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28 septembre 2009

L’avertissement de Max Gallo : il existe des analogies entre 1789 et 2009

À ceux qui n’ont pas lu mon ouvrage et m’accusent de réduire la France à la Révolution française, j’apporte la réponse de l’historien Max Gallo, dans un entretien au magazine Le Point :

« La Révolution française est un creuset dans lequel il y a toute l'histoire de France depuis ses origines. Un monde nouveau est né de cet événement qui a marqué profondément, par sa radicalité et sa brutalité, notre conscience nationale. Si bien qu'aujourd'hui, de nombreux comportements politiques et humains sont déterminés par la force de ce passé-là.
[…]
En examinant la Révolution, on découvre combien, dans une société organisée, la sociabilité entre les hommes est extrêmement fragile. Et qu'il suffit de quelques jours, parfois de quelques heures, pour que la barbarie des comportements humains rejaillisse. Je pense depuis toujours qu'un des périls majeurs qui guettent nos sociétés contemporaines est l'irruption de la violence et des barbaries.
[…]
L'histoire est le seul laboratoire dont disposent les hommes pour comprendre le fonctionnement des sociétés.
[…]
Qui dit révolution dit irruption de la violence. Nos sociétés sont extrêmement fragiles. La responsabilité majeure de celui qui a accès à la parole publique est de mettre en garde contre cette irruption.
[…]
Le retour de la nation peut produire le pire si on refuse certaines réalités. Je suis partisan de l'Europe - malgré les apparences -, à condition que ce soit une Europe qui ne se construise pas sur la mort des nations.
»

Je vous encourage à lire l’intégralité de l’entretien de Max Gallo.

23:00 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags: révolution, gallo |

14 juillet 2009

Bonne fête nationale à tous !

Chers amis,

Malgré la peine qui parfois nous étreint, malgré la rage que chacun d'entre nous exprime à sa façon, avec ses mots et ses maux, n'oublions pas de célébrer notre fête nationale. Saisissons ce jour d'histoire pour transmettre à nos enfants et à nos petits-enfants la fierté de l'héritage français, car c'est cette fierté qui nous aidera à relever les têtes baissées.

Patrouille de France
01:15 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags: 14 juillet |

03 janvier 2009

C'est pas la gauche, la France ! C'est pas la droite, la France !

Cher Ndjocka,

Vous voyez, je vais jusqu’à publier une réponse pour vous, et vous souhaite par la même occasion la bienvenue au royaume de la « liberté de pensée et de jugement » de mon frère d’âme Marc Bloch ; mon frère qui me manque et que j’aurais aimé rencontrer, tant je me retrouve en lui.

Votre deuxième commentaire, cher Ndjocka, étant parsemé de ce que je considère comme étant des insultes et parfois même des vulgarités à l’égard d’autres lecteurs de ce blog, je ne le publierai point. Quant à la lecture de mon ouvrage en vous pinçant le nez : de grâce, épargnez-vous, en ces temps de nouvelle année propices aux bonnes résolutions, et consacrez plutôt ce temps à donner aux autres de la chaleur humaine. Je crois en le sourire et la main tendue aux autres, bien davantage qu’en la hargne envers ceux qui sont différents : « Dans ma civilisation, celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit ». Mais encore faudrait-il être disposé à vouloir s’enrichir. Là est l’un des plus gros et dangereux défis que la France devra réussir à relever au sujet des enfants issus de l’immigration qui crachent sur le contenu des programmes scolaires. J’ai co-dirigé un groupe de travail sur l’école et l’insertion dans le monde économique. Ce n’est pas à moi que l’on viendra raconter des fadaises au sujet de l’échec scolaire, puis social, des enfants de l’immigration. Les fadaises, ça fonctionne seulement avec les notables de la politique et des médias qui ne voient le monde que depuis leurs confortables fauteuils…

Pour ce qui est de l’Afrique, j’ai le regret de vous dire que les nombreux excellents élèves d’Afrique qui avaient eu la chance de venir s’asseoir sur les bancs des universités algériennes, grâce au gouvernement algérien, ne partageaient pas votre opinion quant à l’origine de leurs malheurs ; mais alors, pas du tout. Selon leurs vécus, ce n’était pas vers le passé de la France qu’il fallait se tourner pour rechercher la responsabilité de leur misère, mais du côté de leur propre pays et classe dirigeante, ainsi que du côté de toutes leurs élites qui, au lieu de se battre pour faire évoluer leur propre société, préféraient aller vivre sous des cieux plus cléments qui leur offraient du matériel consommable à très court terme. Que serait la France si ses élites intellectuelles et économiques avaient autrefois préféré partir vers l’Amérique plutôt que de préparer le peuple à se relever et à se tenir debout ? En Algérie, les immenses fortunes qui s’étaient faites en quelques mois ou petites années (cherchez l’erreur), préféraient aller s’investir en Europe. Ouvrez les yeux, vous en trouverez, et même de très connues à Paris même. Ces personnalités qui viennent aujourd’hui donner des leçons de morale aux Français, et leur dire qu’il est hors de question pour leurs enfants d’accepter d’apprendre à l’école que leurs ancêtres étaient des Gaulois, et qu’il faut, pour eux, rétablir les privilèges à la naissance, rebaptisés pour l’occasion « volontarisme républicain » ou « égalité réelle ».

La révolution douce est désormais en marche. Le train a déjà quitté la gare. Vous serez tous étonnés et heureux de réaliser combien la mémoire collective des Français est encore vive, car « La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants… Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable. » (interview radiotélévisée du Général de Gaulle du 15 décembre 1965).

Merci à tous nos grands hommes passés, présents et à venir !

10:32 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags: intégration, de gaulle |

20 novembre 2008

Pour faire avancer les choses...

Vous êtes nombreux à me demander, par courriels ou à travers vos commentaires, si j’ai « une idée pour faire avancer les choses ».

Oui, bien sûr, j’ai une idée, et bien plus qu’une pour faire avancer les choses ou, à tout le moins, empêcher qu’elles ne se détériorent encore davantage par la rupture avec les principes républicains.

De très nombreux Français partagent nos convictions. Je peux même vous dire qu’il n’est pas rare que des membres de cabinets de ministres soient en totale opposition avec les points de vue et déclarations de leurs propres ministres sur la question. De même que de très nombreux hommes et femmes politiques pensent l’inverse de ce que font ou disent leurs ténors sur ce sujet de l’intégration. Cette opposition existe aussi bien quant au diagnostic de l’échec de l’intégration, qu’aux solutions à y apporter – maintien de l’égalité républicaine contre importation de politiques raciales telles que la discrimination positive ; maintien du droit de vote pour les seuls citoyens contre octroi du droit de vote aux étrangers non communautaires.

Devant la multitude de soutiens potentiels dans le monde politique, tous les espoirs nous sont permis, mais il est évident à mes yeux que les Français vont devoir s’engager de manière bien plus active sur cette question qui touche à la cohésion nationale. Pour cela, nous disposons de nombreuses possibilités d’action, aussi bien en direction du personnel politique (ma « cible marketing »), qu’en direction de nos concitoyens. Sachons saisir chaque occasion d’éclairer les Français que nous côtoyons, et leur expliquer les raisons pour lesquelles il est urgent qu’ils relèvent la tête, dans un mouvement de fierté apaisé mais déterminé. Pour ce faire, vous trouverez tous les arguments dans Le puzzle de l’intégration. Listez-les, et n’hésitez pas à vous les approprier.

Travaillons également à ce que s’opère une véritable prise de conscience sur le point suivant :

si vous partagez la conviction que la question du maintien de la France « une et indivisible » est la plus importante qui soit, et que cela ne sera possible sans le respect de l’identité française fondée sur les valeurs du tryptique républicain auxquelles il est impératif d’ajouter la laïcité, alors ne votez plus pour un parti politique, mais votez uniquement selon les convictions réelles du candidat, que l’élection soit à caractère local ou national. Interpellez directement les hommes et femmes politiques ; vous serez étonnés de constater combien les vrais défenseurs de l’identité française se retrouvent dans tous les partis politiques, de même malheureusement que ceux qui, par leur ignorance ou leur bêtise, travaillent, parfois sans même en avoir conscience, à terrasser cette même identité.

10:41 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags: république, france, identité, cohésion nationale |