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Revue de presse - Page 6

  • CNews : l'Heure des Pros

    Ce matin, j'ai participé à l'émission L'Heure des Pros sur CNews.

    Différents sujets ont été abordés dont la liberté d'expression, les féminicides et l'hymne du rappeur Youssoupha pour les Bleus.

    Je saisis l'occasion de ce billet pour expliciter ma pensée sur la “double peine” car j'y ai dit mon opposition, sans pouvoir développer. Je suis pour la simple peine, à savoir qu'un étranger qui commet certains délits doit immédiatement être expulsé. En effet, pourquoi le garder alors même que la prison représente un coût et que, de surcroît, nous savons qu'elle se mue parfois en un lieu d'apprentissage du banditisme et de la radicalisation ?

    J'ai également évoqué le rôle joué par les mères dans l'éducation de leurs fils, sujet abordé dans mes écrits.

    Concernant la Covid, ce que j'ai trouvé totalement inacceptable, c'est que les jeunes aient été sacrifiés.

    Youssoupha et l'hymne pour les Bleus ? JAMAIS une telle situation n'aurait pu se produire en Algérie ou dans tout autre pays qui se respecte !!! La responsabilité première de ce qui advient est imputable aux élites. Je l'ai redit. Le poisson pourrit par la tête...

    Bien d'autres points ont été abordés, dont le souhait qui avait été le mien de devenir Députée européenne lors des dernières élections. Déjà identifiée au niveau de correspondants au sein des institutions européennes, je pense que j'aurais pu y défendre les sujets qui engagent désormais le devenir de tous les pays européens, sans exception aucune. Tout ce que j'ai écrit depuis le début s'est révélé juste...

     

    Catégories : Revue de presse
  • LES POINTS SUR LES I

    Voici mon intervention dans la nouvelle émission "LES POINTS SUR LES I" de CNews, dimanche 17 avril 2021.

    Je remercie Ivan Rioufol de m'avoir permis de m'exprimer dans une émission qui a bénéficié d'une large audience et a eu un fort retentissement. C'est la première fois qu'une personne reconnaît, comme il l'a fait avec beaucoup de chaleur, s'être inspirée de mes réflexions. L'émission s'est déroulée dans un climat de grande sérénité. Toutes ces dernières années, j'ai le plus souvent été pillée sans même être citée, et lorsque j'étais invitée sur des plateaux télé ou radio, je me suis maintes fois retrouvée en terrain miné, face à plusieurs débatteurs qui tentaient de me faire chuter avec le soutien, même pas masqué, du ou de la journaliste...

    Aujourd'hui, Sonia Mabrouk s'offusque, à juste titre, d'avoir été censurée par l'émission "C à vous" du service public. Bien avant elle, je l'avais déjà été. En décembre 2015, j'ai été déprogrammée au dernier moment des Matins de France Culture de Guillaume Erner. Le journaliste Brice Couturier, qui faisait alors partie de cette matinale, n'en revenait pas. Que s'était-il passé au juste pour que je subisse un tel traitement ? Les attentats du Bataclan venaient de se produire, et un certain nombre de vérités ne devaient manifestement pas être dites aux Français...

     

    Catégories : Revue de presse
  • Énième plan banlieue, Égalité des chances : France info, l'instant politique

    Vendredi 5 février, j'étais l'invitée de France info pour porter la contradiction à la ministre déléguée à la ville, Nadia Hai, élue de Trappes. Il s'agissait d'évoquer le énième "plan banlieues" présenté la semaine précédente par le Premier ministre Jean Castex. Un nouveau plan Borloo, comme l'a d'emblée évoqué le journaliste Gilles Borstein. Encore des milliards et des milliards déversés et qui ne résoudront en rien la crise majeure dans laquelle la société française s'enfonce, désormais à grande vitesse.

    Je m'exprime à partir de 36'12, mais je vous conseille d'écouter toute l'émission car elle est fort instructive, y compris lorsqu'il est question du voilement des petites filles et des femmes. Ce n'est pas un hasard si j'ai écrit que la question du statut de la femme est la plus importante qui soit. C'est elle qui sépare les cultures.

    Propos introductif de Gilles Borstein : "Bonsoir Malika Sorel. Merci d'avoir patienté. Vous êtes essayiste, ancien membre du Haut Conseil à l'Intégration et vous êtes l'auteur d'un livre assez remarqué, Décomposition française chez Fayard, qui a reçu un prix de la Société des Membres de la Légion d'Honneur. Vous avez écouté la ministre présenter son plan mais vous, vous avez le sentiment que le problème des quartiers n'est pas, comme toujours, un problème d'argent. La ministre est en face de vous, expliquez-lui pourquoi".

    Malika Sorel-Sutter : "C'est un plan qui ne donnera strictement rien comme tous les plans ruineux qui se sont succédé. On nage en pleine hypocrisie parce qu'on ne veut pas dire les choses. On parle de mixité sociale. En réalité, ce n'est pas du tout ça. La problématique, c'est la problématique de la mixité culturelle et donc, de l'intégration culturelle".

    Et le plus important, c'est ce qui suit. Lorsqu'à la toute fin du débat, je dis à la ministre déléguée Nadia Hai qu'en Algérie, nous étions 40 par classe et que cela ne posait pas de problème alors qu'en France, le gouvernement en arrive à 12 élèves par classe, elle ne trouve rien d'autre à répondre que : "Oui, mais, Madame,  l'Algérie n'est pas multiculturelle comme la France" et je lui ai répondu : "justement, les Français refuse le multiculturel."

    Nous sommes donc bien - et je l'ai toujours dit et écrit-, confrontés à une problématique de mixité culturelle et non de "mixité sociale" !

    Revoir l'émission

    Pour Information, extrait de mon article publié chez Atlantico : "Quel crédit accorder au Premier ministre quand il annonce vouloir lutter contre les effets dévastateurs du trafic de drogue, ou au ministre de l'Intérieur lorsqu’il évoque l'existence d'une crise de l'autorité et la nécessité de « stopper l’ensauvagement d’une partie de la société » quand on sait que, dans le même temps, la députée de Trappes, nommée au ministère de la ville, a dû démissionner de son mandat électif pour une raison à peine croyable révélée par le Figaro : son suppléant a été mis en examen fin 2019 dans une enquête portant sur un trafic de stupéfiants entre le Maroc et la France. Preuve que le caractère surréaliste de la situation n’a pas échappé au parti présidentiel, le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, a expliqué que cette démission permettait d’“éviter une situation qui aurait pu être embarrassante”, le dit suppléant devant dès lors siéger à l’Assemblée nationale. Qu’une telle situation ait pu se produire sans susciter la moindre réaction de la part des partis politiques d’opposition en dit long sur ce communautarisme allègrement cultivé par les élites alors même qu’elles lui imputent, à raison, la responsabilité de la partition selon le mot de François Hollande, ou du séparatisme selon la formule d’Emmanuel Macron. Des termes différents pour désigner une même réalité, celle d’une décomposition française en marche ou d’une libanisation de la France comme je l’évoquais lors de mon audition par la commission Veil de révision du préambule de la Constitution."

    Catégories : Politique, Revue de presse
  • "Ces deux angles morts majeurs de la loi sur le séparatisme"

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    Malika Sorel-Sutter, prix « Honneur et Patrie » de la Société des membres de la Légion d’Honneur pour « Décomposition française » (Fayard) et ancien membre du Haut Conseil à l’Intégration, analyse les faiblesses du projet de loi sur le « séparatisme ».

    Le projet de loi confortant le respect des principes de la République comporte quelques mesures intéressantes, notamment celles qui ont pour objet un meilleur contrôle des associations. En vérité, la question à l’aune de laquelle doit être jugé le projet de loi confortant les principes de la République est de savoir si son application aurait pu éviter « les tensions observées dans la société française et susceptibles de menacer l’unité de la Nation », selon les termes de l’avis rendu par le Conseil d’État.

    DES ANGLES MORTS

    Or ce projet de loi laisse de côté deux points majeurs qui participent à sculpter les contours du séparatisme. Le premier a trait à la hiérarchie entre la loi des hommes et les commandements religieux dans la gestion des affaires de la cité. C’est là que réside la véritable scission entre les sociétés laïques et celles qui ne le sont pas, et c’est pourquoi le président égyptien Al-Sissi, lors de sa venue en France, a déclaré que « les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines. » L’Égypte, parce qu’elle abrite l’institution Al-Azhar qui rappelle ce qui doit être, occupe un rang particulier aux yeux de la rue musulmane. En France, 57 % des jeunes musulmans pensent que la charia est plus importante que la République (Ifop, nov. 2020). Pourtant, dans ce projet de loi, aucune mention du rôle que les parents doivent jouer. Or nous savons à quel point la période de la toute petite enfance, au travers des liens précoces, joue un rôle déterminant dans le processus d’apprentissage des normes et connaissances.

    Le deuxième point, c’est la perception du corps de la femme dont découle, en bonne part, son statut. Comme l’avait identifié Emmanuel Todd dans Le destin des immigrés, « le statut de la femme, bas ou élevé, est essentiel car il définit en lui-même un aspect de l’existence sur lequel les peuples ne sont guère prêts à transiger ». Nous sommes là au cœur de la problématique de l’identité. Comme le précise le chef de l’État aux Mureaux, où il expose sa stratégie qui « tourne autour de cinq piliers principaux » – allusion manifeste aux cinq piliers de l’Islam –, une série de « dérives se sont produites » de la part d’« agents qui exercent des services délégués par la commune, par le département, par l'État ; et donc qui portent ces signes dans le cadre de leurs missions. » Le projet de loi s’ouvre sur l’extension de l’obligation de neutralité à toute entité chargée de l’exécution d’un service public. L’accompagnement des sorties scolaires par les parents n’étant pas mentionné, il est légitime d’en déduire que ces sorties sortent désormais du cadre du service public de l’Éducation nationale. Il convient donc de les retirer de la scolarité.

    "Dans ce projet de loi, pas un traître mot sur l’immigration, hormis une mention relative aux polygames"

    Dans son discours aux Mureaux, le Président a parlé de la « concentration de populations souvent en fonction de leurs origines, de leurs milieux sociaux. » Aussi, le projet de loi comporte des « dispositions relatives à la mixité sociale dans les logements » pour retirer aux maires certaines prérogatives au profit du gouvernement, habilité à intervenir par ordonnances. C’est le durcissement de la loi SRU de décembre 2000. Comment une telle situation, devenue insoluble, a-t-elle bien pu advenir alors même que les conséquences des flux migratoires sont parfaitement connues depuis 40 ans ? En témoignent les propos de 1981 de Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste. Il évoquait « les charges d’aide sociale nécessaires qui deviennent insupportables pour les budgets des communes », et des « familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes », rendant « difficiles leurs relations avec les Français. » Sa proposition ? « Stopper l’immigration officielle et clandestine. » Or, dans ce projet de loi, pas un traître mot sur l’immigration, hormis une mention relative aux polygames.

    ABANDON DE L'ASSIMILATION

    Reprenant à son compte l’antienne selon laquelle la provenance des fonds qui financent les cultes constitue l’alpha et l’omega, le Président expose son stratagème : renforcer le contrôle des associations à activités cultuelles ayant fait le choix du régime prévu par la loi 1901, afin de les faire « basculer vers le régime prévu par la loi de 1905, à la fois plus avantageuse fiscalement et davantage contrôlée sur les plans des financements venant de l'étranger ». Lorsque les financements seront devenus entièrement locaux, et même en partie publics grâce à d’avantageuses exemptions fiscales, les Français constateront que le problème demeure entier. Le vœu du Président trouve sa traduction dans le titre II du projet de loi. Les dits avantages sont nombreux : pas de droits de mutation sur les donations et legs, exonération de la taxe foncière pour les édifices de culte, forte réduction d’impôt sur les dons des particuliers, possibilité pour l’État et les communes de garantir des emprunts et d’octroyer des baux emphytéotiques au loyer symbolique. À noter qu’un certain nombre de ces libéralités ont été introduites par la loi du 23 juillet 1987 sur le mécénat. Peut-on, en toute honnêteté, persister à parler de « neutralité de l’État » ?

    "Le Président n’en serait pas à parler « séparatisme », si l’État avait respecté le Code civil qui posait l’assimilation comme prérequis à toute attribution de la citoyenneté"

    Comment en est-on arrivé là ? Au fil du temps, les principes fondamentaux de la République sont devenus des variables d’ajustement, l’évolution de la démographie électorale dictant aux politiques leurs actions et décisions. Le Président n’en serait pas à parler « séparatisme » ni, avant lui, François Hollande de « partition », si l’État – hauts fonctionnaires et élites politiques nationales indubitablement associés dans cette affaire – avait respecté le Code civil qui posait l’assimilation comme prérequis à toute attribution de la citoyenneté. Ce projet de loi laissant soigneusement de côté cette clé de voûte de la nation prépare, sans l’ombre d’un doute, une loi stérile.

    En s’amputant de sa capacité à agir dans le respect du seul intérêt général, qui plus est lorsqu’il s’agit de cohésion nationale, les élites se sont dépossédées de l’indispensable légitimité sans laquelle gouverner en démocratie devient impossible. Ernest Renan, dont j’ai souvent cité le brillant discours sur la nation, aura oublié un élément de taille. Pour que le culte des ancêtres soit « de tous le plus légitime », il y faut des conditions : quel « passé héroïque », et quelle « gloire » ?

    Lorsque Marc Bloch proclame « la France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur… j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé… », et mieux encore : « je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux », il définit ce qu’être Français signifie, et trace assurément les lignes du véritable séparatisme, lequel transcende l’ethnie et la race. Dans ce portrait esquissé par Marc Bloch, on serait bien en peine de reconnaître les traits de ceux qui, à l’instar de certaines élites, font le procès de la France, accablent son passé, exigent qu’elle fasse repentance et nourrissent ainsi contre elle, jour après jour, le ressentiment d'une part des enfants de l’immigration.

    Catégories : Éducation - instruction, Identité, Immigration, Insertion - intégration, Politique, Revue de presse