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27 avril 2012

« La gauche contre le réel » d’Élisabeth Lévy

Extrait de la quatrième de couverture : « Mais de tous leurs crimes, le plus grave est de s’obstiner à nommer les choses, même quand elles sont déplaisantes. Ils ne considèrent pas les délinquants comme des victimes et pensent que l’immigration n’est pas seulement une chance pour la France, en particulier pour les derniers arrivés dont elle freine l’intégration, sans parler de l’assimilation. Pour les prêchi-prêcheurs de la “gauche divine” dont parlait Baudrillard, ce refus de repeindre la réalité en rose vaut brevet de crypto-lepénisme : si le peuple pense mal et ne vote pas mieux, c’est parce qu’il a été influencé par ces mauvais coucheurs. Alors les professeurs de vertu dressent la liste des suspects et déclenchent la machine à simplifier, à caricaturer, à dénoncer. Cette alliance de la malveillance et de la niaiserie peut décourager. Ou, au contraire, donner envie de descendre encore dans l’arène pour mener le seul combat qui vaille : celui des idées. »

Et un extrait de La gauche contre le réel : « La liberté, voilà l’ennemi ! Si Voltaire visitait le siècle commençant, il serait estomaqué d’entendre ses héritiers en première ligne réclamer sans relâche que leurs adversaires soient réduits au silence (…) Quelque chose d’autre, dans le climat qui s’est installé dans le débat public, doit nous requérir. Quelque chose qui commence à ressembler à de la peur. En tout cas à de la prudence. C’est vrai mais on ne peut pas le dire. Cette phrase revient fréquemment (…) Que se passe-t-il ? Qu’arrive-t-il ? Que nous arrive-t-il ? (…) Dix ans plus tard, les donneurs de leçons sont toujours là, imperturbables, à peine vieillis. Autour d’eux, le monde est agité de convulsions, mais leurs certitudes sont intactes. Puisque le réel leur déplait, le réel sera frappé d’illégalité (…) Relégués dans des no man’s land qui ne sont ni la ville ni la campagne, en même temps que leurs usines disparaissaient du paysage, ils sont appelés, selon le locuteur, “souchiens”, “beaufs”, “petits blancs” ou “jambon beurre”. Autrefois ils étaient le peuple de gauche. Mais que dire à des électeurs qui, selon une note célèbre de Terra Nova, l’impayable think tank anciennement strauss-kahnien, défendent “le passé et le présent contre le changement” et, plus grave encore, pensent que “la France est de moins en moins la France” ? Rester invisibles, c’est encore ce qu’ils peuvent faire de plus utile. Cette France qui perd ne saurait prétendre incarner la France et encore moins le peuple (…) De proche en proche, l’immigration, le rapport à l’étranger, la notion d’étranger elle-même, en somme tout ce qui se rapporte à la différence et à l’identité, sont interdits de discussion, a fortiori de critique (…) »

Je vous encourage vivement à lire ce livre, et aussi à écouter l’émission de France Culture dans laquelle Élisabeth Lévy a été très récemment invitée. Le terme « invitée » me semble étrange, tant il est en décalage avec la réalité : le tribunal inquisitoire qui s’y est exprimé m’a donné envie de vomir. Ils lui sont tombés dessus à plusieurs pour tenter d’étouffer sa voix en la ridiculisant, en la caricaturant. Heureusement qu’il y avait Brice Couturier, qui tente toujours d’élever le débat.

La France ne va pas crever du fait d’une immigration qui n’aura fait que saisir les opportunités qui lui étaient offertes. Non, elle crèvera du feu roulant d’une partie de ses « élites blanches » qui se sont liguées contre elle depuis trente ans, tentant de réduire au silence tous ceux qui tentaient d’exercer la moindre liberté de pensée et de jugement. Le verbe, relayé sans fin par les médiacrates, a remplacé les armes. C’est pour cela aussi que les Français ont trop tardé à saisir la réalité du drame qui se déroulait pourtant sous leurs yeux. Seul le recul permettra aux historiens de mettre au jour l’intégralité des motivations de ces ligueurs.

10:46 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags: lévy, gauche, immigration |

26 avril 2012

Un épouvantail nommé Pétain

La une du journal l’Humanité juxtapose les photos de Nicolas Sarkozy et du Maréchal Pétain. L’accusation de pétainisme est limpide. La raison de cette ire de l’Humanité ? Nicolas Sarkozy a osé vouloir briser un tabou suprême : le 1er mai appartient à la gauche, et uniquement à la gauche. Que les Français se le disent une fois pour toutes !

Il est intéressant de rappeler qu’en 1981, c’est le leader communiste Georges Marchais qui était accusé de pétainisme par le Parti Socialiste, pour avoir oser évoquer la question du trafic de drogue par des « jeunes » de l’immigration. Eh oui, déjà à cette époque, la vie politique française était prise en otage par les questions d’immigration et d’intégration.

Georges Marchais avait déclaré, dans un meeting tenu en février 1981 à Montigny-lès-Cormeilles, commune du Val-d’Oise, pour soutenir le maire communiste Robert Hue :

« Nous posons les problèmes de l’immigration, ce serait pour utiliser et favoriser le racisme ; nous rechercherions à flatter les plus bas instincts. Nous menons la lutte contre la drogue, ce serait parce que nous ne voulons pas combattre l’alcoolisme apprécié et répandu dans notre clientèle !

Pour la jeunesse, je choisis moi, oui je choisis, l’étude, le sport, la lutte et non la drogue. Alors, comme l’autre jour un dirigeant socialiste, ils crient tous en chœur “pétainisme”. Quelle honte ! Quelle honte ! Quelle idée lamentable se font ces gens-là des travailleurs : bornés, incultes, racistes, alcooliques, brutaux (…) »

10:02 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags: l'humanité, marchais, pétain, sarkozy |

23 avril 2012

La redingote de Napoléon

C’est une très belle exposition que celle qui est actuellement proposée, avec entrée libre, par le musée de la Légion d’honneur qui se situe 2, rue de la Légion d’honneur à Paris (parvis du musée d’Orsay) :

« Du 7 mars au 8 juillet 2012, le musée de la Légion d’honneur retrace dans une exposition événement, l’incroyable aventure de la berline de Napoléon à Waterloo.

Autour du landau en berline de l’empereur, des pièces remarquables ayant appartenu à Napoléon sont présentées : ordres de chevalier, bien sûr, mais aussi des effets plus personnels (chapeau, redingote, chemise, armes), et surtout de très nombreuses pièces d’argenterie signées par Biennais, qui le suivaient toujours dans ses déplacements. Autant de souvenirs qui retracent le mode de vie l’empereur… »

J’ai visité cette remarquable exposition hier après-midi. Ce qui m’a le plus touchée, c’est la fameuse redingote grise que Napoléon semble encore habiter.

Si vous le pouvez, ne ratez pas cette chance unique d’admirer des objets qui sont aujourd’hui, pour la plupart d’entre eux, conservés dans des musées russes et allemands (butin de guerre pris sur le champ de bataille de Waterloo).

18:54 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags: napoléon |

20 avril 2012

Mon vote de dimanche

À défaut de pouvoir voter par franche adhésion, je voterai pour faire barrage à ceux qui portent la responsabilité la plus lourde dans la situation dangereuse où se trouve la France. Responsables directement, mais aussi indirectement ; soit qu’ils aient empêché depuis trente ans tout débat sur des sujets qui touchent à l’identité de la France, soit qu’ils aient manipulé les masses au travers des médiacrates qui sont pour beaucoup des héritiers du « sea, sex and sun ».

Je ne suis pas une adepte de la morale au sens strict du terme, mais je ne supporte pas que tout en sablant le champagne et s’envoyant en l’air, certains n’oublient pas de mettre leur progéniture à l’abri des conséquences de leurs comportements politiques cependant que de plus en plus de Français, eux, en pâtissent.

Qui a des enfants ou des petits-enfants ne peut ignorer les ravages de l’idéologie de la bien-pensance sur l’école de la République. J’en ai longuement parlé dans mes différentes publications. Leur plus grand fait de gloire aura été le torpillage de l’école et l’injonction au métissage culturel, sous la menace de procès en diabolisation.

Je ne peux moralement pas accepter de contribuer à donner les clés de la France à un parti immigrationniste qui a de surcroît décidé de diluer la citoyenneté française dans la citoyenneté-résidence par l’octroi du droit de vote aux étrangers. Un parti qui s’appuie sur des alliés dont l’une s’est illustrée en proposant de supprimer le défilé militaire du 14 juillet, et l’autre fait arborer la cocarde républicaine tout en refusant de voir que la laïcité est bafouée lorsque ce sont des immigrés qui la bafouent ! Le ton de sa voix pour empêcher tout débat fait froid dans le dos.

Nous savons que chaque flux migratoire supplémentaire déversé dans le paquebot France peut le faire chavirer, d’autant qu’une large brèche est déjà ouverte du fait de l’échec de l’intégration des flux précédents. Si le paquebot chavirait, nul ne sait combien de Français réussiraient alors à échapper à la tragédie et regagner la rive pour y reconstruire une France porteuse du legs indivis d’Ernest Renan.

Il y a quelques mois, je pensais pouvoir voter pour Jean-Pierre Chevènement. C’est un homme doté d’une très grande intelligence et d’un amour profond de la France. Je me disais que vu son âge et qu’il n’avait plus grand-chose à prouver, il aurait peut-être le courage de s’élever au-dessus des intérêts partisans pour ne servir que l’intérêt général.

J’ai aussi analysé le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan sur les sujets qui nous préoccupent ici, et cela ne m’a pas satisfaite.

J’ai trouvé que Marine Le Pen était habitée d’un sacré courage, celui qui a déserté bien des hommes et femmes politiques. Mais elle est handicapée par son père et traîne l’histoire de son parti comme un boulet. De plus, je suis convaincue que la société française n’est pas prête à élire une femme. Si Marine Le Pen passait au second tour, ce dernier deviendrait aussitôt une simple formalité pour le Parti Socialiste, comme il l’a été pour Jacques Chirac en 2002. Le vote pour Marine Le Pen viendra renforcer le vote pour le Parti Socialiste. C’est profondément injuste pour elle, mais c’est ainsi. Comme je l’ai toujours écrit, le destin politique des individus m’indiffère ; seul m’importe le destin de la France. Je ne saurais pour ma part contribuer à pousser la France quand elle se trouve au bord du ravin.

Je n’avais pas voté pour lui en 2007. Je l’ai affronté sur bien des sujets. Mais il est aujourd’hui le seul à pouvoir empêcher un parti immigrationniste de faire main basse sur tous les pouvoirs en France. Les socialistes n’instaureront jamais la proportionnelle, qui seule permettrait à tous les citoyens d’être représentés à l’Assemblée Nationale.

Je voterai donc pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour, dans l’espoir qu’il puisse bénéficier d’une dynamique favorable pour le second tour. J’assume pleinement mon vote, qui est un vote mûrement réfléchi, un vote en conscience.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche électoral.

23:51 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (149) | Tags: élection, sarkozy, hollande, ps |