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07 juillet 2009

Autorité du savoir et respect de l’école

Étant très attachée à la question de l’école, je suis très heureuse que Le puzzle de l’intégration ait retenu l’attention de l’association Lire-Écrire qui lui a réservé un chaleureux accueil. Je vous encourage à faire connaître autour de vous cette association, qui s’est fixé comme ligne d’action d’« informer le public et de conseiller des parents, en toute indépendance ». J’ai rencontré son équipe, qui dédie tout son temps et son énergie à la défense du bien commun, à l’avenir de la France. Je vous le redis : nous ne sommes pas isolés. Nous sommes majoritaires. Nous devons en prendre pleinement conscience, et puiser dans cette prise de conscience la force de toujours avancer !

Voici la critique publiée sur le site de Lire-Écrire :

« Contrairement à nos habitudes, nous présentons ici un ouvrage politique, au meilleur sens du terme. L’auteur, d’origine marocaine, a demandé la nationalité française à 30 ans. Elle sait de quoi elle parle, et développe une argumentation serrée, sans oublier aucune pièce du puzzle.

L’intégration

Malika Sorel décrit les difficultés d’intégration, non pas des nouveaux immigrants, mais de leurs enfants et petits-enfants ; difficultés étonnantes pour nous, puisque ce sont des Français, et spécialement de jeunes Français, qui affectent de rejeter la France. Ce phénomène se produit dans tous les pays occidentaux, et même au Canada, qui pratique une politique d’immigration “choisie”.

Le puzzle

Les politiques et les leaders d’opinion cherchent aux difficultés une cause simple, qu’un seul principe simple suffirait à traiter. Malika Sorel nous montre qu’une situation extrêmement complexe appelle un ensemble de mesures complémentaires.

L’un des principes qui fait actuellement débat en France est celui de la discrimination positive en faveur des minorités, qui, comme le remarque l’auteur, est une discrimination négative à l’égard de la majorité. L’adoption de ce principe renforcerait le communautarisme, et conduirait à la reconnaissance juridique des communautés. Beaucoup aux États-Unis, y compris dans les minorités, voudraient revenir en arrière, mais ils n’y parviennent pas, du fait des avantages acquis par certains.

Dans l’enseignement, les Américains ont facilité pour les minorités l’accès aux études supérieures et aux diplômes. Dans les faits, c’est un inconvénient pour les meilleurs éléments des minorités, qui se trouvent nantis de diplômes dévalués aux yeux des employeurs. Chez nous, une mesure analogue vient d’être adoptée par Sciences-Po.

Malika Sorel demande - comme nous le faisons - que les enfants et les adolescents défavorisés de fait, ce qui inclut d’ailleurs des Français de souche, reçoivent une aide massive afin que, moyennant les efforts nécessaires, ils puissent accéder sans artifice à la même réussite que les autres. Elle ne dissimule pas que les efforts nécessaires sont beaucoup plus importants pour eux que pour les Français moyens.

En particulier, elle réclame, comme nous, un effort important dès la maternelle et retour, dans le primaire et le secondaire, à l’enseignement explicite et systématique du français, de la littérature, des mathématiques, au rebours de tout ce qui a été fait depuis des décennies, et particulièrement depuis 1989.

Intégration ou insertion ?

L’intégration, conforme aux principes français et républicains, devrait, d’après l’auteur, procéder du choix délibéré, et mûrement réfléchi, d’une nouvelle patrie. Pour les immigrés et leurs descendants immédiats, ce devrait être par excellence un choix d’adulte.

Intégrer d’office selon le droit du sol impose un choix que beaucoup récusent : ils se disent “Français de papier” (et pour les avantages attachés aux papiers) tout en rêvant à une patrie imaginaire qui n’est pas celle que leurs parents et grands-parents ont quittée.

Malika Sorel propose donc d’abandonner le droit du sol. Mais elle reconnaît à la France le droit d’imposer aux étrangers qu’elle héberge un devoir d’insertion, c’est-à-dire le devoir d’apprendre les lois et coutumes, et de s’y conformer dans leurs rapports avec les citoyens français.

Le communautarisme est un frein à l’insertion, car il isole de la majorité, et maintient des règles et des coutumes propres, en fait discriminantes. Les grandes idées généreuses que certains voudraient institutionnaliser : le droit à la différence, la discrimination positive, ont trop souvent pour effet de culpabiliser les français de souche et de victimiser les autres, substituant ainsi des sentiments subjectifs à l’acceptation des réalités en France et dans les pays d’origine, réalités que Malika Sorel décrit parfaitement. Tout cela aggrave les problèmes au lieu de les résoudre.

Pour nous, qui militons pour la refondation de l’école, nous retenons parmi les pièces du puzzle l’impératif de restaurer, aux yeux des élèves et de leurs parents, l’autorité du savoir et le respect de l’école. »

00:46 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags: école, enseignement, insertion, intégration |

27 avril 2009

Avis du Haut Conseil à l’Intégration

Vignette_Rapport_HCI.jpgL’avis que le HCI a rendu la semaine dernière au sujet de la transmission des valeurs et symboles de la République dessine clairement une nouvelle voie ; une voie qui rompt avec beaucoup de ce qui a été fait depuis trente ans, mais aussi une voie en rupture totale avec la direction qu’a prise l’actuel Président de la République quant à l’intégration et au maintien de la cohésion nationale.

Vous aurez compris que le contenu de l’avis du HCI me ravit. J’y retrouve la voie et la voix de la cohérence que je défends. Vous n’aurez aucune peine à y déceler ma contribution (j’ai été auditionnée par le HCI en vue de l’élaboration de cet avis).

Je souhaite que vous sachiez que la tâche du HCI était tout sauf aisée. Pourtant, malgré les communautaristes qui l’ont infiltré, le HCI a su trouver le courage de défendre l’idéal français et de publier des recommandations et des observations qui constituent des premières. Dans un langage clair et direct, le HCI en appelle à afficher et revendiquer tout ce qui symbolise être Français et « faire France » : le buste de Marianne, le drapeau, la Marseillaise chantée et pas seulement jouée… Le HCI rappelle également l’article 2 de la Constitution, dans lequel il est stipulé que la langue de la République française est le Français (il était temps !) J’évoque cette question de la langue dans Le puzzle de l’intégration.

Voici un passage de mon audition par le HCI : « Il est plus que nécessaire de réaffirmer le Français comme langue de la France et de faire des campagnes de communication autour du fait qu’une langue non pratiquée, et même rejetée, n’a aucune chance d’être maîtrisée. Ces élèves issus de l’immigration, même à la troisième et quatrième génération, qui ne possèdent pas la langue française et dont un grand nombre sont dès la sixième dans l’incapacité totale de comprendre les énoncés de problèmes, ont-ils une quelconque chance de réussir leur parcours scolaire, puis leur insertion économique ? De plus, je souhaite rappeler que la langue n’est pas simplement un outil de communication. C’est véritablement un vecteur ou un véhicule de la pensée et de la vision des autres et du monde […] »

Le HCI demande que son avis sur la transmission des valeurs et symboles de la République ne soit pas réservé aux nouveaux migrants, mais qu’il soit aussi étendu aux jeunes (comprenez aux enfants issus de l’immigration).

Le HCI reconnaît, en filigrane, que la nationalité française ne doit être accordée à un migrant qu’en fin du processus d’intégration (p.9). La nationalité doit venir reconnaître qu’une personne est devenue pleinement française, c’est-à-dire qu’elle est désormais porteuse de l’idéal français. Le HCI effectue une distinction entre l’obligation du respect des valeurs et symboles de la France, et l’adhésion à son idéal : « C’est pourquoi il est important de distinguer respect et adhésion [à l’idéal français], le premier étant indispensable pour s’intégrer et vivre dans la société d’accueil, la seconde résultant d’une longue imprégnation avec les codes de cette société. On doit ainsi expliquer au nouvel immigrant que si l’on exige le premier, son adhésion n’est pas attendue dès son arrivée sinon après un parcours personnel qui le conduit à vouloir devenir pleinement Français par naturalisation. » C’est la distinction que j’ai introduite entre insertion et intégration dans Le puzzle de l’intégration.

Vous aurez déduit de vous-mêmes que l’acquisition automatique de la nationalité par le biais de la naissance sur le territoire français ou par le mariage avec un Français sont contraires aux recommandations du HCI.

Voici un extrait du Puzzle de l’intégration : « Ce n’est que lorsque la nationalité attribuée par la France sera redevenue réelle, et non factice, que les Français cesseront d’éprouver le besoin de parler de “Français de souche” et de “Français d’origine étrangère”. C’est la France qui, en donnant sa nationalité à un nombre considérable de personnes qui ne portaient pas son idéal, s’est rendue coupable de l’introduction de la notion de deux classes de Français. »

Le HCI rejette la discrimination positive et pointe du doigt les lobbys qui souhaitent amener la France à rompre avec son héritage historique (p.24) : « Certains lobbys demandent aujourd’hui, partant du constat d’une inégalité effective, une rupture de l’égalité républicaine en introduisant une discrimination positive notamment sur des critères ethno-raciaux. Autant dire que la notion d'égalité est aujourd'hui menacée dans un contexte économique difficile, impactant l'idée de liberté. Les individus vont-ils retomber dans les "lois de l'hérédité" dont les avaient si justement extirpé la Révolution française et la Déclaration des droits de l'homme?

Vous me demandez régulièrement que faire. L’avis du HCI sur les valeurs et symboles de la République doit être relayé le plus largement possible. Vous pouvez vous employer à le diffuser sur la Toile, mais aussi dans votre entourage et chez les élus locaux, régionaux et nationaux. Le document du HCI souffre en effet d’une très pauvre couverture média. A contrario, les recommandations que Yazid Sabeg remettra au Président de la République le 7 mai prochain seront sans aucun doute très largement médiatisées. Il faut aider les élus et tous les Français à lui opposer la réponse républicaine du HCI. C’est pourquoi il est nécessaire que l’avis du HCI parvienne à leurs oreilles. Le Premier ministre François Fillon est lui-même un Républicain ; il doit désormais apprendre à tirer bénéfice de sa position pour servir véritablement le peuple français. Pour l’instant, son attitude est incompréhensible, nous ne l’avons guère entendu sur le sujet ; pire, il semble laisser la France être entraînée dans une voie périlleuse, celle que la commission Veil avait qualifiée de « matrice de dislocation accrue de la Nation » !

18:31 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags: hci, sabeg, fillon, sarkozy, école, éducation |

16 avril 2009

La journée de la jupe

« La journée de la jupe », ou la peinture réaliste de ce que sont devenus les « territoires perdus » de la République française. Il est urgent que ce film soit projeté dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale, au Sénat, à l’Élysée, à Matignon, afin que nul homme ou femme politique ne puisse jamais dire qu’il ou elle ne savait pas. C’est bien trop commode !

Dans une émission Complément d'enquête de Benoît Duquesne « Banlieues : le feu est-il éteint ? », (France 2, le 13 mars 2006), Jean-Louis Borloo, Ministre de la République, avait affirmé avec force conviction : « Mais il faut bien que les Français on ait tous en tête une chose c’est que l’avenir du pays se joue là, dans les banlieues, parce que le taux de natalité de ces quartiers est deux fois plus élevé que sur le reste du territoire national. » Doit-on, au vu de ce qu’ils ont laissé s’accomplir, placer toute notre confiance en des hommes et femmes politiques qui continuent d’affirmer à une majorité silencieuse : « l’immigration est une chance pour la France », plutôt que « l’immigration se devrait d’être une chance pour la France » ? La censure qui s’exerce sur ce sujet est trop forte et empêche les Français de réaliser que nous sommes majoritaires. Le courage et l’esprit de responsabilité sont devenus des qualités bien trop rares dans le monde politique, à une heure où nous aurions justement besoin de personnalités désintéressées, courageuses et responsables. Souvent, ces dernières années, j’ai pensé et repensé au Général de Gaulle. Qu’aurait fait ce grand amoureux de la France pour la sortir de la galère, pour faire dévier sa trajectoire avant qu’elle ne heurte l’iceberg qui lui sera fatal ?

Une chose est claire, nous devons réussir à mettre les vrais sujets sur la table bien avant l’élection de 2012. Si nous n’y parvenons pas, les professionnels de la politique utiliseront de nouveau ce sujet de l’intégration comme un épouvantail pour, sitôt élus, ne rien changer à leurs petites habitudes, ou pire encore, faire l’inverse de ce qu’il eût fallu faire pour empêcher que la France ne s’enfonce encore davantage.

À la fin de la projection du film « La journée de la jupe », la salle a applaudi. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, il faut aller le voir, car on y trouve en seulement 1h30 beaucoup de ce qu’il y aurait à décrire : un véritable exploit !

21:34 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags: borloo, duquesne, adjani, intégration |

12 février 2009

Halde: message d'un lecteur du Puzzle de l'intégration

Le message ci-dessous m’a été adressé par un de mes lecteurs. Je saisis à nouveau cette occasion pour vous remercier tous, et vous dire que nous allons tous nous retrouver un jour. Cela est pour moi une réelle évidence. La volonté de faire que mes prises de position ne parviennent pas au grand public sera tôt ou tard mise en échec par cette volonté du plus grand nombre de se réapproprier ce qui a fait la force de notre pays : sa culture de la Liberté ! La puissance du peuple est toujours la plus forte ; le peuple français saura une nouvelle fois en faire la démonstration, dans le calme, je l’espère de tout cœur, car il possède la maturité et la force psychologique suffisantes pour ce faire.

Je remercie Marcel de son message que je souhaite partager avec vous :

“Je ne sais si vous en avez déjà parlé, mais il y a deux mois, la Halde a publié un rapport sur la Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires. La haute autorité y dénonce des crimes aussi atroces que le fait de montrer une main d’enfant noir dans celle d'un adulte blanc (stéréotype du Noir pauvre aidé par le Blanc), faire étudier Mignonne allons voir si la rose (mauvaise image du "senior"), ou encore ne pas montrer la diversité sexuelle dans les exercices de mathématiques.

Depuis des années, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les contenus des manuels scolaires actuels, massivement constitués de propagande bien-pensante (voir par exemple « Élèves sous influence » de Barbara Lefebvre et Ève Bonnivard, Éditions Audibert, 2005, ou encore l'observatoire des manuels scolaires sur le site de SOS éducation). Comment se fait-il alors que cela ne suffise pas à contenter la Halde ? C’est Louis Schweizer lui-même qui, sur RTL, a expliqué très clairement le fond du reproche que la Halde fait aux manuels scolaires : « On ne représente pas la société telle qu’elle doit devenir. » La Halde ne reproche pas aux auteurs de manuels de donner une vision fausse ou raciste, ou xénophobe ou homophobe de monde, non certes, ce serait absolument impossible, elle leur reproche de donner à voir encore un peu du monde réel alors qu’ils devraient selon elle ne décrire que le monde tel qu’il devrait être, ou plus exactement tel que la Halde estime qu’il devrait être. Autrement dit, elle leur reproche de ne pas faire assez de cette forme particulière de propagande qu’avait inventée Potemkine avec les villages en carton-pâte destinés à ravir la tsarine. Et pour arriver à cela, le rapport affirme que « les éditeurs devrait [sic] construire les manuels en collaboration étroite avec des spécialistes (« comité de vigilance ou comité de relecture, au même titre que sont traquées les fautes d’orthographe ! », nous disait une interviewée). Des enseignant-e-s extérieur-e-s, des médecins hommes et femmes, des historien-ne-s, des mathématicien-ne-s, des sociologues hommes et femmes, des auteur-e-s, etc. mais également des membres d’associations défenseuses des droits des femmes, des représentants de la HALDE et/ou des délégations aux droits des femmes, etc. » (page 112)

Les réactions ? Une bonne analyse sur le site de l’Observatoire du communautarisme, un article de Marc Cohen sur le site du Causeur.fr, quelques allusions plus ou moins ironiques ici ou là : bien peu de choses par rapport à l’approbation générale avec laquelle ces extravagances orwelliennes ont été reçues par la grande presse. Les journalistes en ont parlé avec un parfait naturel et sans la moindre interrogation. C’est normal, d’abord parce que pour les journalistes de la grande presse, la Halde est une institution sainte qui ne saurait émettre que la bonne parole, laquelle ne saurait être mise en doute, et ensuite parce que la plupart de ces gens n’auraient, à supposer qu’ils aient lu le rapport, rien eu à y redire : leur façon de penser est la même que celle des auteurs et des commanditaires, et ils s’efforcent tous les jours d’appliquer le programme formulé par Louis Schweizer : représenter la société telle qu’elle doit devenir.

On aurait pu s’attendre, tout de même, à ce qu’un reste de bon sens, un reste d'attachement à la vérité et à la réalité se fassent entendre du côté des éditeurs. Hélas ! « Ces recommandations vont dans le bon sens. Montrer des contre-stéréotypes et la société telle qu’on voudrait qu'elle soit, on va en tenir compte » a déclaré à l’AFP Pascale Gélébart, du Syndicat national de l’édition.

D’un autre côté il est vrai, les lecteurs qui ont posté des commentaires sur les sites des grands organes de presse sont pour ainsi dire unanimes dans l’indignation ; voir le Monde en ligne, ou l’Express, ou encore Le Figaro). Jamais le décalage entre la société réelle et les milieux qui la dirigent n’a paru aussi énorme. Mais qu’en sera-t-il lorsque la société sera peuplée de gens qui auront été formés par l’école et les manuels surveillés par les comités de vigilance préconisés par une haute autorité Halde dont les recommandations ont presque force de loi ?

C’est pourquoi le travail que vous faites est extrêmement important et mérite la gratitude de tous.”

10:27 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags: halde |