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20 septembre 2007

Quand la représentation nationale œuvre, sans le savoir, à la destruction de l’identité française

Hier, l’Assemblée Nationale (c’est-à-dire l’Assemblée qui représente le peuple français, l’Assemblée qui se doit de veiller sur ce qu’il y a de plus précieux pour la survie d’un peuple, à savoir, son identité), eh bien, l’Assemblée Nationale a voté l’autorisation du comptage ethnique. Nos députés ont donc réussi à introduire ce redoutable ver dans le fruit de la cohésion nationale. Je ne redévelopperai pas ici les arguments qui occupent nombre de pages du « Puzzle de l’intégration », et qui expliquent pourquoi et comment le comptage ethnique minera notre cohésion nationale et mettra sérieusement en danger l’identité du peuple français.

Devons-nous nous réjouir que les communautaristes, les anti-Républicains, ceux qui travaillent depuis des années à affaiblir le peuple français, aient enfin trouvé des « moutons noirs » pour faire aboutir leur projet ? Je pense que nous devons fortement nous en inquiéter, car les conséquences à moyen terme en seront désastreuses.

Comment ont-ils réussi ce tour de force ? Ils pouvaient, malheureusement pour les Français, compter sur la situation lamentable dans laquelle se trouve actuellement notre classe politique. Je m’explique : l’opposition est K.O. debout, et ne s’occupe plus que des guerres de ses « chefs », les intérêts particuliers passant manifestement bien avant la défense de l’intérêt général. Les députés de droite sont muselés et leur liberté de réflexion et d’expression s’amenuise de jour en jour. En témoigne le nouveau mode de fonctionnement du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, dont le président Jean-François Copé a recruté de jeunes « têtes chercheuses » chargées de rédiger ce que les députés UMP doivent penser et répandre !!! À cela s’ajoute la calamité des cumuls de mandats et d’honneurs, qui conduit à ce que les députés qui possèdent encore le temps de traiter des dossiers complexes de manière sérieuse et réfléchie, se font aussi rares que les trèfles à quatre feuilles. Sans compter enfin le manque de connaissance des problématiques abordées, qui encourage nombre de députés qui ne disposent pas de la faculté de se forger par eux-mêmes une opinion, à s’aligner aveuglément sur les consignes de vote. À leur décharge, il est vrai que l’immense diversité des sujets traités rend l’exercice plutôt difficile. Je ne résiste pas à vous rapporter verbatim les propos d’un ancien membre du Conseil Constitutionnel, croisé lors d’une conférence consacrée à la réflexion autour d’une évolution du fonctionnement de l’Assemblée Nationale qui lui permettrait de pleinement jouer son rôle dans notre vie démocratique : « Ce n’est vraiment pas important que les députés soient compétents ». Oui, vous avez bien lu !

Alors, que reste-t-il à présent à espérer au sujet du redoutable ver du comptage ethnique ? Eh bien, que le Sénat « retoque » cette partie du texte de loi (il devrait examiner le texte mardi 25 septembre : cette précipitation, qui empêche tout débat sur un thème aussi important, est déjà en soi une injure à l’esprit de la démocratie), ou que l’opposition saisisse le Conseil Constitutionnel sur cette partie de la loi. Et dire que parfois, certains songeraient à supprimer le Sénat ! Dans ce genre de situation, on comprend combien il est finalement important qu’existe une autre Assemblée, qui aie la possibilité de corriger les errances de nos députés. À ceux qui réfléchissent à l’évolution du fonctionnement de nos institutions, je voudrais suggérer que soit introduite un jour la possibilité de nouveaux modes de saisine du Conseil Constitutionnel. Pourquoi les Français du peuple ne pourraient-ils en effet disposer, bien entendu sous condition d’un certain nombre de signataires, d’une possibilité de saisine directe ?

Chers amis, si certains d’entre vous avez les moyens de sensibiliser des sénateurs pour corriger ce texte de loi, ou de convaincre un groupe de députés de saisir le Conseil Constitutionnel, surtout, n’hésitez pas ! Vous rendrez un fier service en aidant à préserver la France « une et indivisible », et ce sont vos descendants qui vous en sauront gré !

22:00 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags: comptage ethnique, identité, assemblée nationale, sénat, conseil constitutionnel, copé |

20 septembre 2007

Dans « Répliques », Alain Finkielkraut s’appuie sur « Le puzzle de l’intégration »

Dans son émission Répliques du samedi 1er septembre, intitulée « Identité française et immigration », Alain Finkielkraut s’est appuyé à plusieurs reprises sur Le puzzle de l’intégration, dont il a cité quelques passages, afin de donner la réplique à Patrick Weil, Directeur de Recherche au CNRS et spécialiste des questions d’immigration.

De même, Jean-Philippe Moinet, ancien Secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration et fondateur de l’Observatoire de l’extrémisme, a fait appel à mes propos pour asseoir ses démonstrations.

Je les en remercie d’autant plus chaleureusement, que la diffusion de mon livre fait face au redoutable barrage de la « bien-pensance » des milieux journalistiques (radio et papier), qui n’est en vérité que de la « bien-errance », et qui a largement participé à creuser le tombeau des enfants issus de l’immigration.

16:40 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags: immigration, identité, alain finkielkraut, france culture |

10 septembre 2007

Quand le réflexe communautaire prime sur le service de l’intérêt général

L’épisode de Rama Yade volant au secours de squatteurs est bien plus grave qu’il n’y paraît, et c’est la raison pour laquelle je me dois de l’évoquer. Sa prise de position illustre son comportement instinctif de défense des intérêts de sa communauté d’origine, et non de celui de l’intérêt général. Cela n’a au demeurant pas échappé au Premier ministre François Fillon, qui a déclaré à Laurence Ferrari sur Canal + : « Rama Yade s’est laissée un peu guider par son instinct et son émotion, et quand on est ministre de la République, on doit respecter les institutions. » N’est-ce pas un comble que figure au sein du gouvernement une personne à laquelle le Premier ministre doit enseigner le devoir du respect des institutions ? Ne nous étonnons plus de rien, puisqu’en vérité c’est la discrimination positive qui a été mise en œuvre pour la composition du gouvernement de la France.

Voici à nouveau un extrait du Puzzle de l’intégration, dans lequel j’évoquais l’une des nombreuses conséquences prévisibles de l’application de la discrimination positive : « Donner aux individus plus d’intérêts à se revendiquer d’un groupe communautaire qu’à la communauté nationale, c’est consacrer la prévalence du lien d’appartenance à une communauté sur l’appartenance citoyenne à la Nation. » La prévalence de l’appartenance à une communauté, c’est exactement ce qui a conduit Rama Yade à adopter la posture qui a été la sienne à Aubervilliers. Je trouve important de préciser ici que la responsabilité de la situation n’incombe pas, à mes yeux, à Rama Yade, mais à ceux qui ont pris la liberté de mettre en œuvre la discrimination positive, violant par là-même la Constitution de la République du peuple français. Il ne fait en effet aucun doute, et les responsables politiques ne l’ont d’ailleurs nullement occulté, que c’est au seul titre de la représentation de la diversité, et donc de la prise en compte du caractère racial ou ethnique, que certains membres du gouvernement ont été choisis. Le peuple français n’aura donc même pas eu le privilège d’être consulté pour signifier son accord ou son désaccord au sacrifice de l’un de ses principes fondamentaux.

Ce type de prise de position qui, il faut le signaler, est loin d’être l’apanage de la seule Rama Yade, a pour grave conséquence de renforcer les populations immigrées ou issues de l’immigration dans la conviction qu’elles ont bien raison de braver les lois françaises, puisqu’il se trouvera toujours des « responsables » politiques pour les soutenir en ce sens. Voici, sur le même sujet, la réaction du ministre de la ville Christine Boutin, recueillie au micro de France Info : « Rama Yade est jeune, et je ne crois pas que c’était une action qu’il fallait porter, parce que ça ne pouvait qu’exacerber les tensions. »

Le passage des enfants issus de l’immigration par le « Creuset républicain » doit cesser d’être un luxe pour devenir enfin une exigence, car c’est véritablement la seule voie qui leur permettra de s’insérer dans la société française. Ne sous-estimons plus les dégâts que cause la caution apportée au non-respect des lois et des règles du « bien vivre ensemble » propres à la société française, car c’est ce qui a conduit de nombreuses familles issues de l’immigration à ne toujours pas réaliser qu’il est essentiel que ces règles soient transmises à leurs enfants, afin d’éviter qu’ils ne s’inscrivent au ban de la société française. Venir ensuite tenter de réparer les malheureuses conséquences qui en découlent avec un « plan Borloo » ou un « plan Marshall » ruineux pour les finances publiques, est une entreprise irrémédiablement vouée à l’échec.

17:25 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags: politique, insertion, intégration, yade, discrimination positive |