Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Politique - Page 28

  • Supprimer la HALDE : un acte politique salutaire pour la paix civile !

    Voici ce que déclare Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherches au C.N.R.S. mais surtout, pour le sujet qui nous intéresse ici, membre du Haut Conseil à l’Intégration, dans un livre intitulé « L’humiliation : les jeunes dans la crise politique » :

    « Les rapports de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE) et plusieurs enquêtes soulignent à juste titre le caractère inadmissible des discriminations dans le monde du travail. Il n’est pas question d’en nier la réalité. Toutefois, pourquoi analyser le refus d’embauche ou de stage sous le seul angle de la discrimination raciste ou ethnique ? L’expérience a été faite de tourner ces entretiens en vidéo pour ensuite en présenter les images aux candidats, aux employeurs, aux enseignants. Les résultats sont éloquents. Nombre de jeunes, par crainte ou par un sentiment de fatalité, arrivent en retard, habillés en jogging la casquette sur la tête, poussant la porte sans frapper, s’asseyant sans saluer sur le bord de la chaise le corps renversé comme pour regarder la télé, ne posant aucune question sur le travail mais en en rajoutant sur le salaire et les vacances… En face, la personne en costume pose des questions du type tests psychologiques ou psychotechniques, s’obligeant à rester dans une attitude raide de neutralité. Lorsque la scène est rediffusée aux protagonistes, les jeunes sont étonnés de leur “look” et sont les premiers à dire que s’ils étaient employeurs “ils ne se prendraient pas” ; quant à celui-ci, il comprend très vite l’inadaptation de son attitude à l’égard de jeunes qui n’ont jamais connu l’univers du travail salarié […] L’ignorance des codes sociaux et culturels au travail est l’obstacle le plus évident à l’embauche. Au lieu de crier immédiatement au racisme, il serait préférable non pas de raisonner en termes de catégories de populations mais en termes d’analyse de situations […] »

    Posons-nous la question de la véritable mission de la HALDE et des buts qu’elle poursuit. Observons pour cela son mode de fonctionnement. Pour assurer sa propre existence, la HALDE n’a d’autre choix que de voir des discriminations partout, quitte à les imaginer, comme le suggère l’intervention de Jacqueline Costa-Lascoux. Comment des hommes politiques « responsables » ont-ils pu concevoir un organisme qui crée chaque jour son propre travail, comme d’autres fabriqueraient leur pain quotidien ? Imaginez un instant les juges sortant de leurs palais de justice afin de scruter nos vies dans le but d’y débusquer leur propre pitance, à savoir des potentiels litiges qui alimenteraient leur « fonds de commerce » !

    Est-il un tant soit peu responsable d’avoir créé une structure telle que la HALDE, financée par le contribuable, qui s’ingénie à diviser le corps social de notre pays en dressant des catégories de personnes les unes contre les autres et en injectant, chemin faisant, haine et ressentiment des uns envers les autres ?

    J’attends avec grande impatience l’avènement d’hommes et de femmes politiques doués de raison, qui auront enfin le courage d’appeler à la disparition de la HALDE. Les discriminations, lorsqu’elles sont avérées, doivent être traitées par les juridictions déjà existantes, et jamais par une structure dédiée !

    Les Français doivent se résoudre à pardonner les erreurs politiques, car rien n’est jamais vraiment simple, mais ils doivent aussi apprendre à devenir intraitables avec ceux qui persévèrent dans l’erreur, quand tout concourt à leur démontrer que la France a été engagée sur une voie dangereuse pour le projet de société du peuple français. Notre époque appelle des hommes et femmes de courage et de responsabilité. Les autres auront tout loisir de revenir lorsque l’ambiance « légèreté et paillettes » sera de nouveau au rendez-vous !

    Catégories : Politique
  • Émission sur BFM

    J’étais ce matin sur BFM radio. Le débat était consacré au rapport de la commission Veil et au plan de Nicolas Sarkozy pour la diversité. Ambiance derrière le rideau (ou derrière le mur) :

    Dès la première pause, le journaliste Nicolas Doze m’a demandé de bien vouloir changer de place. C’est pourtant lui qui m’avait placée, au début de l’émission, aux côtés de Monsieur Édouard Pellet. Savez-vous pourquoi ? Ce qu'a dit Monsieur Doze (hors antenne) à cet instant me laisse penser qu’il a craint que Monsieur Pellet n’en arrive aux mains, c’est-à-dire me frappe. Oui, vous avez bien lu. Elle n’est pas belle, la régression de la « Liberté de pensée et de jugement » dans notre pays au début du XXIe siècle ? C’est sur cela que vous serez un jour jugés, chers Français, et certainement pas sur ce que vos ancêtres ont fait, n’ont pas fait ou auraient peut-être dû faire. C’est très commode de parler du passé et de baisser les yeux sur ce qui se produit, là sous notre regard. Je le redis une nouvelle fois, concentrez-vous sur le présent et sur l’avenir.

    Oui, je suis moi aussi pour le maintien du secrétariat d’État aux Droits de l’homme, avec comme terrain d'action la France. Lorsque je vois ce qu’il advient de certains territoires de la République, j’ai le regret de vous dire que j’ai vécu, à certaines périodes, dans un Maghreb beaucoup plus libre que ce qu’est devenue la France ! Alors, les leçons de liberté et de respect des droits de l’homme que brandit notre classe politique à travers le monde, eh bien elle ferait beaucoup mieux de les appliquer d’abord en France. On est en effet toujours plus crédible quand on a soi-même valeur d’exemple…

    Vous pouvez retrouver ci-dessous l’enregistrement de l’émission.

    Partie 1 (durée: 10 min.)

    Partie 2 (durée: 8 min.)

    Partie 3 (durée: 12 min.)

    Partie 4 (durée: 8 min.)

    Catégories : Politique, Revue de presse
  • Suite à vos messages...

    Bonjour à tous,

    Je vous dois plusieurs réponses. Pardonnez-moi si je ne réponds pas toujours à chacun de vos messages.

    Je souhaite, tout d’abord, répondre à Sailorman au sujet de Mara Goyet. Je ne connais pas du tout le point de vue de Mara Goyet sur mon analyse et mes recommandations. Mais je sais, et cela doit nous inciter à y puiser de la force et du courage, que mes convictions sont partagées par un nombre non négligeable d’élus de gauche comme de droite. Le souci de la défense de l’intérêt général est heureusement – car c’est bien la moindre des choses – présent sur tout notre échiquier politique.

    Au sujet de l’homme politique que je souhaiterais rejoindre : je l’ai à nouveau rencontré il y a seulement trois jours mais, concentrée sur le débat d’idées, je n’ai à aucun moment pensé lui demander si je pouvais me permettre de m’associer publiquement à lui. Promis, je tenterai d’y penser la prochaine fois.

    Cher Bernard, si j’ai exprimé un certain pessimisme, c’est que je sais que le critère « social » ou « boursier » a été introduit avec pour seul objectif de contourner les sages recommandations de Madame Simone Veil, et que la volonté de faire subir aux Français la discrimination positive est malheureusement restée intacte malgré les dénégations publiques. Jugurta l’a très bien compris et nous l’explique dans son dernier commentaire. D’ailleurs, Yazid Sabeg ne s’en est pas caché et a clamé haut et fort : « le Président n’a fermé aucune porte ». Comment expliquer cet entêtement, cette attaque inconsidée contre les fondations de la maison France alors que Madame Veil, une si sage et si grande figure, a parlé ? Je ne me l’explique pas, et je ne parviens même pas à le comprendre, car il est dans la mission constitutionnelle du Président de la République de veiller au respect de la Constitution. Mais une chose est sûre, l’appât des privilèges empêche beaucoup de notables de résister au Président de la République, même lorsque c’est du maintien en vie de la France dont il s’agit. Dans l’entourage du Président se trouvent un certain nombre de personnes qui sont totalement opposées à son entreprise sur ce sujet de la diversité, et pourtant, on ne les entend jamais. Je crois que les Français ne doivent désormais plus compter que sur eux-mêmes pour faire triompher la raison. Je veux vous dire à nouveau que je reçois de nombreux signaux positifs, y compris de la gauche. C’est donc un immense espoir, car cela signifie qu’il nous faut simplement faire prendre conscience aux Français attachés aux principes républicains, quelle que soit leur sensibilité politique, qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne sont pas des marginaux, mais qu'ils sont bien au contraire largement majoritaires. Si nous parvenons à faire sauter les verrous psychologiques, alors plus aucun homme ou femme politique n’osera attenter à l’identité française, pour longtemps. N’oublions pas : « La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble. »

    Catégories : Politique
  • Commission Veil sur le préambule de la Constitution

    Mes chers lecteurs,

    Maintenant que les conclusions de la commission Veil ont été rendues publiques, je souhaitais vous informer que j’ai été auditionnée par cette commission présidée par Madame Simone Veil. Mon audition s’est remarquablement bien passée. J’ai senti en face de moi des personnalités qui portaient en elles le seul vrai amour qui compte pour notre pays ; l’amour désintéressé. Je ne saurais vous transcrire la beauté du regard de Madame Veil ; cette beauté que seule peut conférer la grandeur d’âme.

    Je n’ai pas encore lu le rapport qui devait, comme à toutes les personnes qui ont été auditionnées, m’être adressé par l’Élysée dès aujourd’hui. Dès que je l’aurai en mains, je vous en parlerai. Je n’ai en effet, pour l’instant, accès qu’à des bribes publiées par la presse.

    Comme vous l’aurez déduit de vous-même, le Président de la République a décidé d’aller à l’encontre des recommandations de la commission Veil dont il connaissait le contenu avant qu'il ne soit rendu public. Il a poussé l’affront jusqu’à organiser une conférence en ce sens dans la foulée de la remise du rapport par Madame Veil; de toute évidence, pour que la presse relaie en boucle ses décisions et néglige le rapport Veil. La stratégie a remarquablement bien fonctionné. Souvenez-vous, en comparaison, du battage médiatique dont avait bénéficié le rapport de Jacques Attali !

    Bien entendu, les termes « critère social », «  boursier », ne sont là que pour masquer la discrimination positive, car c’est bien de cela qu’il s’agit ; la nomination de Monsieur Yazid Sabeg, apôtre de ce poison que dénonce Barack Obama, en est une démonstration supplémentaire s’il en fallait encore.

    Ce soir, je veux partager avec vous ma détresse. Je ne veux pas vous cacher que j’ai pleuré en réalisant que les Français étaient orphelins, et qu’ils devaient d’urgence se trouver un père protecteur ou une mère protectrice, ou à défaut se serrer très fort les uns contre les autres en vue de former une véritable digue qui protègera la France !

    Hannah Arendt : « La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble. »

    Catégories : Commission Veil - HCI, Discrimination positive, Politique