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30 août 2010

Thema sur ARTE

Bonjour à tous,

Le sujet qui nous rassemble n’aura pas quitté la scène médiatique, ni l’esprit des citoyens, durant toutes les vacances d’été.

Demain soir sur ARTE, un excellent reportage de Doc en Stock vous entraînera dans les quartiers dits sensibles pour vous faire découvrir comment les filles y sont perçues. Je participerai au débat qui fera suite.

J’ai également accordé un entretien à l’équipe de Thema et exposé quelques solutions. Je vous en souhaite bonne lecture.

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Message rédigé après l’émission : le reportage initialement programmé, et qui était si instructif, n’a finalement pas été diffusé par Arte. Voici ce qui était mentionné à l’antenne : « En raison des risques encourus par certains protagonistes, nous ne sommes pas en mesure de diffuser le premier documentaire de cette soirée ».

Une personne qui a participé à la réalisation du reportage s’est dite menacée et a complètement « psychoté ». Sa demande d’annulation étant parvenue à la dernière minute, il n’était plus possible à Arte de vérifier la réalité des menaces. Arte a souhaité ne pas prendre le risque de mettre peut-être la vie de quelqu’un en danger.

Le reportage pourrait être diffusé après plus amples vérifications. En attendant de connaître le résultat des investigations de la chaîne, il faut éviter de sur-interpréter ou de tirer des conclusions qui ne seraient finalement pas les bonnes.

22:42 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags: femmes, misogynie, banlieues, arte, thema, doc en stock |

26 juin 2010

Apprendre à penser de nouveau

Je voudrais partager avec vous un article que j’ai bien apprécié. Il est signé Raphaël Rouillé.

Extrait : « Tandis que l’information s’avale plus qu’elle ne se mastique. Alors que les moyens de communication excellent mais que les êtres humains communiquent de moins en moins. Alors, enfin, que le dialogue s’effrite au profit d’un « prêt à penser » qui sauve les apparences et assure les bonnes consciences, la revue Le Débat, du haut de ses trente ans et à contre-courant des préoccupations contemporaines, propose de vrais débats d’idées, s’inscrivant ainsi dans une forme de résistance à la disparition de la pensée.

Les revues ont toujours joué un rôle déterminant dans les débats d’idées. Véritables réceptacles des questions posées par la société, elles ont permis aux penseurs d’exprimer ou de défendre un point de vue à travers une argumentation, favorisant des prises de position des lecteurs ou permettant simplement au monde d’avancer un peu plus par la réflexion. Pour les Sciences humaines, une revue représente une fenêtre ouverte sur le passé, le présent ou l’avenir. Il s’agit d’un moyen de communication privilégié qui donne du sens à nos engagements et aide à déchiffrer les signaux qui jalonnent le monde. Le constat de nombreux intellectuels est que la sphère qui compose la vie de l’esprit tend à diminuer au profit d’un zapping généralisé qui ne fait qu’effleurer toute chose […] »

13:31 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags: le débat, nora, gauchet |

21 juin 2010

Qu'ils quittent la scène, et vite !

Les reportages et les articles de presse qui se sont succédé ces derniers jours nous ont beaucoup appris sur la qualité du vivre-ensemble de cette « équipe » de « joueurs » de football. Les langues se sont enfin déliées, mais il aura fallu attendre, pour cela, la Berezina.

Grossièreté et mauvaise éducation de certains ; mise à l’écart des joueurs bien élevés ; clans formés sur des bases ethniques et culturelles ; hostilité entre les Noirs des Îles et ceux d’Afrique ; maghrébins (dans la bande desquels les observateurs ont placé Ribéry) qui n’apprécient pas le reste du groupe ; cohésion impossible ; rejet de l’autorité de l’entraîneur ; volonté d’autogestion ; refus de s’entraîner… Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Mais ce sont ces mêmes situations que nombre de nos enseignants et chefs d’établissement endurent depuis des années ! Il apparaît aujourd’hui au grand jour que ce problème de cohabitation n’a pas pour origine la dimension économique, comme persiste à le laisser croire au peuple français une partie des « élites »… Rappelons que nous avons ici affaire à des millionnaires.

La Dépêche : « À la veille du match contre le Mexique, Sidney Govou a même reconnu l’existence de clans ethniques au sein de l’équipe de France. Interrogé sur l’existence de tels groupes, le milieu de terrain avait répondu : “Dans la vie de tous les jours, on cherche des affinités, alors en équipe de France aussi. Et quand on cherche des affinités, la couleur c’est la première chose qui vient à l’esprit”.
Yoann Gourcuff, écarté. Le jeune Breton qui évolue à Bordeaux a été la première victime de cet esprit clanique au sein de l’équipe de France. écarté lors du dernier match au profit de Malouda, il serait jugé “trop poli”, trop bien élevé voire trop “beau gosse” ou “gendre idéal” s’exprimant trop calmement… attisant d’autant la jalousie de certains de ses co-équipiers comme Franck Ribéry ou Nicolas Anelka notamment
. »

Le Monde : « il n’est pas compliqué d’observer sur le terrain que cette équipe fonctionne par affinités sélectives, ce qui se traduit par un collectif hétérogène […] Il semble bien qu’il y ait d’un côté les provinciaux, type Lloris, Toulalan, Gourcuff, mais aussi Govou. Puis les gens issus des quartiers dits sensibles, type Ribéry, Anelka et autres. Et enfin les électrons libres comme Malouda, et les anciens, comme Henry ou Squillaci. »

Sud-Ouest : « Équipe de France : derrière l’affaire Anelka, y a-t-il une affaire Zidane ? Alors qu’Anelka fait ses valises, Libération révèle maintenant que Zinédine Zidane, l’ancien meneur de jeu des Bleus aurait orchestré un mouvement des joueurs contre le système de jeu prôné par le sélectionneur Raymond Domenech… »

La citoyenne que je suis ne reconnaît pas le droit de porter les couleurs de la France à des individus qui renvoient, au monde entier, une image épouvantable de notre pays.

La victoire de notre équipe de football au Mondial de 1998 a constitué un grand malheur pour le peuple français. Elle a en effet laissé notre classe politique, et nos élites de manière générale, se leurrer et leurrer le peuple de l’idée que la fraternité black-blanc-beur coulait de source. C’est à dater de cet évènement que s’est largement répandue l’idéologie du métissage, une chance pour la France, qui nous a empêchés de regarder en face, et surtout de traiter, la réalité du terrain. Croisons les doigts pour que cette équipe de foot 2010 quitte la scène au plus vite. Dans le cas contraire, notre personnel politique serait bien capable de s’appuyer sur ces mal-élevés qui ont humilié la France devant le reste du monde, pour nous expliquer que tout va très bien, Madame la marquise… L’espoir de voir ce sujet de la cohabitation traité avec le sérieux qu’il mérite, au regard de ses conséquences, s’éloignerait alors de nouveau.

Rêvons un peu ; peut-être les Chinois vont-ils venir aussi à notre secours ? Les pouvoirs publics et les médias peuvent en effet difficilement les museler, car la Chine doit très probablement observer à la loupe ce qui se passe en France, ce pays dont certains responsables se permettent de venir en Chine donner des leçons de respect des droits de l’homme. Il devient de plus en plus difficile à nos élites mondialisées et mondialistes de défendre que la France est encore la patrie des droits de l’homme, quand ces droits y sont devenus à géométrie variable.

09:24 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags: football, autorité, cohésion nationale, respect |

18 juin 2010

Hommage à Charles de Gaulle, héros national

De Gaulle appartient à toutes et à tous

par Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle
Publié dans le journal le Monde.

Soixante-dix ans déjà. Seuls les plus anciens se souviennent de cet instant où une voix s’adressait à la France. Les manifestations de cette année doivent appeler l’attention des jeunes générations sur cette date qui doit rester dans l’histoire.

Parlant à la BBC ce 18 juin 1940, de Gaulle accomplit là un geste exceptionnel, affirmant que la France vaincue ne doit pas perdre l’honneur et appelant les Français à le suivre.

Certes depuis les victoires sur la Somme, le Général avait pris la décision de poursuivre le combat dans un réduit breton, dans l’Empire si nécessaire. Mais qu’est-il cet ancien sous-secrétaire d’État à la défense apprenant le 16 juin au soir à Bordeaux la démission du gouvernement Reynaud, l’arrivée de Pétain, défaitiste et déjà collaborateur ? Il n’est rien, il est seul.

Pourtant, doté d’une volonté d’autant plus surhumaine que les circonstances sont dramatiques, servi par une intuition qui ne lui fera jamais défaut, il décide de continuer la lutte, regrettant en lui-même que les états-majors l’aient toujours rejeté alors qu’il avait raison. La percée dans les Ardennes des chars de Guderian venait d’en apporter la preuve.

Ce geste de refus, dire “non”, c’est affirmer que l’honneur doit être le seul mobile, que l’homme ne doit s’appuyer que sur ses convictions, même avec intransigeance.

Ce premier discours, cet appel du 18 juin avec le seul soutien de Churchill, va conduire à la France libre, à la Résistance, finalement au 8 mai 1945, la victoire, donc le maintien de notre pays dans l’honneur.

Cette victoire, de Gaulle y croyait. Il le savait. Déjà, fin juin 1940, préconisait-il l’entrée des États-Unis dans le conflit, l’inévitable fin de l’alliance entre Staline et Hitler. Cette force de conviction, ce rejet de toute résignation est la marque fondamentale de l’Appel.

C’est un geste révolutionnaire, c’est la certitude de ne voir qu’espérance dans l’avenir, c’est le sursaut de Valmy, quel que soit le lourd tribut, même en vies humaines, comme ce fut hélas le cas en France, en Libye, en Tunisie, en Italie et ce jusqu’en Allemagne.

IL ÉTAIT PROFONDÉMENT RÉPUBLICAIN

Il est sans doute encore des nostalgiques de Vichy, même quelques historiens pour nous dire qu’en 1940 de Gaulle n’avait aucune légitimité, ou encore quelques enseignants pour refuser l’étude des Mémoires de Guerre. Mais cette légitimité, ne l’a-t-il pas gagnée avec le refus de la défaite, de l’armistice, de la trahison et par cette épopée que conduiront aussi bien Leclerc, de Lattre que Moulin, jusqu’à être reconnu par l’ensemble des nations opposées au nazisme ?

Seul, en effet, il ne l’était plus au lendemain du 18 juin ; il avait su rassembler sous la croix de Lorraine tous les volontaires épris de liberté. Cohorte au début, ses tous premiers compagnons qui surent comme lui dire “non” et le rejoignirent à Londres, bientôt véritable armée dont l’héroïsme, de Koufra à Strasbourg, conduira notre pays à la signature de la fin du conflit à Berlin aux côtés des Alliés.

Laissons ceux qui, tout en reconnaissant l’intervention de Londres comme élément essentiel de l’Histoire, rejettent cependant l’écrivain des Mémoires de Guerre alors qu’il est en réalité l’un des grands auteurs classiques, un mémorialiste soucieux avant tout de la langue, de la phrase la plus élaborée pour ne dire que l’essentiel.

Ce que je retiens de cet appel c’est avant tout l’espérance, dans la volonté de ne jamais renoncer quelles que soient les difficultés présentes. Et l’exemple du Général est bien de ne jamais perdre espoir dans la fidélité à ses seules convictions, même si l’on est seul.

Puissent les jeunes générations retenir cet exemple.

Puissent ceux qui ont des responsabilités et particulièrement les hommes politiques ne voir dans leurs décisions que l’intérêt général, celui des valeurs de la République, puissent-ils toujours faire preuve d’indépendance, et savoir eux aussi dire “non”.

De Gaulle appartient à toutes et à tous ; entré dans l’histoire, il a démontré combien l’honneur était le seul idéal, combien la liberté devait être défendue envers et contre tout. Il était profondément républicain.

Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle

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Il est 18 heures, le Général de Gaulle arrive dans les locaux de la BBC pour enregistrer l’appel du 18 juin. Un technicien de la radio lui demande de dire quelques mots pour procéder à un essai de voix. De Gaulle répond : “la France”.

En ce jour anniversaire de l’appel du 18 juin, ayons également une pensée pour Sir Winston Leonard Spencer-Churchill, qui a joué un très grand rôle en reconnaissant le Général de Gaulle : “Vous êtes seul ? Eh bien, je vous reconnais tout seul !”, lui lança-t-il le 27 juin 1940.

00:00 Écrit par Malika SOREL | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags: de gaulle |