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mai 2010 | Page d’accueil | juillet 2010

26 juin 2010

Apprendre à penser de nouveau

Je voudrais partager avec vous un article que j’ai bien apprécié. Il est signé Raphaël Rouillé.

Extrait : « Tandis que l’information s’avale plus qu’elle ne se mastique. Alors que les moyens de communication excellent mais que les êtres humains communiquent de moins en moins. Alors, enfin, que le dialogue s’effrite au profit d’un « prêt à penser » qui sauve les apparences et assure les bonnes consciences, la revue Le Débat, du haut de ses trente ans et à contre-courant des préoccupations contemporaines, propose de vrais débats d’idées, s’inscrivant ainsi dans une forme de résistance à la disparition de la pensée.

Les revues ont toujours joué un rôle déterminant dans les débats d’idées. Véritables réceptacles des questions posées par la société, elles ont permis aux penseurs d’exprimer ou de défendre un point de vue à travers une argumentation, favorisant des prises de position des lecteurs ou permettant simplement au monde d’avancer un peu plus par la réflexion. Pour les Sciences humaines, une revue représente une fenêtre ouverte sur le passé, le présent ou l’avenir. Il s’agit d’un moyen de communication privilégié qui donne du sens à nos engagements et aide à déchiffrer les signaux qui jalonnent le monde. Le constat de nombreux intellectuels est que la sphère qui compose la vie de l’esprit tend à diminuer au profit d’un zapping généralisé qui ne fait qu’effleurer toute chose […] »

13:31 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags: le débat, nora, gauchet |

24 juin 2010

Le problème de l’intégration n’est pas économique

Je souhaitais vous rédiger un billet à propos de l’appel des maires de banlieues. Au lieu de vous faire une revue détaillée de cet appel, je préfère vous poster la lettre que Xavier Lemoine, lui-même maire de banlieue, et Vice-Président du Conseil National des Villes, a postée à ses petits camarades pour les appeler à la raison. Sa lettre est pleine de bon sens.

Voici un extrait de l’appel : « Faudra-t-il de nouvelles émeutes pour que les pouvoirs publics s’intéressent à nos villes et à ceux qui y vivent ? » Comment doit-on qualifier des prises de positions qui en viennent à cautionner la violence qui s’exprime et s’exerce contre notre société ? Mais au fait, les élus n’ont-ils vraiment aucune part de responsabilité dans ce qui arrive ? Moi, je pense que si ! En mettant en avant la question économique comme seule cause de tous les maux, ils ont en effet participé à empêcher ce sujet d’être véritablement traité. Si l’erreur est humaine, persévérer est diabolique.

Voici un petit cocktail ce qu’il m’est arrivé d’entendre :

« Je ne veux pas de descentes de policiers contre les trafics dans ma commune. Après, ça déclenche des représailles et c’est le bazar. Tant que vous les laissez faire leurs trafics, tout va bien et c’est calme. »

« S’ils font des descentes, je risque de ne pas être réélu. »

Dans l’esprit de certains élus, c’est la police qui en vient à constituer un problème !!!

« Comme il y avait des problèmes de communication entre les parents et les enfants, alors j’ai fait dispenser des cours d’Arabe aux parents et aux enfants. » Oui, vous avez bien lu.

« J’ai un grave problème : dans ma circonscription, j’ai un quartier où une grande proportion des familles sont polygames. Le gouvernement ne fait pas assez. Il faudrait qu’il intervienne davantage. » Je pose la question suivante à l’élu : « Vous voulez dire que la polygamie est interdite par la loi et qu’il faudrait faire en sorte que la loi soit respectée ? » Réponse de l’élu : « Non, ce dont j’ai besoin c’est que le gouvernement débloque davantage d’argent pour construire des logements sociaux. Il nous faut décloisonner les familles et permettre aux différentes épouses d’avoir un logement. » J’ai failli tomber de ma chaise !

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Lettre ouverte à mes amis les maires de banlieue

Vous avez été très nombreux à signer la “Lettre à ceux qui ignorent les banlieues” rédigée par Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois et président de l’association Ville et Banlieue. Avec Claude Dilain, je travaille quotidiennement et efficacement. Avec humour, beaucoup nous déclarent “pacsés” dans le cadre de la communauté d’agglomération que nous formons et je milite à Ville et Banlieue. Pour autant, je n’ai pas signé la Lettre et je ne la signerai pas, en raison, paradoxalement, de l’estime et de l’amitié qui me lient à lui. Alors expliquons-nous.

Oui, beaucoup d’entre nous, maires de banlieue, sentent une sourde et puissante inquiétude les envahir devant la relative vanité, quant aux résultats obtenus, des politiques qu’avec passion et acharnement nous avons mises en œuvre sur nos territoires. Les quelques résultats obtenus péniblement, mais pour combien de temps encore, nous inciteraient donc à penser qu’en rajoutant des milliards aux milliards, nous parviendrons à des résultats probants et définitifs. Et nous voilà, maires de banlieue, à nous transformer en “monsieur Bahlsen” du “toujours plus” d’argent de la politique de la Ville. C’est une grave erreur car nous nous trompons et nous trompons tous les Français. J’appelle de mes vœux une réflexion plus fondamentale.

Les moyens financiers et humains qui restent nécessaires à la politique de la Ville doivent être subordonnés impérativement aux considérations suivantes que j’évoque par ordre d’importance.

  • La situation financière, économique et sociale de la France nécessite que nous prenions aussi part à l’effort collectif de redressement. On ne peut prendre en défaut la solidarité du pays en faveur de nos quartiers défavorisés. Songeons seulement aux 12 milliards d’euros de l’Anru et aux 500 millions annuels de L’Acsé. L’effort sera à poursuivre mais il est déjà conséquent. C’est jouer avec le feu que de justifier à l’avance des événements du type émeute en invoquant un désengagement de l’État.
  • De la même manière, regardons si actuellement la France peut continuer, tous les ans, d’accueillir définitivement sur son territoire 200 000 étrangers. Nous ne ferons pas l’économie, pour des raisons culturelles et démographiques, de devoir reconsidérer sérieusement la nature et l’intensité des flux migratoires.
  • Soulignons au passage les politiques de gauche qui ont cru devoir favoriser l’arrivée dans leur ville du “prolétariat de substitution” au travers de l’immigration et les politiques de droite qui ont pris pour les villes dont ils étaient députés ou sénateurs des dispositions qu’ils n’ont pas voulu prendre dans le même temps pour la France. Au-delà des postures médiatiques et politiques, bon nombre d’élus, notamment de gauche, débordés, voire otages, ne savent comment éteindre l’incendie tandis que la droite ne brille pas par son courage, tétanisée par les grands prêtres de l’antiracisme et du politiquement correct.
    Cela étant dit, nous pourrions peut-être, ensemble, nous préoccuper de l’avenir qui nous attend…
  • Avant de rallonger les financements en direction de nos quartiers, posons-nous collectivement la question de savoir pourquoi toutes les sommes à ce jour investies n’ont hélas pas produit les résultats escomptés. Nous avons renoncé à l’assimilation et nous avons prôné l’intégration, en vérité le cache-sexe du droit exacerbé à la différence. Sacrée différence en effet.
  • Ce droit à la différence exacerbé a annihilé toute tentative d’exigences, si minimes soient-elles, en direction des populations accueillies. Nous avons fait ainsi le lit du communautarisme qui, lui, ne badine pas quant à ses méthodes de contrôle social dans nos quartiers. Ainsi, nos politiques publiques d’intégration perdent, d’année en année, de leurs effets. Un monde parallèle, solidaire, organisé, déterminé campe à nos portes et les bascules démographiques sont à l’œuvre ; elles ne sont pas pressées, elles ont le temps pour elles. Elles sont inexorables.

Alors, mes chers collègues : sommes-nous capables de nous retrouver, au-delà de nos postures, sur ces réalités que nous vivons, que nous connaissons, que nous affrontons quotidiennement ? Sommes-nous capables en tant que maires de regarder lucidement et courageusement ces vérités ? Sommes-nous capables, en raison du fait que notre mandat est encore celui qui jouit de la plus grande confiance de la part de toutes nos populations, de faire l’union sacrée face à ce qui mine et menace notre République ? C’est à ce niveau de réflexion qu’il faut se hisser. En aurons-nous la sagesse ? En aurons-nous le courage ? Je l’espère tant.

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil

14:20 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags: dilain, banlieues, lemoine |

21 juin 2010

Qu'ils quittent la scène, et vite !

Les reportages et les articles de presse qui se sont succédé ces derniers jours nous ont beaucoup appris sur la qualité du vivre-ensemble de cette « équipe » de « joueurs » de football. Les langues se sont enfin déliées, mais il aura fallu attendre, pour cela, la Berezina.

Grossièreté et mauvaise éducation de certains ; mise à l’écart des joueurs bien élevés ; clans formés sur des bases ethniques et culturelles ; hostilité entre les Noirs des Îles et ceux d’Afrique ; maghrébins (dans la bande desquels les observateurs ont placé Ribéry) qui n’apprécient pas le reste du groupe ; cohésion impossible ; rejet de l’autorité de l’entraîneur ; volonté d’autogestion ; refus de s’entraîner… Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Mais ce sont ces mêmes situations que nombre de nos enseignants et chefs d’établissement endurent depuis des années ! Il apparaît aujourd’hui au grand jour que ce problème de cohabitation n’a pas pour origine la dimension économique, comme persiste à le laisser croire au peuple français une partie des « élites »… Rappelons que nous avons ici affaire à des millionnaires.

La Dépêche : « À la veille du match contre le Mexique, Sidney Govou a même reconnu l’existence de clans ethniques au sein de l’équipe de France. Interrogé sur l’existence de tels groupes, le milieu de terrain avait répondu : “Dans la vie de tous les jours, on cherche des affinités, alors en équipe de France aussi. Et quand on cherche des affinités, la couleur c’est la première chose qui vient à l’esprit”.
Yoann Gourcuff, écarté. Le jeune Breton qui évolue à Bordeaux a été la première victime de cet esprit clanique au sein de l’équipe de France. écarté lors du dernier match au profit de Malouda, il serait jugé “trop poli”, trop bien élevé voire trop “beau gosse” ou “gendre idéal” s’exprimant trop calmement… attisant d’autant la jalousie de certains de ses co-équipiers comme Franck Ribéry ou Nicolas Anelka notamment
. »

Le Monde : « il n’est pas compliqué d’observer sur le terrain que cette équipe fonctionne par affinités sélectives, ce qui se traduit par un collectif hétérogène […] Il semble bien qu’il y ait d’un côté les provinciaux, type Lloris, Toulalan, Gourcuff, mais aussi Govou. Puis les gens issus des quartiers dits sensibles, type Ribéry, Anelka et autres. Et enfin les électrons libres comme Malouda, et les anciens, comme Henry ou Squillaci. »

Sud-Ouest : « Équipe de France : derrière l’affaire Anelka, y a-t-il une affaire Zidane ? Alors qu’Anelka fait ses valises, Libération révèle maintenant que Zinédine Zidane, l’ancien meneur de jeu des Bleus aurait orchestré un mouvement des joueurs contre le système de jeu prôné par le sélectionneur Raymond Domenech… »

La citoyenne que je suis ne reconnaît pas le droit de porter les couleurs de la France à des individus qui renvoient, au monde entier, une image épouvantable de notre pays.

La victoire de notre équipe de football au Mondial de 1998 a constitué un grand malheur pour le peuple français. Elle a en effet laissé notre classe politique, et nos élites de manière générale, se leurrer et leurrer le peuple de l’idée que la fraternité black-blanc-beur coulait de source. C’est à dater de cet évènement que s’est largement répandue l’idéologie du métissage, une chance pour la France, qui nous a empêchés de regarder en face, et surtout de traiter, la réalité du terrain. Croisons les doigts pour que cette équipe de foot 2010 quitte la scène au plus vite. Dans le cas contraire, notre personnel politique serait bien capable de s’appuyer sur ces mal-élevés qui ont humilié la France devant le reste du monde, pour nous expliquer que tout va très bien, Madame la marquise… L’espoir de voir ce sujet de la cohabitation traité avec le sérieux qu’il mérite, au regard de ses conséquences, s’éloignerait alors de nouveau.

Rêvons un peu ; peut-être les Chinois vont-ils venir aussi à notre secours ? Les pouvoirs publics et les médias peuvent en effet difficilement les museler, car la Chine doit très probablement observer à la loupe ce qui se passe en France, ce pays dont certains responsables se permettent de venir en Chine donner des leçons de respect des droits de l’homme. Il devient de plus en plus difficile à nos élites mondialisées et mondialistes de défendre que la France est encore la patrie des droits de l’homme, quand ces droits y sont devenus à géométrie variable.

09:24 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags: football, autorité, cohésion nationale, respect |

18 juin 2010

Hommage à Charles de Gaulle, héros national

De Gaulle appartient à toutes et à tous

par Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle
Publié dans le journal le Monde.

Soixante-dix ans déjà. Seuls les plus anciens se souviennent de cet instant où une voix s’adressait à la France. Les manifestations de cette année doivent appeler l’attention des jeunes générations sur cette date qui doit rester dans l’histoire.

Parlant à la BBC ce 18 juin 1940, de Gaulle accomplit là un geste exceptionnel, affirmant que la France vaincue ne doit pas perdre l’honneur et appelant les Français à le suivre.

Certes depuis les victoires sur la Somme, le Général avait pris la décision de poursuivre le combat dans un réduit breton, dans l’Empire si nécessaire. Mais qu’est-il cet ancien sous-secrétaire d’État à la défense apprenant le 16 juin au soir à Bordeaux la démission du gouvernement Reynaud, l’arrivée de Pétain, défaitiste et déjà collaborateur ? Il n’est rien, il est seul.

Pourtant, doté d’une volonté d’autant plus surhumaine que les circonstances sont dramatiques, servi par une intuition qui ne lui fera jamais défaut, il décide de continuer la lutte, regrettant en lui-même que les états-majors l’aient toujours rejeté alors qu’il avait raison. La percée dans les Ardennes des chars de Guderian venait d’en apporter la preuve.

Ce geste de refus, dire “non”, c’est affirmer que l’honneur doit être le seul mobile, que l’homme ne doit s’appuyer que sur ses convictions, même avec intransigeance.

Ce premier discours, cet appel du 18 juin avec le seul soutien de Churchill, va conduire à la France libre, à la Résistance, finalement au 8 mai 1945, la victoire, donc le maintien de notre pays dans l’honneur.

Cette victoire, de Gaulle y croyait. Il le savait. Déjà, fin juin 1940, préconisait-il l’entrée des États-Unis dans le conflit, l’inévitable fin de l’alliance entre Staline et Hitler. Cette force de conviction, ce rejet de toute résignation est la marque fondamentale de l’Appel.

C’est un geste révolutionnaire, c’est la certitude de ne voir qu’espérance dans l’avenir, c’est le sursaut de Valmy, quel que soit le lourd tribut, même en vies humaines, comme ce fut hélas le cas en France, en Libye, en Tunisie, en Italie et ce jusqu’en Allemagne.

IL ÉTAIT PROFONDÉMENT RÉPUBLICAIN

Il est sans doute encore des nostalgiques de Vichy, même quelques historiens pour nous dire qu’en 1940 de Gaulle n’avait aucune légitimité, ou encore quelques enseignants pour refuser l’étude des Mémoires de Guerre. Mais cette légitimité, ne l’a-t-il pas gagnée avec le refus de la défaite, de l’armistice, de la trahison et par cette épopée que conduiront aussi bien Leclerc, de Lattre que Moulin, jusqu’à être reconnu par l’ensemble des nations opposées au nazisme ?

Seul, en effet, il ne l’était plus au lendemain du 18 juin ; il avait su rassembler sous la croix de Lorraine tous les volontaires épris de liberté. Cohorte au début, ses tous premiers compagnons qui surent comme lui dire “non” et le rejoignirent à Londres, bientôt véritable armée dont l’héroïsme, de Koufra à Strasbourg, conduira notre pays à la signature de la fin du conflit à Berlin aux côtés des Alliés.

Laissons ceux qui, tout en reconnaissant l’intervention de Londres comme élément essentiel de l’Histoire, rejettent cependant l’écrivain des Mémoires de Guerre alors qu’il est en réalité l’un des grands auteurs classiques, un mémorialiste soucieux avant tout de la langue, de la phrase la plus élaborée pour ne dire que l’essentiel.

Ce que je retiens de cet appel c’est avant tout l’espérance, dans la volonté de ne jamais renoncer quelles que soient les difficultés présentes. Et l’exemple du Général est bien de ne jamais perdre espoir dans la fidélité à ses seules convictions, même si l’on est seul.

Puissent les jeunes générations retenir cet exemple.

Puissent ceux qui ont des responsabilités et particulièrement les hommes politiques ne voir dans leurs décisions que l’intérêt général, celui des valeurs de la République, puissent-ils toujours faire preuve d’indépendance, et savoir eux aussi dire “non”.

De Gaulle appartient à toutes et à tous ; entré dans l’histoire, il a démontré combien l’honneur était le seul idéal, combien la liberté devait être défendue envers et contre tout. Il était profondément républicain.

Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle

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Il est 18 heures, le Général de Gaulle arrive dans les locaux de la BBC pour enregistrer l’appel du 18 juin. Un technicien de la radio lui demande de dire quelques mots pour procéder à un essai de voix. De Gaulle répond : “la France”.

En ce jour anniversaire de l’appel du 18 juin, ayons également une pensée pour Sir Winston Leonard Spencer-Churchill, qui a joué un très grand rôle en reconnaissant le Général de Gaulle : “Vous êtes seul ? Eh bien, je vous reconnais tout seul !”, lui lança-t-il le 27 juin 1940.

00:00 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags: de gaulle |

17 juin 2010

Faut il oublier le passé pour se donner un avenir ?

C’est l’un des sujets du bac philo de cette année. Je ne résiste pas à la tentation de faire appel à Claude Lévi-Strauss :

« Les sociétés se maintiennent parce qu’elles sont capables de transmettre d’une génération à une autre leurs principes et leurs valeurs. À partir du moment où elles se sentent incapables de rien transmettre, ou ne savent plus quoi transmettre et se reposent sur les générations qui suivent, elles sont malades. »

C’est un extrait du livre-entretien avec Didier Éribon De près et de loin, (éd. Odile Jacob, 1988). Je vous en recommande la lecture, et particulièrement la troisième partie qui s’intitule « Les cultures, la culture ». Le plus important y était dit, et pourtant aucun sursaut ni prise de conscience ne s’en est suivi. Or, « il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience » (Jean Jaurès) ; le terme de révolution est ici à interpréter au sens de progrès majeur, et non d’affrontements. Pour ne pas se décourager, pensons très fort à Victor Hugo : « Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue ».

17:43 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags: lévi-strauss, jaurès, hugo |