se privent d’une vraie représentation » ; « Moi, je donne pour le Maroc, j’aimerais aussi un peu de retour. J’ai toujours entendu dire au plus haut niveau de l’État [marocain, NDLA] qu’on était les bienvenus et qu’on était des Marocains. Tant que ce discours ne sera pas contredit, je continuerai à me battre pour mettre le pied dans la porte de ce pays ».[1]

Rama Yade est également passée par le Club XXIe siècle, dont elle a été vice-présidente.

Imaginons un seul instant les réactions d'indignation, et à juste titre, que provoquerait la création d'un tel club pour favoriser l'ascension de Français de souche européenne. Je crois que notre société a perdu sa boussole ; retrouvons un peu de cohérence !

Voici à présent quelques extraits du livre d’Hakim El Karoui, président du Club XXIe siècle, L’avenir d’une illusion :

« Aujourd’hui, le bouc émissaire, ce sont les Arabes. Demain, ce seront peut-être les Noirs ou les Chinois. Les Arabes, parce qu’ils portent encore une différence (leur nom, leur religion) mais aussi et surtout parce que la société française se rend compte qu’ils sont de moins en moins différents. Leur différence apparaît alors d’autant plus importante qu’elle est finalement de plus en plus résiduelle. […] Ainsi, plus les « étrangers » ressemblent aux Français, plus ils peuvent attirer la violence sur eux, comme les juifs allemands dans les années trente, qui n’avaient jamais été autant « allemands » et « menaçaient » alors de se confondre avec les « vrais Allemands ». Ce que le groupe majoritaire leur reprochait, c’était de trop leur ressembler !

Jacques Attali dit qu’en France, « les musulmans seraient coupables de tous les maux de la société française comme, dans la première partie du XXe siècle, les juifs étaient coupables de tous nos problèmes ». Les immigrés et donc particulièrement les Maghrébins et la société française sont donc dans une relation triple de violence fondamentale. D’une part, la progression du même au sein de la société d’accueil produit de la violence rejetée vers les immigrés institués en Autre, malgré leur dénégation : « on est des Français comme les autres ! » D’autre part, l’aspiration des immigrés à l’assimilation par la société d’accueil produit de la rivalité mimétique et donc de la violence de la part de la société d’accueil ainsi concurrencée par des « nouveaux », donc des « illégitimes » : « prouvez-nous encore que vous êtes français. » Enfin, la transition anthropologique produit de la violence symbolique qui perturbe profondément les comportements et les consciences. »

Voici, mes chers lecteurs, le genre de thèse qui a réussi à infilter au plus haut niveau le pouvoir politique en France, et est en passe de faire abjurer à la France son identité républicaine. Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce club, sa page Wikipedia vous donnera un aperçu du gotha de la politique qui y a été reçu. Nous n’avons pas affaire à de simples amateurs, mais à des professionnels de très haute voltige. C’est la raison pour laquelle je continue de penser que les citoyens français, qui sont dans leur immense majorité des Républicains, doivent désormais devenir actifs et porter au sein de tous les partis politiques le combat de la défense des principes qui sculptent l’identité française.

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[1] Youssef Lahlali, « Une Marocaine place Beauvau », Libération Casablanca du 31 août 2006.

23:50 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags: dati, yade, club xxie siècle, el karoui, communautarisme |

14 décembre 2008

Atmosphère, atmosphère…

Vous pouvez réécouter ci-dessous l’émission Répliques d'Alain Finkielkraut sur France Culture à laquelle je viens de participer, sur le thème « Insertion et intégration : les subtilités de l’assimilation ».

Partie 1 (durée: 25 min.)

Partie 2 (durée: 24 min.)

Pour vous donner une idée de l’ambiance qui régnait dans le studio : l’atmosphère y était, comparativement à d’autres plateaux que j’ai connus, glaciale, et ce n’est pas du tout à imputer au journaliste Florian Delorme dont j’ai apprécié le grand professionnalisme.

M. El Karoui, qui fait partie de « l’élite », a adopté une attitude que je qualifierais de mépris. C’était un peu comme s’il lui avait fallu des pincettes pour approcher une enfant du peuple, une femme de la caste inférieure…

Hors micro, il m’a quasiment traitée de « frontiste », évoquant d'ailleurs clairement le FN. J’ai répliqué que ce type d’insinuation n’avait aucune prise sur moi et que j’espérais bien que, dorénavant, les Républicains ne se laisseraient plus impressionner par les « ayatollah de la pensée » ; à savoir ceux qui, depuis 30 ans, utilisent le terme « raciste » comme une arme atomique pour empêcher toute « liberté de pensée et de jugement » de s’exercer en France, fille des Lumières. Il m’a également accusée de vouloir instrumentaliser ce sujet, ce à quoi j'ai répondu que je ne cherchais rien pour moi-même, et que si tel avait été le cas j’aurais répondu favorablement à certaines sollicitations politiques, que d'autres ont acceptées, pour fouler les tapis rouges au prix du reniement de leurs convictions républicaines. M. El Karoui a paru alors surpris. Les quelques mots que nous avons échangés lui ont fait réaliser que je n’étais nullement frontiste, pas même Sarkozyste puisque je ne suis pas communautariste, et il s’est adouci un peu. Je reviendrai prochainement sur le club XXIe siècle qu’il préside et que j’ai évoqué dans mon ouvrage, ainsi que sur certaines thèses qu’il développe dans son livre L’avenir d’une illusion.

Pour écrire Le puzzle de l'intégration, j’ai analysé, avec la plus grande vigilance, les discours et livres de très nombreux hommes et femmes politiques ces dernières années. Un homme politique a retenu toute mon attention, car au vu du sujet que j’ai traité dans Le puzzle de l’intégration, c’est lui qui à mes yeux porte avec la plus grande fidélité l’idéal français, sans jamais pour autant exprimer la moindre agressivité envers ceux qui ne sont pas Français. L’expression de son amour pour notre pays m’a parfois émue jusqu’aux larmes. Mon vœu serait qu’il accepte ma modeste contribution et que je puisse le rejoindre dans son combat politique au service de la défense de l'intérêt général. C’est de lui dont je me sens la plus proche. C’est donc à ses côtés que je serai la plus efficace. Mais comme je le dis très souvent, la question de la cohésion nationale transcende les clivages politiques traditionnels. Pour cela, il sera nécessaire qu’elle soit prise en considération par toutes les formations politiques.

20:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags: répliques, france culture, el karoui |