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06 mars 2012

François Hollande pieds et poings liés

François Hollande promet dans son programme d’instaurer le droit de vote des étrangers. Les étrangers que cible François Hollande sont essentiellement issus de cultures non européennes. Leur culture n’a de ce fait pas été sculptée par les différents mouvements de pensée, et aussi les batailles politiques, qui se sont succédé en France et en Europe au long des siècles derniers. Il est donc naturel que ces étrangers possèdent d’autres corpus de principes et de valeurs que celui des Français de souche européenne. Sur le terrain, dans tous les lieux de vie et en particulier à l’école, nous observons depuis déjà de nombreuses années la montée alarmante et effrayante des tensions et des crispations qui résultent de cette distance culturelle. Les étrangers ciblés par François Hollande ne sont pas des inconnus, puisqu’ils sont issus des mêmes sociétés que ceux que nos hommes et femmes politiques englobent sous le nom de « diversité ».

Voici ce que j’écrivais dans Immigration, intégration : le langage de vérité : « Ce serait une erreur que de considérer l’échelon politique local comme un enjeu mineur. C’est au niveau local que se déclinent les règles du bien-vivre ensemble. C’est à cet échelon que l’on décide ou non de se conformer aux principes républicains et aux valeurs de notre société. La politique locale est la déclinaison de la politique nationale. Elle doit de ce fait se conformer aux exigences des normes collectives françaises, traduction de l’identité française au quotidien. Il suffit pour le comprendre de se remémorer l’expérience de Martine Aubry, maire de Lille, qui en était venue à supprimer la mixité dans certaines plages horaires au sein d’établissements publics de la ville, en l’occurrence des piscines. Aussi la proposition d’octroyer le droit de vote aux étrangers : “Donnons le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires pour les élections locales”, parfois déguisée en concept de “citoyenneté élargie”, doit-elle alerter au plus haut point nos concitoyens. Comment expliquer, face aux défis que représentent les difficultés auxquelles notre société est confrontée, que l’on puisse proposer une dilution de la citoyenneté française ? »

François Hollande se retrouve, dans les faits, pieds et poings liés par une immigration qui vote massivement pour la gauche, comme l’ont mis en évidence différentes études. J’ai déjà eu l’occasion d’aborder ce point dans mes écrits et sur ce blog. C’est à la lumière de son amputation de liberté de pensée et de jugement que les citoyens doivent interpréter le refus de François Hollande de prendre en compte le viol de la laïcité que constitue le versement imposé d’une dîme aux consommateurs : « Enfin, l’ancien premier secrétaire du PS a fait mine de s’indigner de l’installation confirmée du chef de l’État sur les thématiques frontistes, avec étiquetage de la viande halal en tête de gondole. “Nous sommes dans une campagne présidentielle avec des enjeux majeurs. (…) Et on viendrait faire une campagne sur la viande halal, parce que Marine Le Pen serait la première à en parler ?” “J’ai trop de respect pour la filière de la viande de notre pays”, a clamé M. Hollande, qui assure : “Ce n’est pas des sujets sur lesquels nous devons débattre, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait aucun problème.” »

Vous vous trompez lourdement, Monsieur Hollande. Non seulement vous devez refuser la dérobade et accepter de débattre de ce qui constitue, au regard de l’histoire du peuple français, une terrible régression, mais vous devez de surcroît, puisque vous prétendez présider au destin de ce même peuple français, lui apporter la garantie que vous veillerez au respect de sa Constitution dont l’article 1er stipule que la France est une République laïque. Doit-on vous rappeler que la dîme a été abolie à la Révolution française ?

Aujourd’hui, votre programme comprend des points qui contribueront, à coup sûr, à mettre en danger notre cohésion nationale et rendront possible l’anéantissement de progrès souvent conquis dans le sang et les larmes. C’est le cas de la laïcité. C’est aussi le cas de l’émancipation des femmes. Vous n’avez pas le droit de faire l’impasse sur la pression qui s’exercera sur les élus locaux à cause de votre droit de vote des étrangers, et qui viendra renforcer celle qu’ils subissent déjà du fait du défaut d’intégration de nombreux enfants issus de l’immigration : « Mais il demeure un fait indéniable que désormais, et même en intégrant la concurrence entre associations musulmanes qui segmentent le réservoir de voix concernées, le facteur islamique est devenu l’un des éléments du vote – à Saint-Denis comme dans de nombreuses autres villes à habitat populaire comportant les mêmes caractéristiques socio-démographiques. (…) Le marché du halal dans l’Hexagone constitue ainsi un analyseur privilégié de l’expression de l’islam de France au début du XXIe siècle. Revendication identitaire qui s’est structurée au moment où les musulmans s’y sédentarisaient, née avec la venue des mères qui rejoignaient en France les pères travailleurs immigrés, et y voyaient une continuité par rapport aux usages du bled, elle a été reprise par la génération née et éduquée en France, de nationalité française, qui s’insérait par ailleurs à la société globale par le marché de la consommation.[1] »

À deux jours du 8 mars, journée de la femme, vous ne pouvez aujourd’hui prétendre en être un défenseur, car c’est une certitude, l’octroi du droit de vote aux étrangers conduira à la régression des droits des femmes et au recul de la mixité, comme cela s’est produit avec l’aménagement des horaires des piscines à Lille. Cette question est malheureusement bien loin d’être anodine, car elle révèle tout du regard porté sur la femme, laquelle peut se trouver réduite, malgré elle, à un objet sexuel.

Autre extrait d’Immigration, intégration : le langage de vérité : « Aucun autre sujet que celui de la femme, du regard que l’on porte sur elle, du degré de liberté qu’on lui consent, de la place qu’on lui octroie au sein d’une communauté, ne peut mieux mettre en lumière le ressort de l’identité d’un groupe. Aucun autre sujet ne peut mieux illustrer la difficulté du processus d’intégration qui doit conduire un non-Européen à s’intégrer à un peuple de culture européenne. La condition faite à la femme dessine, de manière concrète, le gouffre qui sépare une majorité des personnes issues de l’immigration récente et les Français de culture européenne. Aucun autre sujet ne peut mieux mettre en lumière la capacité de la personne à s’émanciper de la tutelle de son groupe pour développer l’effort que commande toute insertion dans une société culturelle autre que la sienne. Aucun autre sujet que celui de la femme ne peut aussi facilement mettre en évidence la réussite ou l’échec de l’intégration à la communauté française. Selon l’anthropologue Emmanuel Todd, “au cœur du système familial, le statut de la femme, bas ou élevé, est essentiel. D’abord, parce qu’il définit en lui-même un aspect de l’existence sur lequel les peuples ne sont guère prêts à transiger (…)[2]”. C’est la question de la femme qui révèle tout de la construction sociale, du regard qui est porté sur l’être humain et du contenu des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. »

Contrairement à François Hollande, Ségolène Royal avait eu le courage, sur certains sujets, de prendre ses distances avec le Parti Socialiste. C’est une fille de militaire, et elle en a très vraisemblablement conservé un patriotisme et un sens de l’intérêt supérieur de la Nation.

Existe-il pour l’avenir d’un peuple sujet plus crucial que celui de l’indépendance de décision ? Non ! Monsieur Hollande, vous semblez bel et bien pieds et poings liés. Aussi, je voulais vous dire, moi, l’enfant d’une immigration pour laquelle vous semblez prêt à sacrifier des principes et valeurs qui m’ont fait choisir la France, que vous me faites à présent peur, très peur !

____________________________

[1] Gilles Kepel, « Quatre-vingt-treize », Gallimard, janvier 2012. ↩

[2] Emmanuel Todd, « Le Destin des immigrés », Seuil, 1994. ↩

18:38 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags: hollande, royal, laïcité, halal |

20 février 2012

Le retour de la dîme ?

Des consommateurs paieraient-ils, sans le savoir, un impôt à une organisation religieuse ? Rappelons qu’en France, la dîme a été abolie à la Révolution. Voici quelques éléments pour alimenter la réflexion.

Marine Le Pen : « L’ensemble de la viande qui est distribuée en Île-de-France, à l’insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal. »

Claude Guéant : « Les déclarations de Marine Le Pen selon lesquels la viande “distribuée en Île-de-France” est “exclusivement” halal, sont “absolument fausses”. »

Gilles Kepel, dans Quatre-Vingt-Treize : « Cette proportion très importante en regard d’une population estimée au maximum à 10 % du total, même si il y a une surconsommation de produits carnés chez les musulmans, induit à penser qu’une part significative est mangée par des non-musulmans, en toute connaissance (lorsqu’ils se rendent dans des boucheries halal qui sont désormais majoritaires dans de nombreuses villes) ou à leur insu. Ce dernier phénomène, selon B. Bernard et F. Bergeaud-Blackler, Comprendre le halal, est “courant depuis une dizaine d’années”, du fait “qu’une partie de la viande sans étiquetage religieux vendue en supermarché est issue d’abattages rituels” et parce que “les prix de la viande halal sont si compétitifs que certains gestionnaires des restaurants et cantines s’approvisionnent auprès de négociants de viande halal”. »

Je pense pour ma part que Marine Le Pen a vraisemblablement exagéré ou forcé le trait, en ce sens que nous consommons également en Île-de-France de la viande qui provient directement de nos terroirs, mais elle soulève néanmoins une vraie question. Le ministre des Cultes Claude Guéant a tort de balayer comme il le fait cette question d’un revers de main, car des interrogations légitimes se posent. Pour preuve, le décret paru le 28 décembre 2011, évoqué dans le Monde par le porte-parole du ministère de l’agriculture : « Selon un décret paru le 28 décembre 2011 et en application depuis début janvier, l’abattage selon le rite halal ne peut avoir lieu que “sur commande, et non de manière mécanique ou systématique”. “Cela doit répondre à une commande spécifique.” »

Le ministre des Cultes a l’obligation morale de diligenter une enquête digne de ce nom, car il se pourrait en effet qu’une partie de la viande halal qui n’est pas consommée par des musulmans se retrouve bel et bien écoulée incognito dans le circuit, de sorte que le consommateur ignore qu’il consomme une viande bénie par un homme de religion et qu’il participe également, par le biais de la taxe versée au moment du sacrifice rituel de la bête, au financement d’une organisation religieuse. Les consommateurs ont le droit de savoir et de choisir de participer ou non à ce financement en toute connaissance de cause.

15:14 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (69) | Tags: guéant, le pen, halal |

19 février 2010

France 24 : polémique autour du hamburger halal

France 24 m’a interrogée, en tant que membre du Haut Conseil à l’Intégration, afin d’aider à décrypter ce que révèle l’opération halal de Quick. Voici le lien vers l’émission. Écoutez attentivement, car il y a beaucoup d’enseignements à tirer de ce que l’invité de France 24 a dit sur le plateau, en seulement quelques minutes.

Voici un autre débat sur le même sujet, toujours sur France 24.

21:43 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags: halal, quick, france 24 |

18 février 2010

Pêle-mêle

La semaine dernière, j’ai assisté à la remise du prix de l’intégration par le Ministre de l’Identité nationale, Éric Besson. J’étais très émue en écoutant les lauréats parler de leur amour de la France. Leurs mots témoignaient du fait que l’intégration se joue bel et bien sur le registre affectif. Qui en doutait encore ? À cette soirée, je n’ai rien découvert que je ne sache déjà, mais rencontrer des personnes qui aiment la France et qui l’expriment, m’émeut à chaque fois.

Changement total de décor : hier, j’ai participé à une réunion où il était question de laïcité. J’y ai vu se déployer les arguments de la liberté au nom de laquelle il est interdit d’interdire. La burqa ? Les femmes ont le droit de la porter sur le sol de France, car notre société s’est fondée sur la liberté. Si nous venions à l’interdire, ce serait seulement parce qu’elle pose la question de la sécurité. Les femmes qui accompagnent voilées nos enfants aux sorties scolaires ? Eh bien, où est le problème ? Là aussi, c’est une question de respect de la liberté de chacun. J’ai fini par leur crier à la face que j’en avais plus qu’assez que l’on évoque la liberté pour tout et n’importe quoi, et qu’il faudrait un jour que les intellectuels et politiques expliquent si dans leur conception de la liberté, celle de la femme est incluse ou pas. Et puis, il faudra également qu’ils expliquent si la liberté peut être atteinte en l’absence d’égalité hommes-femmes. Je ne le crois pas pour ma part. Je suis de plus en plus choquée de voir à quel point des générations de personnes qui sont censées avoir appris à penser, ne pensent en réalité plus vraiment par elles-mêmes. L’ancien Premier ministre belge a bien raison de dire qu’« il y a quelque chose de pourri en République française », mais certainement pas pour les raisons qu’il invoque ; et je ne vois vraiment pas que la Belgique soit actuellement en position de constituer un quelconque exemple. Il n’y est certainement pas étranger, lui qui a gouverné la Belgique pendant huit ans. La réserve siérait davantage à ses résultats !

Je souhaite à présent partager quelques articles avec vous :

1) Doit-on faire entrer la Turquie en Europe ?

« L’atteinte à l’honneur est encore parfois considérée, par certains juges, comme une circonstance atténuante. En janvier, un père qui avait tué sa fille a ainsi vu sa peine ramenée, en appel, à vingt ans de prison. L’État se montre souvent incapable de protéger les victimes : la jeune Medine, qui n’allait plus à l’école, avait alerté la police à trois reprises, signalant que son grand-père la battait. »

2) De quelle liberté les élites européennes parlent-elles ?

« Elles restent victimes de l’opprobe social […] Cette union lui a permis de se réconcilier avec ses parents, qui ne voulaient plus entendre parler d’elle. Rahmouna, elle, regrette de ne pas avoir pu revoir son frère aîné avant la mort de celui-ci. Il l’accusait d’avoir sali la réputation de la famille. Elle aurait tant voulu lui expliquer… »

Je rappellerai simplement que les flux migratoires ne déplacent pas que des hommes. Ils déplacent également avec eux leurs schémas de pensée et d’organisation sociale. Il suffirait aux gens des beaux quartiers d’aller vivre avec leurs familles dans ceux qui sont pudiquement qualifiés de « sensibles » pour le réaliser. Décrétons « grande cause nationale » la mixité sociale qui serait appliquée à tous les élus et journalistes (avec leurs enfants bien sûr). Je suis sûre qu’ils délaisseraient très vite leurs discours ineptes et qu’ils jetteraient à la poubelle leurs actions irresponsables qui aggravent, chaque jour davantage, la situation de la France.

3) De la solidarité à raison de l’ethnie ou de la race :

« “Trop de points communs existent entre les deux pays pour qu’on ne sente pas concernés. Ce sont des Noirs comme nous. Ils parlent français. Ils vivent dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Ils sont obligés d’émigrer dans des conditions épouvantables pour fuir la misère”, m’explique un étudiant sénégalais. »

Dans cette même catégorie, nous retrouvons Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer : « Mon coeur est et restera en Guadeloupe […] Je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne. »

Imaginez un seul instant un « Blanc » justifier une aide ou son engagement par un « ce sont des Blancs comme nous ». Il est effrayant de constater que le racisme est devenu acceptable lorsqu’il porte une autre couleur que le blanc ! Le soutien de François Fillon à Marie-Luce Penchard est moralement inacceptable. Il montre à quel point ce sont les intérêts partisans qui dictent leur conduite aux hommes de pouvoir. Pourtant, François Fillon est un Républicain. C’est dire à quel point la situation dans laquelle se trouve le peuple français est compliquée : tous les repères sont brouillés !

4) De l’usage de la « diversité » pour permettre aux Français de ne pas être contraints de manger de la viande bénie par un religieux :

Le maire de Roubaix : « Je présume qu’on peut obtenir à l’amiable un retour à la diversité.»

« Le maire de Roubaix estime enfin que la "discrimination" est d’autant plus insupportable que Quick est une "enseigne nationale", propriété de la Caisse des Dépôts et Consignations, le bras financier de l’État. »

Il y a un autre élément qu’il m’apparaît important de souligner : après que l’État a laissé se créer les conditions qui ont abouti à l’exclusion progressive des Français de souche des « quartiers », avec les conséquences que l’on sait sur l’insertion, il laisserait à présent les restaurants se « ghettoïser » ? Où est la cohérence de l’État, s’il laisse peu à peu disparaître les espaces partagés qui ont vocation à constituer des lieux d’apprentissage du bien-vivre ensemble de la société française, alors qu’il se permet par ailleurs d’imposer des quotas « SRU » au motif qu’il faudrait favoriser la mixité, disons, culturelle ?

Imaginons à présent un instant que la dîme fasse son retour en France. Cela soulèverait immédiatement un tollé général ; alors, pourquoi le versement d’une taxe au culte islamique, au travers de la consommation de viande, serait-il accepté dans un pays où la laïcité est censée garantir la neutralité et où l’on ne doit pas imposer à autrui ses convictions religieuses ?

Autre élément : les Français accepteraient-ils l’idée que la viande qui leur est servie dans un restaurant soit préalablement bénie par un prêtre ? Je crois que notre pays glisse lentement mais sûrement vers la folie. Il est plus que temps de le ramener à la raison !

Pour mémoire, rappelons que la dîme a été abolie à la Révolution française. Si vous y réfléchissez bien, ce sont toutes les conquêtes de la Révolution française qui se retrouvent menacées, les unes après les autres.

5) Sur la violence à l’école

Sur Europe 1, Jean-François Copé a précisé que ce problème de la violence est « circonscrit dans les quartiers difficiles […] et que le vrai sujet de la violence, c’est une question à poser aussi aux parents ». J’ai déjà tout dit à ce propos dans Le puzzle de l’intégration. Les enseignants se trompent lourdement en pensant que ce n’est qu’une question de moyens. Ils seraient bien avisés d’accepter de regarder en face la réalité de ce problème, avant d’en arriver à payer un jour eux-mêmes de leur vie. À titre de comparaison, lorsque j’étais au collège en Algérie, nous avions un seul surveillant pour environ 350 élèves. Il n’y a jamais eu de violence au sein du collège. C’est notre société qui fabrique la sauvagerie des enfants issus de l’immigration, une sauvagerie qui finira par l’anéantir si aucune prise de conscience politique n’intervient rapidement. Et ce n’est pas en installant des caméras de surveillance partout que le problème de la violence sera réglé. La Grande Bretagne est championne de la vidéosurveillance, cela n’y a eu aucune incidence sur le niveau de violence. Ceux qui prennent les décisions ne peuvent l’ignorer. Aujourd’hui, c’est le lobby de la vidéosurveillance qui doit se frotter les mains.

Pour voir à terme réglé le problème de la violence, il n’y a pas d’autre issue que de mettre en œuvre, et simultanément, l’ensemble des actions politiques que j’ai listées dans Le puzzle de l’intégration. Il va bien falloir que les Français comprennent, très rapidement, qu’ils doivent s’impliquer bien davantage dans la vie de leur Cité, s’ils ne souhaitent pas voir disparaître à tout jamais le bien-être auquel ils sont si attachés.

Rêvons à présent un peu :

Le Président de la République : Le peuple français est meurtri, le peuple français est épuisé, mais le peuple français est debout ! C’est aux Français et à eux seuls de définir un véritable projet national et ensuite de le conduire. Le rôle de la France est de les aider à reprendre le contrôle de leur destin…

14:15 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags: laïcité, liberté, égalité, halal, quick |