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Le cynisme politique a-t-il des limites ? | Page d’accueil | « Répliques » d’Alain Finkielkraut

18 janvier 2012

Chronique d’une fin de démocratie annoncée ?

Le commentaire de Vive la Liberté m’amène à soumettre à votre réflexion le passage suivant, extrait de mon livre Immigration, intégration : le langage de vérité.

« C’est parce que certains se sont plu à toujours tout minimiser et à tout justifier, même l’injustifiable, que nous en sommes arrivés là : une situation où notre société a fini par engendrer des fauves. Une société qui en vient à légitimer la violence ne pourra qu’être un jour balayée par cette violence. Les hommes et femmes politiques ont à présent très peur des fauves qu’ils ont eux-mêmes créés.

C’est la peur qui guide désormais leurs prises de position et leurs décisions. Anticipant le plus souvent les demandes, ils reculent en leur sacrifiant l’une après l’autre, en guise d’offrande, chacune des vertèbres de la colonne vertébrale de la France. Si la classe politique agit ainsi, c’est parce que la France est devenue sa variable d’ajustement. Elle l’est devenue parce qu’elle ne semble plus croire depuis longtemps à la France, mais aux territoires optimisés dans la mondialisation.

La France est devenue cette variable parce que le peuple français, contraint au silence, ne la défend plus guère, et aussi parce que les Français sont un vieux peuple respectueux de la démocratie. Ils attendent sagement le jour du vote pour tenter d’exprimer, à travers une abstention croissante, leur désaveu de leur classe politique. Or, la violence, c’est malheureusement la seule chose qu’entendent et redoutent les hommes et femmes politiques, et qui guide leur comportement sur ce sujet de l’immigration-insertion-intégration.

C’est cela qui constitue le plus grand danger pour notre démocratie, car les citoyens comprennent petit à petit que respecter la démocratie ne paie pas, et que le joyau des droits de l’homme et du citoyen est en réalité devenu une arme de destruction employée contre eux pour entamer le corps politique qu’ils avaient réussi à constituer. »

15:28 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags: violence, démocratie |