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06 mars 2012

François Hollande pieds et poings liés

François Hollande promet dans son programme d’instaurer le droit de vote des étrangers. Les étrangers que cible François Hollande sont essentiellement issus de cultures non européennes. Leur culture n’a de ce fait pas été sculptée par les différents mouvements de pensée, et aussi les batailles politiques, qui se sont succédé en France et en Europe au long des siècles derniers. Il est donc naturel que ces étrangers possèdent d’autres corpus de principes et de valeurs que celui des Français de souche européenne. Sur le terrain, dans tous les lieux de vie et en particulier à l’école, nous observons depuis déjà de nombreuses années la montée alarmante et effrayante des tensions et des crispations qui résultent de cette distance culturelle. Les étrangers ciblés par François Hollande ne sont pas des inconnus, puisqu’ils sont issus des mêmes sociétés que ceux que nos hommes et femmes politiques englobent sous le nom de « diversité ».

Voici ce que j’écrivais dans Immigration, intégration : le langage de vérité : « Ce serait une erreur que de considérer l’échelon politique local comme un enjeu mineur. C’est au niveau local que se déclinent les règles du bien-vivre ensemble. C’est à cet échelon que l’on décide ou non de se conformer aux principes républicains et aux valeurs de notre société. La politique locale est la déclinaison de la politique nationale. Elle doit de ce fait se conformer aux exigences des normes collectives françaises, traduction de l’identité française au quotidien. Il suffit pour le comprendre de se remémorer l’expérience de Martine Aubry, maire de Lille, qui en était venue à supprimer la mixité dans certaines plages horaires au sein d’établissements publics de la ville, en l’occurrence des piscines. Aussi la proposition d’octroyer le droit de vote aux étrangers : “Donnons le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires pour les élections locales”, parfois déguisée en concept de “citoyenneté élargie”, doit-elle alerter au plus haut point nos concitoyens. Comment expliquer, face aux défis que représentent les difficultés auxquelles notre société est confrontée, que l’on puisse proposer une dilution de la citoyenneté française ? »

François Hollande se retrouve, dans les faits, pieds et poings liés par une immigration qui vote massivement pour la gauche, comme l’ont mis en évidence différentes études. J’ai déjà eu l’occasion d’aborder ce point dans mes écrits et sur ce blog. C’est à la lumière de son amputation de liberté de pensée et de jugement que les citoyens doivent interpréter le refus de François Hollande de prendre en compte le viol de la laïcité que constitue le versement imposé d’une dîme aux consommateurs : « Enfin, l’ancien premier secrétaire du PS a fait mine de s’indigner de l’installation confirmée du chef de l’État sur les thématiques frontistes, avec étiquetage de la viande halal en tête de gondole. “Nous sommes dans une campagne présidentielle avec des enjeux majeurs. (…) Et on viendrait faire une campagne sur la viande halal, parce que Marine Le Pen serait la première à en parler ?” “J’ai trop de respect pour la filière de la viande de notre pays”, a clamé M. Hollande, qui assure : “Ce n’est pas des sujets sur lesquels nous devons débattre, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun problème.” »

Vous vous trompez lourdement, Monsieur Hollande. Non seulement vous devez refuser la dérobade et accepter de débattre de ce qui constitue, au regard de l’histoire du peuple français, une terrible régression, mais vous devez de surcroît, puisque vous prétendez présider au destin de ce même peuple français, lui apporter la garantie que vous veillerez au respect de sa Constitution dont l’article 1er stipule que la France est une République laïque. Doit-on vous rappeler que la dîme a été abolie à la Révolution française ?

Aujourd’hui, votre programme comprend des points qui contribueront, à coup sûr, à mettre en danger notre cohésion nationale et rendront possible l’anéantissement de progrès souvent conquis dans le sang et les larmes. C’est le cas de la laïcité. C’est aussi le cas de l’émancipation des femmes. Vous n’avez pas le droit de faire l’impasse sur la pression qui s’exercera sur les élus locaux à cause de votre droit de vote des étrangers, et qui viendra renforcer celle qu’ils subissent déjà du fait du défaut d’intégration de nombreux enfants issus de l’immigration : « Mais il demeure un fait indéniable que désormais, et même en intégrant la concurrence entre associations musulmanes qui segmentent le réservoir de voix concernées, le facteur islamique est devenu l’un des éléments du vote – à Saint-Denis comme dans de nombreuses autres villes à habitat populaire comportant les mêmes caractéristiques socio-démographiques. (…) Le marché du halal dans l’Hexagone constitue ainsi un analyseur privilégié de l’expression de l’islam de France au début du XXIe siècle. Revendication identitaire qui s’est structurée au moment où les musulmans s’y sédentarisaient, née avec la venue des mères qui rejoignaient en France les pères travailleurs immigrés, et y voyaient une continuité par rapport aux usages du bled, elle a été reprise par la génération née et éduquée en France, de nationalité française, qui s’insérait par ailleurs à la société globale par le marché de la consommation.[1] »

À deux jours du 8 mars, journée de la femme, vous ne pouvez aujourd’hui prétendre en être un défenseur, car c’est une certitude, l’octroi du droit de vote aux étrangers conduira à la régression des droits des femmes et au recul de la mixité, comme cela s’est produit avec l’aménagement des horaires des piscines à Lille. Cette question est malheureusement bien loin d’être anodine, car elle révèle tout du regard porté sur la femme, laquelle peut se trouver réduite, malgré elle, à un objet sexuel.

Autre extrait d’Immigration, intégration : le langage de vérité : « Aucun autre sujet que celui de la femme, du regard que l’on porte sur elle, du degré de liberté qu’on lui consent, de la place qu’on lui octroie au sein d’une communauté, ne peut mieux mettre en lumière le ressort de l’identité d’un groupe. Aucun autre sujet ne peut mieux illustrer la difficulté du processus d’intégration qui doit conduire un non-Européen à s’intégrer à un peuple de culture européenne. La condition faite à la femme dessine, de manière concrète, le gouffre qui sépare une majorité des personnes issues de l’immigration récente et les Français de culture européenne. Aucun autre sujet ne peut mieux mettre en lumière la capacité de la personne à s’émanciper de la tutelle de son groupe pour développer l’effort que commande toute insertion dans une société culturelle autre que la sienne. Aucun autre sujet que celui de la femme ne peut aussi facilement mettre en évidence la réussite ou l’échec de l’intégration à la communauté française. Selon l’anthropologue Emmanuel Todd, “au cœur du système familial, le statut de la femme, bas ou élevé, est essentiel. D’abord, parce qu’il définit en lui-même un aspect de l’existence sur lequel les peuples ne sont guère prêts à transiger (…)[2]”. C’est la question de la femme qui révèle tout de la construction sociale, du regard qui est porté sur l’être humain et du contenu des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. »

Contrairement à François Hollande, Ségolène Royal avait eu le courage, sur certains sujets, de prendre ses distances avec le Parti Socialiste. C’est une fille de militaire, et elle en a très vraisemblablement conservé un patriotisme et un sens de l’intérêt supérieur de la Nation.

Existe-il pour l’avenir d’un peuple sujet plus crucial que celui de l’indépendance de décision ? Non ! Monsieur Hollande, vous semblez bel et bien pieds et poings liés. Aussi, je voulais vous dire, moi, l’enfant d’une immigration pour laquelle vous semblez prêt à sacrifier des principes et valeurs qui m’ont fait choisir la France, que vous me faites à présent peur, très peur !

____________________________

[1] Gilles Kepel, « Quatre-vingt-treize », Gallimard, janvier 2012. ↩

[2] Emmanuel Todd, « Le Destin des immigrés », Seuil, 1994. ↩

18:38 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags: hollande, royal, laïcité, halal |

01 décembre 2011

Pierre Bergé : « Je ne les respecte pas, pas plus qu’ils ne nous respectent »

Le 1er octobre dernier, j’ai assisté à la remise du prix de la laïcité du Comité Laïcité République, qui a été décerné cette année à Natalia Baleato, directrice de la crèche Baby Loup. J’ai beaucoup apprécié le discours prononcé par Pierre Bergé. Aussi, je souhaiterais pouvoir le partager avec vous. Je vous recommande de l’écouter avec beaucoup d’attention.

En voici un extrait : « Je regrette de dire qu’aujourd’hui, la laïcité est menacée et qu’il faudrait combattre nos adversaires. Moi, je ne suis pas là pour leur dire “nous vous respectons”. Non ! D’abord, je ne les respecte pas. Pas plus qu’ils ne nous respectent […] »

Vous trouverez sur le site du Comité Laïcité République les interventions d’autres orateurs. J’ai trouvé celui d’Anne Hidalgo tout simplement sidérant. À un moment, je me suis frotté les yeux pour m’assurer que c’était bien un membre de l’équipe politique du parti socialiste de Paris qui s’exprimait là. Un seul mot me vient à l’esprit, c’est celui de Bossuet : « Dieu rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. » Ou alors, c’est peut être que leur main gauche ignore ce que fait leur main droite. À moins que ce ne soit le cynisme qui tienne lieu de boussole en politique. Bref !

Je vous laisse à présent découvrir l’intégralité du discours de Pierre Bergé :

11:09 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (73) | Tags: laïcité, pierre bergé |

27 octobre 2011

Ami, entends-tu…   Ohé, partisans…

Ce matin, je me suis réveillée habitée d’une sourde angoisse. Pourtant, le 12 septembre dernier, en quittant la Cour d’appel de Versailles, j’étais très confiante. Je me disais « c’est bon, c’est gagné ! » Mais ce matin, j’ai pris peur. Si Baby Loup perdait, alors ce serait le raz-de-marée.

Le téléphone a sonné en début d’après-midi. Lorsque j’ai raccroché, des larmes ont inondé mon visage. Ce n’était pas des larmes de joie. C’était des larmes de colère d’avoir aujourd’hui à défendre le bien le plus précieux du peuple français, la digue qui protège la France de la montée des eaux troubles de la discorde ; ces eaux que tant d’élites politiques, médiatiques et intellectuelles participent à faire monter.

Si la France est aujourd’hui menacée, c’est parce que les hommes et femmes politiques ne font pas respecter la Constitution et ne la respectent souvent pas eux-mêmes. Il nous faut considérer cette victoire comme la première marche vers la grande victoire, celle qui verra les principes constitutionnels du peuple français de nouveau respectés sur le sol français.

Je voudrais dire merci à Natalia Baleato, directrice de la crèche Baby Loup. Cette femme est tout simplement extraordinaire ; une véritable chance pour notre pays.

23:45 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags: baby loup, laïcité |

02 juin 2011

BFM et LCI

Mardi était une journée médias, avec deux entretiens pour des revues dont je vous reparlerai au moment de leur parution, et deux émissions.

J’ai participé au 12-15 de BFM, diffusé simultanément sur BFM Radio et sur la chaîne de télévision BFM Business. L’émission d’Hedwige Chevrillon était présentée par la journaliste Caroline Brun. Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça fait d’être interviewée par de vrais journalistes qui sont là pour amener à la réflexion et au débat, et qui ne sont pas, comme trop de leurs confrères, des intégristes de la pensée unique tentant de faire trébucher tous ceux qui n’appartiennent pas à leur secte. Vous pouvez écouter l’émission ci-dessous :

En fin d’après-midi, j’étais invitée par Michel Field à réagir, sur LCI, au vote par l’Assemblée Nationale d’une résolution sur la laïcité. J’y ai rappelé, entre autres, que dès mars 2010, le Haut Conseil à l’Intégration avait, dans un avis sur la laïcité remis au Premier ministre et au Président de la République, demandé aux pouvoirs publics de se saisir sans tarder de ce sujet.

Oui, la situation est très grave, et elle empire de jour en jour sur le terrain, car une partie des populations de l’immigration se révèle dans l’incapacité de respecter un certain nombre de règles et de lois qui existaient bien avant son arrivée en France. Voilà comment l’accueil de populations pour cause de pauvreté s’est finalement mué, en raison du refus d’un grand nombre d’hommes et femmes politiques de faire respecter la République, en exigences de renoncement à des éléments centraux de l’identité française. La laïcité est un important facilitateur de cohabitation. Les personnes d’origine étrangère qui s’attaquent à la laïcité ne connaissent pas grand-chose à l’histoire culturelle et politique du peuple français. Elles ne savent donc pas que se dresser contre la laïcité produit un effet dévastateur.

Le peuple français possède sa propre identité. Le comparer au peuple américain sur cette question de la laïcité n’a aucun sens. Les Américains ne possèdent pas la même notion de vivre-ensemble. Le séparatisme est poussé à l’extrême sur leur propre sol. Les sourires sont de façade dans la vie publique, mais sitôt quitté l’espace public, les gens ne se mélangent quasiment jamais. Barack Obama a lui-même fustigé ce séparatisme et ce qu’il appelle l’impasse raciale.

Il vous faut également savoir que dans nos ministères se trouvent certaines personnalités très catholiques qui, pour certaines, n’ont toujours pas compris que la laïcité protégeait aussi les catholiques. Aujourd’hui, ces hommes et ces femmes parfois très influents empêchent d’agir au service de la laïcité et participent de ce fait à mettre le peuple français en danger.

Dans une réunion à laquelle je participais, il était question d’une grande entreprise du secteur des hautes technologies qui avait très vraisemblablement renoncé à promouvoir une femme au motif que certains hommes refusaient d’être dirigés par une femme. Des inspecteurs du travail signalaient que des petites entreprises, à effectif entièrement masculin, disaient ouvertement qu’elles ne recrutaient pas les femmes. J’aimerais bien que les signataires de la pétition sur le sexisme s’occupent des graves problèmes qui se posent de plus en plus à notre société, et qui menacent tous les acquis que les femmes n’ont obtenus qu’après plusieurs siècles de combats et de souffrances !

Voici des exemples de recommandations qui avaient été émises par le HCI en mars 2010 et qui, toutes, correspondent à des problèmes qui tendent à s’accroître sur le terrain :

- Faire respecter le principe de laïcité à tous les collaborateurs occasionnels du service public, (ce qui est déjà le cas des jurés d’assises, et les membres de jury de concours des fonctions publiques, mais pas, par exemple, des accompagnateurs scolaires des écoles, collèges et lycées publics) ;

- Interdire des signes ou tenues ostensibles religieux, à l’occasion des cérémonies de remise des ampliations de décrets de naturalisation en préfecture ou en mairie, à l’exception des autorités religieuses ;

Le Haut Conseil à l’intégration, dans son avis de 2007 sur la charte de la laïcité dans les services publics, avait repris à son compte les remarques des représentants des administrations préfectorales, de la Justice et de l’Éducation nationale principalement, qui, face à des manifestations caractérisées de prosélytisme, avaient fait part de leurs doutes juridiques et des difficultés rencontrées dans l’organisation des services et des cérémonies hautement symboliques d’accès à la citoyenneté française.

- Prohiber tous signes et tenues religieux au sein des assemblées délibérantes des collectivités publiques. Si les élus jouissent d’une pleine liberté d’expression au sein de ces assemblées, le Haut Conseil propose, qu’en tant que représentants de l’ensemble des citoyens, ils n’y manifestent pas de manière visible leur appartenance.

- Développer à l’école une pédagogie de la laïcité. L’école est le lieu privilégié des apprentissages des valeurs républicaines en général, et de la laïcité en particulier. Or, il apparaît que les personnels d’éducation et les enseignements sont de plus en plus souvent l’objet de contestations de nature religieuse. Le Haut Conseil à I’intégration demande que la laïcité soit enseignée comme valeur citoyenne fondamentale mais aussi que les personnels soient formés pour assurer un enseignement et un encadrement scolaire laïque. Cela les aiderait à répondre aux mises en cause des contenus d’enseignement.

- Inviter les autorités universitaires à compléter leur règlement intérieur afin que, pendant les cours :

  • soit renforcée la liberté de l’enseignement et de la recherche en les soustrayant à toute tentative de contrôle ou de main mise par des pressions religieuses ;
  • soit interdit le prosélytisme manifeste ;
  • et que soient préservés la mixité et le respect de l’égalité hommes / femmes.

- Affirmer l’impossibilité de choix du médecin dans les services hospitaliers d’urgence. Face au principe général de liberté de choix du médecin, certaines circonstances, et tout particulièrement l’urgence, imposent la limitation de ce principe au nom du bon fonctionnement du service public.

- Inviter les maires à faire respecter la liberté de circulation sur le domaine public. À cet effet, le Haut Conseil rappelle aux maires qu’ils disposent d’un pouvoir d’autorisation, voire d’interdiction, en ce qui concerne les manifestations religieuses susceptibles de se dérouler sur la voie publique, pour des motifs d’ordre public (sécurité, tranquillité, salubrité et dignité humaine).

- Insérer dans le code du travail un article pour que les entreprises puissent intégrer dans leur règlement intérieur des dispositions relatives aux tenues vestimentaires et au port de signes religieux pour des impératifs tenant à la sécurité, au contact avec la clientèle ou à la paix sociale interne”. Le Haut Conseil reprend cette proposition du rapport du 11 décembre 2003 de la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République présidée par M. Bernard Stasi.

- Faire du 9 décembre, date anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État, la journée nationale de la laïcité.

Cette dernière recommandation du HCI va probablement bientôt devenir effective, puisque le Sénat vient de voter une proposition de résolution en ce sens. Il appartiendra à chaque Français de faire vivre cette date du 9 décembre dans notre calendrier en participant à en faire un moment de fête et de partage avec nos concitoyens.

Dépêche AFP, 1er juin 2011

« Le Sénat a voté dans la nuit de mercredi à jeudi une proposition de résolution UMP-PS visant à instituer une journée nationale de la laïcité le 9 décembre, date anniversaire de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État.

La proposition, qui exprime un vœu mais n’a pas force de loi, a été adoptée par 183 voix contre 26, quelques heures seulement après le vote par l’Assemblée nationale d’une résolution sur la laïcité mais qui, elle, n’a recueilli que les seules voix de l’UMP.
“La laïcité n’a pas à être débattue : elle se vit, comme principe fondateur de la République. D’où notre proposition d’une journée pour en faire la pédagogie”, a déclaré Claude Domeizel (PS) co-auteur du texte avec Sophie Joissains (UMP).
“La laïcité, héritage essentiel de la Révolution est menacée. Notre société souffre d’un effritement des valeurs, d’un cloisonnement des communautés”, a souligné cette dernière.
L’Union centriste, seul groupe à voter contre, s’est inscrite en faux contre cette affirmation. “Il n’y a pas de contestation sérieuse du principe de la laïcité”, a assuré sa représentante Roselle Cros, évoquant “certains faits divers montés en épingle par les médias”.
 »

« Il n’y a pas de contestation sérieuse du principe de la laïcité » ? Mais sur quelle planète ces gens vivent-ils ? Assurément pas sur la même que les Français !

14:14 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags: immigration, intégration, laïcité, bfm, lci |

04 avril 2011

Le Nouveau Journal de Direct 8

J’étais en fin d'après-midi l’invitée de Clélie Mathias dans le Nouveau Journal et dans le Off de Direct 8, pour évoquer le débat sur la laïcité.

Voici un lien qui nous est transmis par Stéphane, toujours au sujet de la laïcité : http://www.marianne2.fr/Laicite-le-PS-a-perdu-sa-boussole...

23:31 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags: laïcité, direct8 |

30 mars 2011

L’alibi des valeurs républicaines

Je suis toujours aussi indignée par l’aplomb avec lequel de nombreux responsables politiques osent évoquer les valeurs républicaines, eux qui concourent grandement à leur disparition et mettent de ce fait notre société en péril. Je n’ai pas très bien compris ce que signifiait « front républicain ». Comment pourrait-il au demeurant en exister un sans respect des valeurs républicaines ? Et un front pour faire barrage à quoi, exactement ? Au souhait des Français de voir leurs problèmes enfin reconnus et pris en considération par ceux qu’ils élisent ? C’est bien la moindre des choses dans une démocratie ! À moins que nous ne soyons déjà plus dans une véritable démocratie, et que les élites ne représentent plus qu’elles-mêmes et leurs intérêts particuliers. Si c’est le Front National qui les angoisse, alors la solution est fort simple : que les gouvernants mettent en œuvre, dès à présent, les actions concrètes qui s’imposent pour répondre aux peurs justifiées des citoyens, au lieu de vouloir pousser les problèmes sous le tapis.

Les atermoiements autour du débat sur la laïcité sont édifiants. Ils mettent à nu la misère morale et intellectuelle de notre classe politique. Mais ils font surtout ressortir crûment la fourberie d’une partie des élites politiques, et leur trahison des principes. Pour des raisons évidentes de politique politicienne et par pur calcul personnel, de très nombreuses voix se sont élevées pour empêcher la tenue d’une réflexion sur la laïcité. Le résultat ? Un signal clair d’encouragement envoyé à tous ceux qui œuvrent à mettre la France par terre ! Les responsables politiques qui ont concouru à envoyer ce signal, interprété à n’en pas douter comme un signal de faiblesse et de couardise, sont des irresponsables. Ils sont impardonnables et il ne faudra donc pas leur pardonner, car ils participent à l’amoncellement de nuages noirs sur la France.

Je travaille au sein du HCI sur la question de la laïcité aux côtés d’experts de différents horizons. La situation à laquelle les entreprises, les hôpitaux, les écoles, les universités, les centres de formation, etc. sont confrontés est édifiante. Les Français sont très loin d’imaginer ce qui se passe dans leur propre pays, réalité qui leur est soigneusement cachée à part quelques maigres informations que la presse daigne parfois faire sortir. Au nom de leur religion, des employeurs affirment qu’ils n’ont aucunement l’intention de recruter des femmes. D’autres préfèrent ne pas promouvoir de femmes car cela leur poserait des difficultés, puisque certains hommes dans leur entreprise refusent d’être gérés par des femmes, et rejettent toute possibilité de se retrouver en tête à tête avec une femme, ne serait-ce que pour l’entretien d’évaluation annuel (et cela se passe aussi avec des cadres !) Pour être acceptables par tous, des paniers cadeaux de fin d’année voient champagne et foie gras disparaître pour tous les salariés. Des femmes se sont vu demander de porter des jupes plus longues. Que leur demandera-t-on demain ? À l’université, des cours se voient interrompus pour rupture du jeûne. À la rentrée de septembre, il est arrivé que des élèves rejoignent leurs écoles avec des semaines de retard, là aussi pour cause de mois de jeûne…

Si vous-mêmes êtes témoins de comportements non conformes aux principes et valeurs de notre société, tel le respect de la neutralité religieuse, si vous êtes également témoins de discrimination négative envers des Français de souche, alors organisez-vous au sein de vos entreprises et mettez la pression sur vos syndicats. Ils seront contraints de vous défendre. Je vous engage également à écrire à vos députés, quelle que soit leur couleur politique, pour exiger d’eux qu’ils assument ENFIN leurs responsabilités.

Il est nécessaire de veiller à faire monter des républicains, et à faire barrage à tous ceux qui bradent les valeurs de notre vivre ensemble ou se révèlent incapables de les défendre, tels ceux qui « prennent la tangente » sur ce débat de la laïcité. Ayez bien en tête qu’il n’y a pas que la présidentielle qui constitue un enjeu, et que les législatives jouent également un très grand rôle dans notre vie politique. N’oubliez pas non plus que chaque élection a son importance, car ce sont les Grands électeurs (députés, conseillers régionaux, conseillers généraux, conseillers municipaux) qui élisent les sénateurs, et ces derniers influent grandement sur la résorption ou l’aggravation des problèmes de notre société :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/30/97001-201103...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/30/les-sena...

22:49 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (68) | Tags: laïcité |

04 mars 2011

Les Français doivent refuser que l’on touche à la laïcité

J'ai accordé à Atlantico, site d'information en ligne qui a été lancé au début de cette semaine, un entretien au sujet de la laïcité et du déplacement du Président de la République au Puy-en-Velay. L'entretien s'intitule « La laïcité, c'est la digue qui protège la France ».

10:28 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags: atlantico, laïcité |

16 décembre 2010

Les cocus de la République

Voici un commentaire posté par notre ami Jugurta. Je le publie en billet. Je partage son constat. J’ai vu de nombreux Français issus de l’immigration, intégrés, qui sont aujourd’hui déçus car ils ont toujours été maintenus à l’écart au profit de communautaristes et de tous ceux qui travaillent à nourrir la haine des populations issues de l’immigration contre la France. Dernier exemple en date ? Rachida Dati. L’ancienne ministre de la justice appelle les musulmans, à mots à peine voilés, à être moins dociles, et donc à se dresser contre la France. Au lieu d’expliquer qu’il leur est très important, pour leur image, de respecter les lois françaises comme tout un chacun, elle justifie l’occupation de l’espace public. Comment un ancien ministre de la justice peut-il se permettre de tenir de tels propos hautement irresponsables, car dangereux pour tous ? En guise de récompense, la voici aujourd’hui assurée d’un cadeau en 2012 : la députation dans la ville de Paris. Ceux de mes lecteurs qui sont à l’UMP, et les autres aussi d’ailleurs, doivent dire ce qu'ils ressentent au Président de la République ainsi qu’à l’UMP. Les Français aspirent au respect, au retour de la cohérence et à la disparition des doubles discours en politique. Vous avez là une nouvelle démonstration du fait que ce n’est pas la République qui est coupable, mais bel et bien la classe politique qui dessert la République, les Français de souche et ceux issus de l’immigration qui ont été convaincus que la France était coupable. Une profonde injustice et un pur délire, lorsqu’on sait le sort des leurs restés dans leurs pays d’origine !

Jugurta : Les enfants d’immigrés intégrés ou les “cocus de la République”

« On nous avait, jadis, incités à nous intégrer dans la communauté nationale française. On nous avait instruits, via le roman national et ses événements fondateurs, à la grandeur de ce pays appelé France. On avait travaillé à l’école, au collège, au lycée pour acquérir les fondamentaux qui devaient, pensait-on, naïfs que nous étions, nous permettre de nous insérer dans la société française.

On nous avait appris à parler et à écrire grâce à des dictées dont les zéros pointés révélaient encore nos lacunes. On nous avait fortement incités, lors de nos rendez-vous de naturalisation, à franciser nos prénoms pour nous fondre plus facilement dans la communauté nationale.

Or, actuellement, tout est fait dans le discours politique et dans les actes pour nous renvoyer à notre communauté originelle. Non que celle-ci soit dénuée de qualités, mais nous avions choisi la modernité individuelle à la tradition communautaire. Nous avions préféré à un moment de notre vie nous inscrire à la suite des hommes et des femmes qui dès la Renaissance, et plus encore les Lumières, avaient décidé que l’être humain, l’individu, était au centre et son devenir à porté de mains.

Aujourd’hui, nous souhaitons être jugés pour ce que nous faisons et non ce que nous sommes. Mais voilà, on nous renvoie constamment à un hasard, notre naissance. Nous avons accompli un cheminement intellectuel, spirituel, et arrivés presque à destination, on voit cet édifice se défaire sous nos pas.

Aux nouveaux venus, nul besoin de maîtriser les fondamentaux, nul besoin de savoir parler, écrire, lire dans la langue du pays d’accueil, des traducteurs seront là pour vous faciliter la tâche, mieux, si vous ne connaissez pas votre langue maternelle, on vous l’apprendra sans se demander si elle vous servira réellement dans votre quotidien ou si au contraire elle ne vous éloignerait pas de vos concitoyens français.

Aussi, ceux qui ont fait des efforts pour faire partie de la majorité invisible sont purement et simplement aujourd’hui, les “cocus de la République”. »

16:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags: dati, sarkozy, copé, ump, immigration, intégration, république, laïcité |

15 décembre 2010

Les attendus du jugement Baby Loup

Merci à Stéphane de nous avoir communiqué le contenu du jugement.

Lisez surtout la page 8 qui est très importante, car y est précisé que la décision est fondée sur le fait que la Constitution de feu le Général de Gaulle stipule que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». C’est probablement ce qui a amené l’avocat Richard Malka à déclarer ce qui suit à la journaliste Catherine Fournier de 20 minutes :

« Ce jugement est extrêmement important car il a une portée générale et rappelle explicitement que la Constitution s’applique pour tous, dans le domaine public comme dans le domaine privé […] Il n’y aucune raison que l’article 1 de la Constitution qui pose le principe de la République laïque ne s’applique pas dans le monde professionnel. »

Je vous engage à relire mon billet du 21 octobre 2009 : « Dépassionner pour pouvoir agir ». En voici quelques extraits :

« Je sais la souffrance des Français qui ne reconnaissent plus la France du préambule de la Constitution. Je sais qu’ils ont perdu confiance en leurs élites, et pour cause ! Je sais aussi, dans le même temps, que la détresse est grande parmi ceux que la France, en appliquant le « droit du sol », a affublés d’une identité dont ils ne se sentent pas porteurs. Je sais tout cela, mais il est pourtant indispensable de créer les conditions de sérénité qui permettront à ce sujet d’être enfin un jour mis au menu de notre classe politique.

Or, dès lors que l’on aborde la question de l’intégration, les passions se déchaînent. Il semble quasi-impossible d’apaiser ce débat ; pourtant, l’enjeu est de taille, puisque sans apaisement, jamais ce sujet, LE sujet qui engage l’avenir de la France et des Français, ne sera traité.

Si notre société n’avait pas été aussi gravement malade, elle aurait su, malgré ses élites, traiter dès l’apparition des premiers symptômes l’échec de l’insertion dû à l’incompatibilité avec la culture française de certaines valeurs importées. Je parle ici d’insertion, et non d’intégration ; ceux qui ont lu Le puzzle de l’intégration en comprendront la raison.

Le problème de fond est-il réellement l’Islam (ou toute autre religion ou croyance qui serait venue questionner les valeurs françaises) ou ce cancer de la perte de repères dont le peuple français est profondément atteint ? Et nous le savons, il n’est pas le seul peuple à en être affecté.

Une prise de conscience est nécessaire sur ce point : la stigmatisation de la religion musulmane et des musulmans produit l’effet opposé à celui qui est recherché, puisqu’en opérant de la sorte, il n’est guère laissé d’autre choix aux musulmans, quel que soit leur niveau de pratique, que de s’agglomérer. Il ne peut en être autrement, vu la très forte pression qu’exerce le groupe sur l’individu. Cette approche est donc totalement contre-productive et heurte en outre, de manière injuste, tous ceux qui ne demandent qu’à vivre en paix dans la société d’accueil. Pour avoir vécu parmi des musulmans, je sais à quel point la religion peut devenir un instrument redoutable d’efficacité pour dresser les uns contre les autres. En Algérie et dans de nombreux pays musulmans, la religion dresse des musulmans contre des musulmans. Si ces pays avaient été laïques, ils ne seraient pas autant frappés, comme ils le sont à présent, par le malheur.

Je suis convaincue que l’une des graves erreurs commise par nos dirigeants a été de remettre en cause la laïcité à un moment où elle s’imposait plus que jamais pour prévenir et anticiper les conséquences des importants flux migratoires […] »

J’ajouterai aujourd’hui, fin 2010, que je suis encore plus convaincue que la clé se trouve dans le réveil des consciences. Les Français doivent en effet se réapproprier leur héritage, qui correspond à un très long processus. Ils doivent exiger que leurs hommes et femmes politiques fassent en sorte que les lois françaises, qui ne sont en réalité que la traduction de l’héritage du peuple français, soient respectées par tous, sans aucune exception. Dire cela, c’est simplement exiger de la classe politique qu’elle fasse son travail, rien de plus !!! Le risque ? C’est qu’il n’y ait, à terme, plus aucune possibilité de vivre ensemble, si les religions ne retournent pas dans la sphère intime ou privée. Si cela advenait, ce sont nos élites politiques qui devraient alors assumer la responsabilité de cette tragédie humaine.

15:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags: laïcité, république, constitution, baby loup, richard malka |

13 décembre 2010

Super bonne nouvelle !

Quel soulagement !

Dépêche AFP :

Salariée voilée à la crèche : licenciement pour “faute grave” validé aux prud’hommes

« MANTES-LA-JOLIE — Le conseil des prud’hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) a validé lundi le licenciement pour "faute grave” d’une salariée voilée par une crèche associative, qui avait créé des remous jusqu’au sommet de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde).

Le jugement, qui a reconnu “l’insubordination caractérisée et répétée” de la salariée justifiant son licenciement, a été accueilli par des applaudissements dans la salle d’audience.

“C’est une victoire pour les laïcs et un soulagement pour Baby Loup (la crèche mise en cause, ndlr)”, a déclaré Me Richard Malka, un des avocats de la crèche, à l’issue du prononcé du jugement.

En décembre 2008, une salariée de la crèche Baby Loup à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), de retour d’un congé parental, a fait part à la directrice de sa volonté de porter le voile.

L’employée, qui avait le statut de directrice-adjointe, est alors mise à pied après une “altercation”, selon les responsables de la crèche, et licenciée pour faute grave le 19 décembre 2008.

Le règlement intérieur de la structure interdit le port de signes religieux au nom du principe de “neutralité”.

Dénonçant un licenciement abusif, elle avait saisi le conseil des prud’hommes et réclamé plus de 80 000 euros de dommages et intérêts.

La salariée a aussi saisi la Halde, qui a rendu en mars un avis en sa faveur. »

15:15 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags: laïcité, voile, babyloup |

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