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26 avril 2012

Un épouvantail nommé Pétain

La une du journal l’Humanité juxtapose les photos de Nicolas Sarkozy et du Maréchal Pétain. L’accusation de pétainisme est limpide. La raison de cette ire de l’Humanité ? Nicolas Sarkozy a osé vouloir briser un tabou suprême : le 1er mai appartient à la gauche, et uniquement à la gauche. Que les Français se le disent une fois pour toutes !

Il est intéressant de rappeler qu’en 1981, c’est le leader communiste Georges Marchais qui était accusé de pétainisme par le Parti Socialiste, pour avoir oser évoquer la question du trafic de drogue par des « jeunes » de l’immigration. Eh oui, déjà à cette époque, la vie politique française était prise en otage par les questions d’immigration et d’intégration.

Georges Marchais avait déclaré, dans un meeting tenu en février 1981 à Montigny-lès-Cormeilles, commune du Val-d’Oise, pour soutenir le maire communiste Robert Hue :

« Nous posons les problèmes de l’immigration, ce serait pour utiliser et favoriser le racisme ; nous rechercherions à flatter les plus bas instincts. Nous menons la lutte contre la drogue, ce serait parce que nous ne voulons pas combattre l’alcoolisme apprécié et répandu dans notre clientèle !

Pour la jeunesse, je choisis moi, oui je choisis, l’étude, le sport, la lutte et non la drogue. Alors, comme l’autre jour un dirigeant socialiste, ils crient tous en chœur “pétainisme”. Quelle honte ! Quelle honte ! Quelle idée lamentable se font ces gens-là des travailleurs : bornés, incultes, racistes, alcooliques, brutaux (…) »

10:02 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags: l'humanité, marchais, pétain, sarkozy |

20 avril 2012

Mon vote de dimanche

À défaut de pouvoir voter par franche adhésion, je voterai pour faire barrage à ceux qui portent la responsabilité la plus lourde dans la situation dangereuse où se trouve la France. Responsables directement, mais aussi indirectement ; soit qu’ils aient empêché depuis trente ans tout débat sur des sujets qui touchent à l’identité de la France, soit qu’ils aient manipulé les masses au travers des médiacrates qui sont pour beaucoup des héritiers du « sea, sex and sun ».

Je ne suis pas une adepte de la morale au sens strict du terme, mais je ne supporte pas que tout en sablant le champagne et s’envoyant en l’air, certains n’oublient pas de mettre leur progéniture à l’abri des conséquences de leurs comportements politiques cependant que de plus en plus de Français, eux, en pâtissent.

Qui a des enfants ou des petits-enfants ne peut ignorer les ravages de l’idéologie de la bien-pensance sur l’école de la République. J’en ai longuement parlé dans mes différentes publications. Leur plus grand fait de gloire aura été le torpillage de l’école et l’injonction au métissage culturel, sous la menace de procès en diabolisation.

Je ne peux moralement pas accepter de contribuer à donner les clés de la France à un parti immigrationniste qui a de surcroît décidé de diluer la citoyenneté française dans la citoyenneté-résidence par l’octroi du droit de vote aux étrangers. Un parti qui s’appuie sur des alliés dont l’une s’est illustrée en proposant de supprimer le défilé militaire du 14 juillet, et l’autre fait arborer la cocarde républicaine tout en refusant de voir que la laïcité est bafouée lorsque ce sont des immigrés qui la bafouent ! Le ton de sa voix pour empêcher tout débat fait froid dans le dos.

Nous savons que chaque flux migratoire supplémentaire déversé dans le paquebot France peut le faire chavirer, d’autant qu’une large brèche est déjà ouverte du fait de l’échec de l’intégration des flux précédents. Si le paquebot chavirait, nul ne sait combien de Français réussiraient alors à échapper à la tragédie et regagner la rive pour y reconstruire une France porteuse du legs indivis d’Ernest Renan.

Il y a quelques mois, je pensais pouvoir voter pour Jean-Pierre Chevènement. C’est un homme doté d’une très grande intelligence et d’un amour profond de la France. Je me disais que vu son âge et qu’il n’avait plus grand-chose à prouver, il aurait peut-être le courage de s’élever au-dessus des intérêts partisans pour ne servir que l’intérêt général.

J’ai aussi analysé le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan sur les sujets qui nous préoccupent ici, et cela ne m’a pas satisfaite.

J’ai trouvé que Marine Le Pen était habitée d’un sacré courage, celui qui a déserté bien des hommes et femmes politiques. Mais elle est handicapée par son père et traîne l’histoire de son parti comme un boulet. De plus, je suis convaincue que la société française n’est pas prête à élire une femme. Si Marine Le Pen passait au second tour, ce dernier deviendrait aussitôt une simple formalité pour le Parti Socialiste, comme il l’a été pour Jacques Chirac en 2002. Le vote pour Marine Le Pen viendra renforcer le vote pour le Parti Socialiste. C’est profondément injuste pour elle, mais c’est ainsi. Comme je l’ai toujours écrit, le destin politique des individus m’indiffère ; seul m’importe le destin de la France. Je ne saurais pour ma part contribuer à pousser la France quand elle se trouve au bord du ravin.

Je n’avais pas voté pour lui en 2007. Je l’ai affronté sur bien des sujets. Mais il est aujourd’hui le seul à pouvoir empêcher un parti immigrationniste de faire main basse sur tous les pouvoirs en France. Les socialistes n’instaureront jamais la proportionnelle, qui seule permettrait à tous les citoyens d’être représentés à l’Assemblée Nationale.

Je voterai donc pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour, dans l’espoir qu’il puisse bénéficier d’une dynamique favorable pour le second tour. J’assume pleinement mon vote, qui est un vote mûrement réfléchi, un vote en conscience.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche électoral.

23:51 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (149) | Tags: élection, sarkozy, hollande, ps |

13 mars 2012

La refonte du code de la nationalité

Au vu des promesses de respect de l’identité nationale, thème qui l’a fait élire en 2007 – et certainement pas celui du « travailler plus pour gagner plus » comme les médias se sont plu à le répéter en boucle –, on était en droit d’attendre parmi les premières réformes du Président Nicolas Sarkozy la refonte du code de la nationalité, pour donner un coup d’arrêt à la déconnexion croissante entre identité et papiers d’identité. Or le Président Nicolas Sarkozy n’a rien fait de significatif sur ce sujet, pourtant l’un des rares où il n’existe aucune possibilité pour Bruxelles de venir nous casser les pieds. Le rapport de la mission parlementaire sur la nationalité pilotée par le député Claude Goasguen a même été enterré sans autre forme de procès (juin 2011).

Or voici qu’aujourd’hui, contre toute attente, c’est à propos des exilés fiscaux que le candidat Nicolas Sarkozy et sa porte-parole abordent la question de la nationalité : « Pour le président-candidat, il n’est pas acceptable que certains continuent de bénéficier des avantages de la nationalité française sans verser un sou au fisc. “Je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient désormais liées”. »
Nathalie Kosciusko-Morizet va jusqu’à suggèrer qu’ils pourraient perdre la nationalité française. Elle qui a tant de mal avec toutes les questions qui touchent de près ou de loin à l’identité nationale se sent ici bien plus à son aise : « S’il ne paie pas, [l’exilé fiscal] est poursuivi par le fisc. (…) En revanche, s’il veut échapper à la mesure, il est bien sûr libre de prendre une autre nationalité. »

Je suis indignée par ce que je considère comme de la pure démagogie. Nous savons que les Français sont inquiets, non pas de la poignée d’exilés fiscaux dont personne ne nous donne le montant réel du manque à gagner fiscal qu’ils représentent, mais des conséquences sur la cohésion de la nation d’un code de la nationalité rendu obsolète par la mondialisation, la liberté de circulation, l’évolution des télécommunications et du coût du transport aérien, sans compter le phénomène des diasporas que j’ai déjà eu maintes fois l’occasion d’aborder. Les Français sont également inquiets de la possible implosion d’un système de protection sociale qui a fait de la France l’une des destinations privilégiées pour les pauvres de la planète. La ruée vers la France des Tunisiens qui avaient reçu un permis de séjour des autorités italiennes après avoir fui leur pays lors d’évènements récents, en avait donné une magistrale démonstration. Or, sur tous ces sujets, ainsi que sur le coût de l’immigration-intégration – le fameux tonneau des Danaïdes –, les deux partis de gouvernement ont manifestement décidé de ne rien faire, ou si peu que je ne souhaite même pas l’évoquer tant cela frise le ridicule au regard des enjeux.

Comme beaucoup de nos concitoyens, je me sens prisonnière, privée du choix de notre destin collectif, réduite à tenter d’identifier qui sera potentiellement le moins dangereux pour notre pays selon la conséquence de ses actions sur le moyen et long terme, et non pas qui sera le plus à même de nous garantir enfin un projet de société digne de ce nom.

11:32 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags: nationalité, sarkozy, kosciusko-morizet |

22 février 2012

Elle n’est pas belle, la vie ?

Rubrique politique du 20 minutes de ce jour : « Nommée porte-parole pour la campagne du candidat UMP à l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet va démissionner de ses fonctions de ministre de l’Environnement et devrait retrouver son siège de député de l’Essonne dans un mois, a indiqué hier Le Parisien. »

Pour mémoire, NKM est devenue député en 2002 sans passer par la case élection, comme le signale entre autres sa fiche Wikipedia : « Proche du président de la République Jacques Chirac, elle est placée lors des élections législatives de juin 2002 suppléante de Pierre-André Wiltzer (UDF), qui doit être nommé membre du gouvernement (au ministère de la Coopération et de la Francophonie dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin 2) après la victoire de la droite : elle est ainsi assurée d’être députée et devient la benjamine de l’Assemblée nationale. »

Je n’ai rien personnellement contre NKM, que je trouve plutôt plus intelligente que la moyenne des ministres du gouvernement, mais je soulève ici une question de principe. Publier, en raison de l’actualité politique, un billet sur ce qui apparaît à mes yeux de citoyenne comme un privilège – lesquels ont été abolis à la Révolution française – dans la foulée d’un billet, toujours en raison de l’actualité politique, sur le retour de la dîme qui a elle aussi été abolie à la Révolution française, cela me laisse un goût étrange.

17:16 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags: chirac, sarkozy, kosciusko-morizet |

17 février 2012

Un véritable scandale d’État !

Dans son commentaire, Lisa2 aborde une question sur laquelle j’avais déjà eu l’occasion de réagir mais qui mérite grandement que l’on y revienne. Lisa2, au sujet de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande : « Pourquoi cache-t-elle à l’opinion publique qu’elle mène de front deux carrières politiques, une en France et une au Maroc ? »

Voici ce que j’ai déjà publié à ce sujet :

  • « Le 21 décembre 2007, le Roi du Maroc installait le Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger (CCME). Parmi les missions qu’il assigne à ses membres, figure celle d’œuvrer à “l’essor de leur mère patrie, au renforcement de son rayonnement international”. Quoi de plus naturel pour des citoyens marocains, me direz-vous ? Bien sûr, sauf que parmi les membres de ce conseil figurent des personnalités très actives au sein de structure nationales françaises à caractère politique. Je vous laisse juges :
    - Najat Belkacem, membre du cabinet du maire de Lyon et porte-parole de la candidate Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles (…)
     »
  • « Laissons la parole à Rachida Dati : “Je me sers de mon carnet d’adresses. J’aide aussi des Marocains résidant en France à régler certains problèmes. J’ai créé le Club XXIe siècle avec des personnes d’origine maghrébine qui aident les gens de très haut niveau à être visibles dans la société française” ; “Mon rapport avec le Maroc est constant et permanent (…) Je suis toujours allée au Maroc en disant “on est votre première vitrine”. Peut-être considèrent-ils qu’on n’est pas assez malléables. C’est dommage, ils [les pouvoirs politiques marocains, NDLA] se privent d’une vraie représentation” ; “Moi, je donne pour le Maroc, j’aimerais aussi un peu de retour. J’ai toujours entendu dire au plus haut niveau de l’État [marocain, NDLA] qu’on était les bienvenus et qu’on était des Marocains. Tant que ce discours ne sera pas contredit, je continuerai à me battre pour mettre le pied dans la porte de ce pays”. »
  • Au sujet de Rama Yade, qui fait désormais partie de l’entourage de Jean-Louis Borloo :
    « À la question “Et vous servez la France plutôt que le Sénégal. Vous sentez-vous plus Française que Sénégalaise ou vice-versa ?”, Rama Yade ne répond pas qu’elle est Française, et qu’en tant que Secrétaire d’État, elle sert la France ; voici sa réponse :
    “Je me sens moi-même et puis c’est tout. Je suis fidèle à moi-même. Je vais là où le vent m’emporte. Le reste, ce ne sont que des mots.”
    À la question “Pensez-vous un jour pouvoir servir le Sénégal ?”, la Secrétaire d’État de la République française répond :
    “Si le président Wade m’appelle parmi les jeunes talents qui l’entourent, pourquoi pas ?”
     »
  • Je vous avais également évoqué une nomination par le Président de la République, au sein même de l’Élysée, donc au cœur de l’État, nomination qui avait d’ailleurs, je le sais, choqué bien des conseillers dans des institutions, ministères et y compris à l'Élysée. Il s’agissait de la fonction de conseiller à l’intégration, attribuée à Abderrahmane Dahmane, cofondateur et vice-président du Conseil supérieur représentatif des musulmans de France et soutien de la campagne du président Bouteflika.

Pouvez-vous imaginer un seul instant le Général de Gaulle mettre le pied à l’étrier à des personnes disant œuvrer, ou souhaitant le faire, aux intérêts de pays étrangers, et leur permettre d’accéder à des postes de responsabilité politique dans notre pays ainsi qu’à des informations parfois stratégiques ? Il appartient aux citoyens de relayer ces informations et surtout de mettre la pression, ne serait-ce qu’au travers de la Toile, sur les hommes et femmes politiques qui se permettent de telles légèretés et de tels actes d’irresponsabilité. Sur ce sujet, les premiers responsables et coupables ne sont pas les Dati, Yade, Dahmane ou Vallaud-Belkacem, qui ne font que tirer parti d’une situation qui leur est offerte, mais bien, entre autres, les Nicolas Sarkozy ou François Hollande qui leur offrent la possibilité de le faire. Ces derniers ont l’urgente obligation morale de réagir, et surtout d’agir.

Extrait du Puzzle de l’intégration (avril 2007) :

« Considérons-nous qu’il est indispensable, pour préserver l’indépendance de décision politique, et aussi pour la défense de l’intérêt général, que tous ceux qui appartiennent au premier cercle des conseillers de nos femmes et hommes politiques soient entièrement guidés par l’intérêt de tous les Français, sans aucune préférence liée à leur origine ethnique ou raciale ? C’est une question que j’estime essentielle et sur laquelle il nous faut statuer, car elle se pose déjà et se posera de plus en plus avec le temps. Pour ma part, je ne trouve pas très sain que des proches conseillers du pouvoir politique de notre pays, la France, s’affirment et se reconnaissent comme “une représentation” ou “la première vitrine” d’un pays étranger quel qu’il soit.

La question des conseillers qui entourent nos décideurs politiques doit nous amener à méditer sur notre degré d’attachement à l’indépendance de décision de la France, que ce soit dans sa politique intérieure ou dans sa politique étrangère, politiques qui au demeurant sont parfois fortement imbriquées. Cette question aurait été la même si elle avait impliqué d’autres pays, et même des partenaires proches. Ainsi, le peuple français est très réticent à ce que ses gouvernants puissent présenter des signes d’allégeance trop marquée aux États-Unis d’Amérique. L’histoire de la dernière guerre d’Irak a montré combien le refus de nos dirigeants de s’aligner systématiquement et inconditionnellement sur les décisions d’autres pays, fussent-ils parmi nos plus importants alliés, était la voie qu’il fallait continuer de privilégier. C’est cette fidélité à son idéal d’indépendance de décision qui a permis à la France de se tenir à l’écart d’une guerre que le peuple américain regrette aujourd’hui amèrement. Cette sagesse politique de la France participe de la grandeur de notre pays. Dans une époque de grandes tensions géopolitiques, nos alliés historiques ont plus besoin d’une France forte que d’un vassal ou d’une amitié teintée de servitude (…)  »

11:14 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags: de gaulle, hollande, sarkozy, borloo, dati, yade, vallaud-belkacem, dahmane |

04 mai 2011

Les Français apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres

L’inquisition a frappé, par la voix de Mediapart. La ministre Chantal Jouanno a donc fait rouler la tête du directeur technique, qui n’aura même pas eu droit à un procès, fût-il stalinien. Laurent Blanc, lui, verra peut-être sa tête sauvée car, dixit Chantal Jouanno : « Pour le connaître, il prône plutôt le métissage ». Il faudra que le soviet suprême nous dise un jour ce que « métissage » signifie exactement.

Il est aujourd’hui important de se remémorer le comportement inqualifiable de certains joueurs de l’équipe de France de football lors de la dernière coupe du monde. Les langues s’étaient alors déliées pour porter à la connaissance du grand public l’absence totale de cohésion, le regroupement selon l’ethnie d’origine, la dictature exercée par certains joueurs pour lesquels on était allé jusqu’à imposer un certain nombre de contraintes à l’ensemble de l’équipe, y compris d’ordre alimentaire et sanitaire (douches séparées). Se souvient-on encore du préjudice énorme que cette « équipe » avait alors fait subir à la France en salissant son image devant les téléspectateurs du monde entier ?

Au micro de RTL, Christophe Dugarry révèle que le soir de 1998 où la France vient d’être sacrée championne du monde, alors que les joueurs prennent des photos dans les vestiaires, Lilian Thuram lance un : « allez les blacks, venez on va faire une photo tous ensemble ! » Imaginez que c’eût été un joueur blanc qui ait lancé « allez les blancs, venez on va faire une photo tous ensemble ! »… Alors, c’était donc ça, la France black-blanc-beur de Jacques Chirac ?

Un problème notable existe aussi du fait du comportement de joueurs dotés d’une double nationalité. Le Monde : « Lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, neuf footballeurs français ont joué la compétition avec une autre équipe que les Bleus, alors qu’ils avaient porté le maillot de l’équipe de France en sélection de jeunes. Ces “binationaux” sont nés et ont grandi dans l’Hexagone, mais ont choisi de jouer pour le pays d’origine de leurs parents. »

La gauche comme la droite pratiquent depuis fort longtemps la discrimination positive au profit des personnes d’origine étrangère. J’en avais longuement parlé dans Le puzzle de l’intégration. Le critère ethnique est même mentionné en toutes lettres dans la Charte de la diversité instituée en octobre 2004 par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre.[1] Engagement n°3 de la Charte de la diversité : “Nous [les entreprises signataires] nous engageons à chercher à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ETHNIQUE dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification.”

La Charte de la diversité incite, dans les faits, les entreprises à favoriser le recrutement de ceux qui ne sont pas d’origine européenne. Cela se transforme en discrimination négative vis-à-vis des Français de souche européenne.

Voici un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité.

« Sur le terrain, la pratique de la discrimination positive se transforme, de manière très concrète, en discrimination négative envers les Français de souche européenne : “L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume […], déclare le directeur général du groupe Jean-Paul Agon. Aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chances d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche.[2]” Ces propos discriminatoires à l’égard des Français de souche ont été tenus par le dirigeant d’un groupe qui emploie 12 000 personnes en France. Autre illustration : “À compétences égales, eh bien désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc pour être clair.[3]” Ces propos discriminatoires à l’égard des hommes blancs ont été tenus par Anne Lauvergeon, patronne d’un groupe français qui emploie 50 000 personnes. Imaginons que de tels propos aient été tenus à l’encontre d’autres couleurs que la couleur blanche ; toutes les associations de France et de Navarre auraient rué dans les brancards. Là, il ne s’est rien passé. Comment expliquer, par ailleurs, que de tels propos et attitudes n’aient pas été sanctionnés par la loi ? Parce que le racisme est devenu, comme je l’ai précédemment évoqué, un concept à géométrie variable, qui ignore superbement les comportements qui frappent les Français de souche européenne. Le 14 mai 2009, le ministre de l’Immigration félicitait le groupe L’Oréal pour sa politique de recrutement et le gratifiait du “label diversité” [4]
[…]
Par exemple, le racisme dirigé contre les Français de souche européenne ne semble guère les émouvoir. Leur indignation est sélective. Eux qui font feu de tout bois, se gardent bien de s’interroger sur cette tendance aujourd’hui à l’œuvre sur le sol français : “Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2010, 485 cimetières et lieux de culte ont été dégradés : 410 l’ont été au préjudice de sites chrétiens, dont 179 cimetières et 231 lieux de culte.[5]” Autrement dit, 85 % des dégradations de lieux de culte ont visé en 2010 des sites chrétiens ! Les Français ont-ils le sentiment que cette information a été relayée par les médias, ou que leurs représentants politiques ont témoigné la moindre compassion, à défaut d’indignation ? Le comportement de ces censeurs porte de surcroît atteinte au vrai combat contre le racisme, car, mettait en garde Claude Lévi-Strauss, “en banalisant la notion de racisme, en l’appliquant à tort et à travers, on la vide de son contenu, et on risque d’aboutir au résultat inverse de celui qu’on recherche.[6]
 »

Si vous y réfléchissez bien, nous ne sommes plus du tout en France dans une politique de méritocratie républicaine, mais dans une politique clairement fondée sur un critère de préférence extra-nationale. Et comme l’avait très bien relevé notre ami Jugurta, les Français d’origine extra-européenne qui ont réussi leur intégration et se sont assimilés subissent le même sort que les Français de souche européenne.

Voici ce que déclarait Nicolas Sarkozy le 26 octobre 2005, en tant que Ministre de l’Intérieur, dans une conférence-débat sur le thème Un défi républicain : la discrimination positive à la française, le ministère de l’Intérieur s’engage : « La première fois, Ministre de l’Intérieur, où j’ai réuni les préfets, j’ai demandé à mes collaborateurs : “Y-a-t-il quelque chose qui vous choque ?” Ils m’ont répondu : “Rien du tout. Tout est normal.” Ben moi y’a quelque chose qui me choquait. Parmi les préfets, il n’y avait que des Christophe. Enfin, des Pierre, des Louis, des Jean et c’est amusant, et parmi les préfets ils étaient tous de la même couleur. Je vous laisse la deviner. »

Encore un extrait d’Immigration-intégration : le langage de vérité : « Les Français se sentent aujourd’hui apatrides sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres. Pour qu’ils reprennent confiance en eux et en l’avenir de la France, il est urgent qu’ils se réapproprient le droit élémentaire qui leur a été confisqué – celui d’exprimer et d’assumer ce que “Français” signifie dans leur tête, leur cœur, leur âme et surtout leur inconscient collectif ».

____________________________

[1] La Charte de la diversité en entreprise a été instituée en octobre 2004 (Jean-Pierre Raffarin). Elle comprend actuellement 3076 entreprises signataires, dont la liste peut être consultée ici

[2] Jean-Paul Agon, « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume », propos recueillis par Nathalie Brafman et Stéphane Lauer, Le Monde, 13 juillet 2007.

[3] Propos tenus par Anne Lauvergeon lors du Women’s Forum à Deauville, Journal de France 2, 16 octobre 2009.

[4] La création de ce label « diversité » a été annoncée par le Président de la République dans son discours à l’École polytechnique sur l’égalité des chances. Ce label a été créé par décret le 17 décembre 2008.

[5] Lettre adressée par Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales à Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’homme au Conseil de l’Europe, rendue publique le 2 novembre 2010.

[6] Claude Lévi-Strauss, Didier Éribon, De près et de loin, Odile Jacob, 1988.

23:25 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (70) | Tags: discrimination positive, diversité, racisme, raffarin, sarkozy, jouanno, dugarry, thuram |

24 janvier 2011

La vision communautariste de l’intégration

C’est vraiment plus fort que lui, le Président de la République semble ne considérer l’intégration qu’au travers de l’appartenance à des minorités ethniques ou religieuses. Il ne semble manifestement voir les autres qu’au travers de leurs origines ethno-raciales ou de leur sensibilité religieuse, et non en leur simple qualité de citoyens. Mais là, franchement, il fait vraiment très fort ; même les socialistes n’auraient probablement jamais osé : le Président de la France, République indivisible, laïque, démocratique et sociale, a pris comme conseiller à l’intégration à la Présidence de la République le cofondateur et vice-président du Conseil supérieur représentatif des musulmans de France. Qu’est-ce que l’intégration pour le Président de la République ? Et qui, précisément, cherche-t-il à intégrer à qui ?

De toute évidence, Nicolas Sarkozy se prépare à la bataille des élections présidentielles, et espère ainsi se rallier des voix qui de toute façon ne lui iront pas. S’il lisait quelques enquêtes sociologiques, il le saurait. Mais à force de courtiser certaines communautés, notre classe politique a simplement oublié qu’il existait encore une communauté nationale française ; qu’elle était, pour l’instant, encore majoritaire, et qu’elle saurait peut-être un jour s’en souvenir.

22:57 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags: intégration, identité, sarkozy, dahmane |

22 décembre 2010

Les copains d’abord

Rama Yade nommée, en conseil des ministres, ambassadrice auprès de l’Unesco pour l’éducation, les sciences et la culture ! Mais qu’a-t-elle démontré en matière d’“éducation, sciences et culture” ??? Rétribuée, pour ses immenses compétences invisibles à l’œil nu, avec l’argent des contribuables ;

J.F. Copé et C. Jacob qui anéantissent la possibilité de sanctions pénales pour les députés auteurs de déclarations de revenus mensongères, des « députés voyous », comme les a qualifiés le député René Dosière ;

les députés qui s’amusent à dépenser du temps, par les temps qui courent, sur un projet de loi pour abaisser à 18 ans l’âge d’éligibilité des députés, comme si c’est cela qui allait contribuer à trouver des solutions aux très graves problèmes de la France (ils vivent vraiment dans un monde parallèle) ;

la valse des préfets : « L’émotion est vive en Franche-Comté où le préfet de région Nacer Meddah vient d’organiser son pot d’adieu alors qu’il avait été nommé il y a à peine sept mois. Christian Decharrière, ancien directeur de cabinet d’Éric Besson, va lui succéder […] Depuis le remaniement ministériel du 14 novembre, la valse des préfets s’est intensifiée […] Depuis le mois de juillet, 25 régions et départements ont changé de préfets. » Aussitôt installé, ausitôt débarqué ; très bon pour l’efficacité, n’est-ce pas ?

Savez-vous ce que tout cela m’a inspiré ? Spontanément, je me suis mise à fredonner :

Non ce n’était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu’on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s’appelait “Les copains d’abord”
Les copains d’abord
...
C’étaient pas des amis de luxe,
Des petits Castor et Pollux,
Des gens de Sodome et Gomorrhe,
Sodome et Gomorrhe,
C’étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie,
Sur le ventre ils se tapaient fort,
Les copains d’abord.

C’étaient pas des anges non plus,
L’Évangile, ils l’avaient pas lu,
Mais ils s’aimaient toutes voiles dehors,
Toutes voiles dehors,
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C’était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor,
Aux copains d’abord.

Au moindre coup de Trafalgar,
C’est l’amitié qui prenait le quart,
C’est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Que leur bras lançaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d’abord.
...

10:53 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags: brassens, yade, sarkozy, copé, jacob, députés |

16 décembre 2010

Les cocus de la République

Voici un commentaire posté par notre ami Jugurta. Je le publie en billet. Je partage son constat. J’ai vu de nombreux Français issus de l’immigration, intégrés, qui sont aujourd’hui déçus car ils ont toujours été maintenus à l’écart au profit de communautaristes et de tous ceux qui travaillent à nourrir la haine des populations issues de l’immigration contre la France. Dernier exemple en date ? Rachida Dati. L’ancienne ministre de la justice appelle les musulmans, à mots à peine voilés, à être moins dociles, et donc à se dresser contre la France. Au lieu d’expliquer qu’il leur est très important, pour leur image, de respecter les lois françaises comme tout un chacun, elle justifie l’occupation de l’espace public. Comment un ancien ministre de la justice peut-il se permettre de tenir de tels propos hautement irresponsables, car dangereux pour tous ? En guise de récompense, la voici aujourd’hui assurée d’un cadeau en 2012 : la députation dans la ville de Paris. Ceux de mes lecteurs qui sont à l’UMP, et les autres aussi d’ailleurs, doivent dire ce qu'ils ressentent au Président de la République ainsi qu’à l’UMP. Les Français aspirent au respect, au retour de la cohérence et à la disparition des doubles discours en politique. Vous avez là une nouvelle démonstration du fait que ce n’est pas la République qui est coupable, mais bel et bien la classe politique qui dessert la République, les Français de souche et ceux issus de l’immigration qui ont été convaincus que la France était coupable. Une profonde injustice et un pur délire, lorsqu’on sait le sort des leurs restés dans leurs pays d’origine !

Jugurta : Les enfants d’immigrés intégrés ou les “cocus de la République”

« On nous avait, jadis, incités à nous intégrer dans la communauté nationale française. On nous avait instruits, via le roman national et ses événements fondateurs, à la grandeur de ce pays appelé France. On avait travaillé à l’école, au collège, au lycée pour acquérir les fondamentaux qui devaient, pensait-on, naïfs que nous étions, nous permettre de nous insérer dans la société française.

On nous avait appris à parler et à écrire grâce à des dictées dont les zéros pointés révélaient encore nos lacunes. On nous avait fortement incités, lors de nos rendez-vous de naturalisation, à franciser nos prénoms pour nous fondre plus facilement dans la communauté nationale.

Or, actuellement, tout est fait dans le discours politique et dans les actes pour nous renvoyer à notre communauté originelle. Non que celle-ci soit dénuée de qualités, mais nous avions choisi la modernité individuelle à la tradition communautaire. Nous avions préféré à un moment de notre vie nous inscrire à la suite des hommes et des femmes qui dès la Renaissance, et plus encore les Lumières, avaient décidé que l’être humain, l’individu, était au centre et son devenir à porté de mains.

Aujourd’hui, nous souhaitons être jugés pour ce que nous faisons et non ce que nous sommes. Mais voilà, on nous renvoie constamment à un hasard, notre naissance. Nous avons accompli un cheminement intellectuel, spirituel, et arrivés presque à destination, on voit cet édifice se défaire sous nos pas.

Aux nouveaux venus, nul besoin de maîtriser les fondamentaux, nul besoin de savoir parler, écrire, lire dans la langue du pays d’accueil, des traducteurs seront là pour vous faciliter la tâche, mieux, si vous ne connaissez pas votre langue maternelle, on vous l’apprendra sans se demander si elle vous servira réellement dans votre quotidien ou si au contraire elle ne vous éloignerait pas de vos concitoyens français.

Aussi, ceux qui ont fait des efforts pour faire partie de la majorité invisible sont purement et simplement aujourd’hui, les “cocus de la République”. »

16:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags: dati, sarkozy, copé, ump, immigration, intégration, république, laïcité |

24 novembre 2010

Les Français adhèrent-ils aux valeurs de notre pacte républicain ?

Cette question peut surprendre. Elle mérite toutefois d’être posée, à l’aune d’un passage d’un récent discours prononcé par le Président de la République : « Rester soi-même et s’intégrer : il n’y a pas de contradiction. Ceux qui prétendent le contraire n’adhèrent pas aux valeurs de notre pacte républicain, a fortiori lorsqu’ils tentent de dissuader ou de culpabiliser celles et ceux qui ne demandent qu’à vivre selon les mœurs et les usages de notre pays. »

Moi, Malika Sorel, citoyenne française issue de l’immigration arabe, affirme haut et fort ne pas être républicaine au sens où le Président de la République le suggère dans son discours. Je suis en effet, comme des millions de Français, profondément convaincue qu’il n’est pas possible de devenir Français en restant soi-même lorsqu’on est issu de l’immigration extra-européenne. S’intégrer exige d’avoir préalablement renoncé à une part de soi-même, celle qui est en contradiction avec les valeurs du pacte républicain du peuple français.

Je suggère à tous ceux de mes lecteurs qui partagent ma perception de l’adhésion au pacte républicain français, d’adresser un message en ce sens au Président de la République. Il ne faut pas lui en vouloir ; il ne sait peut-être pas !!! Je pense que c’est aux citoyens français de lui dire ce qu’être français signifie pour eux. Je l’ai toujours dit et écrit : l’identité française n’appartient pas à la classe politique. Elle appartient au peuple français, qui en assure la transmission de génération en génération afin d’en garantir la survie.

19:18 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags: sarkozy, pacte républicain, identité |

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